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Pourquoi l'infirmière n'a-t-elle pas mis de gants ?

Cet article fait partie du dossier:

Formation en ifsi

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Héloïse, étudiante en soins infirmiers à Saint-Etienne, nous livre une analyse de situation vécue lors de son premier stage ; une situation d'hygiène observée au sein d'un service hospitalier de cardiologie et pneumologie  Son questionnement est le suivant : pourquoi l'infirmière n'a-t-elle pas mis de gants pour réaliser cette prise de sang chez une patiente en isolement protecteur ? Elle nous raconte cette observation qui a mis à l'épreuve ses connaissances théoriques.

L'étonnement ou comment des étudiants en soins infirmiers racontent leurs premiers questionnements en stage

Formatrices dans un institut de formation en soins infirmiers Croix-Rouge à Saint-Etienne, Yamina Lefevre et Zohra Messaoudi ont demandé à leurs étudiants de 1ere année, dans le cadre de l'unité d'enseignement Hygiène et infectiologie (UE 2.10) de réaliser une analyse de situation à partir d'un étonnement vécu lors de leur premier stage. Dans la continuité des trois premiers textes que nous avons publiés en 2015 textes jugés parmi les plus pertinents par leurs enseignantes, puis d'une nouvelle série déployée en 2016.

En 2017, de nouveaux étonnements s'offrent à nous comme celui de Noémie, de Charles, de Simon, d'Audrey  et maintenant d'Héloïse... Merci pour ce partage, il serait en effet dommage que ces riches réflexions de profanes restent anecdotiques.

Description de la situation

Prise de sang

Gants, pas gants, entre la théorie et la pratique, il y a parfois des différences qu'il faut savoir analyser et parfois critiquer...

J'ai réalisé mon premier stage à l’hôpital, en service de cardiologie et pneumologie qui comportait dix chambres individuelles et neuf chambres à deux lits. L'équipe paramédicale étaitconstituée de huit infirmières et de six aides-soignantes de jour. Quant à l'équipe médicale, elle était composée du chef de service, d'un pneumologue et de trois cardiologues. Les admissions se pratiquaient par le service d'urgence, par entrée directe du domicile ou encore par mutation d'autres...

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Commentaires (3)

CathIDE

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2 commentaires

#3

@binoute1

Je confirme !!!
Les gants non stériles ne servent QU'à protéger le soignants. Je vous invitent à faire des prélèvements ds une boite de gants et de faire des prélèvements sur des mains désinfectées au SHA, l'expérience est très intéressante !
Par contre, je ne dis pas de ne pas mettre de gants. Pour une prise de sang, il est recommandé de mettre des gants non stériles pour protéger le soignant des risques d'AES (dans le cadre des précautions standard) mais il ne limite pas le risque infectieux lié au manuportage.
Si vous avez des recommandations ou textes officiels démontrant que l'utilisation des gants non stériles limite le manuportage, je serais intéressée. Moi je m'appuie sur les textes publiés par la SF2H ou encore les CCLIN...
Cordialement

binoute1

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590 commentaires

#2

@cathIDE

"Ensuite, il faut savoir que les gants non stériles ne protège JAMAIS le patient, ils ne sont là QUE et UNIQUEMENT pour protéger le soignant des liquides biologiques et donc pour la prévention des AES. " pardon ?? et protéger le patient en limitant le manuportage , non ? soit vous avez loupé un cours, soit votre DU n'est pas assez clair...

Sinon, @tous, pourquoi en EFS les préléveur ne portant jamais de gants ?

CathIDE

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2 commentaires

#1

ATTENTION !!

Bonjour, en tant qu'IDE avec un DU en hygiène hospitalière je me permet de répondre.
Tout d'abord, que de jugements ! (et c'est bien dommage) peut-être que de demander à l'IDE en poste pourquoi elle a agit comme ça aurait permis de comprendre la situation.
Ensuite, il faut savoir que les gants non stériles ne protège JAMAIS le patient, ils ne sont là QUE et UNIQUEMENT pour protéger le soignant des liquides biologiques et donc pour la prévention des AES. D'ailleurs si vous voulez faire un prélèvement dans une boîte de gants non stériles vous trouverez une multitude de colonies plutôt sympathiques ! Des mains désinfectées avec du gel hydre-alcooliques (si la friction est faite correctement) seront toujours plus propres que des mains avec des gants non stériles !
Enfin, dans le cas d'un isolement protecteur, les recommandations viennent de changer (novembre 2016) il est distingué plusieurs niveaux d'immunodepression et donc de précautions. Mais si on veut protéger le patient des risques d'IAS et le soignants des risques d'AES, alors, des gants stériles sont la seule manière il me semble. (Je n'ai pas encore en tête les nouvelles recommandations qui sont accessibles sur le site de la SF2H).
Cordialement
Catherine