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Formation en IFSI : ce qui va changer

Cet article fait partie du dossier :

Formation en ifsi

Un arrêté réformant certains points de la formation initiale d'infirmier, en particulier l'évaluation des étudiants lors des stages, est paru le 2 octobre 2014 au Journal officiel.

L'arrêté réformant partiellement la formation initiale d'infirmier a été publié.

Ce texte modifie l'arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d'Etat d'infirmier, qui avait réformé la formation et qui a déjà connu plusieurs aménagements.

Un groupe de travail sur les stages des étudiants infirmiers, réuni entre octobre 2013 et juin 2014, a mis en évidence les difficultés d'utilisation du portfolio servant à évaluer la progression de l'étudiant et la disparité des modalités d'évaluation et de validation des stages, indiquait la fiche de présentation qui accompagnait le projet d'arrêté lors de son examen par le Haut conseil des professions paramédicales (HCPP) le 9 juillet.

Le nouveau texte modifie quatre articles de l'arrêté (55, 56, 57 et 61) afin de fonder l'évaluation et la validation des stages sur la progression de l'étudiant dans son parcours de professionnalisation et l'acquisition des compétences infirmières à travers les situations rencontrées et les activités réalisées, selon cette fiche.

L'annexe concernant le portfolio de l'étudiant est remaniée, selon les axes suivants :

  • simplification des fiches d'évaluation des compétences par stage ;
  • évolution de la fiche relative aux objectifs de stage ;
  • introduction d'une fiche de bilan intermédiaire et d'une fiche de synthèse d'acquisition des compétences ;
  • suppression de la liste d'actes et techniques de soins à mettre en oeuvre par l'étudiant, remplacée par une fiche d'activités ;
  • évolution de la fiche d'analyse de situation ;
  • clarification des objectifs du portfolio et des éléments du guide d'utilisation.

Le nouvel arrêté apporte également des évolutions au référentiel de formation. La simulation en santé (avec un mannequin, en réalité virtuelle, etc.) est introduite parmi les modalités pédagogiques. Des précisions sont apportées concernant le rôle du formateur de l'Institut de formation en soins infirmiers (Ifsi) référent de stage, l'attribution des crédits entre les stages d'un même semestre, et les jours fériés en stage. Le texte ouvre la possibilité d'un stage unique au semestre 6, notamment pour favoriser les échanges européens. L'arrêté indique que la nouvelle version du portfolio s'applique pour les étudiants qui en entrent en première année et en deuxième année de formation à compter de la rentrée de février 2015.

(Journal officiel, jeudi 2 octobre, texte 28)

Précisions de la Fédération Nationale des Étudiants en Soins Infirmiers (FNESI)

Les ESI seront évalués en stage sur leurs compétences, en tenant compte de leur progression durant leur parcours clinique. Au programme : bilan de mi stage réaffirmé, suppression de la validation des actes et activités de soins dissociées de l'acquisition des compétences. L'évaluation du stage se fonde donc bel et bien, comme le rappelle ce texte, sur la progression au cours du stage dans le développement de ses compétences, au travers des situations rencontrées et de la mise en œuvre des activités de soins.

De plus, a été introduite dans la formation la notion de simulation en santé qui, comme le précise le texte est une méthode pédagogique active et innovante, basée sur l'apprentissage expérientiel et la pratique réflexive.

• Pour en savoir plus : fnesi.org

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Commentaires (10)

Vieux con

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#10

Courage les jeunes !

D.E. de 88, j'ai vu l'évolution de la formation, ses tergiversations, ses errements et ses erreurs. Déjà à mon époque, jeunes "élèves", nous pestions après notre cursus...
En ces temps reculés (1985-1988...), c'était : 33 mois de formation, 5 semaines de repos en été, et perso 13 stages hospitaliers dans des services différents (CHU Nancy), soit la moitié du temps des études.
IDEL depuis 1993 (aucune toilette, que des soins techniques, j'ai l'occasion de transmettre à 2-3 stagiaires par an.
Ne comparons pas de manière simpliste.
Certes, les étudiants d'aujourd'hui sont plus sollicités en terme d'autonomie pour leurs études, mais pas en stage.
Certes les étudiants d'aujourd'hui ne sont pas nuls, c'est juste qu'on ne leur apprend pas ce qu'ils attendent : soigner, réaliser des actes concrets, toucher de la viande... Ils passent beaucoup trop de temps dans des exercices de style, à appliquer des théories fumeuses. Et on ne leur donne pas les moyens pratiques, avec trop peu de stages en services actifs, trop peu diversifiés.
Les jeunes, je les vois arriver : techniquement, vraiment pas top du tout : trop peu de stages. Mais ils suffit de les prendre en charge, de leur faire pratiquer, de leur donner nos petits "trucs", et au final, ils repartent bien plus compétents techniquement. Ce n'est pas un problème de nul ou pas, c'est un problème d'opportunité d'apprentissage.
Alors, jeunes étudiants : bouffez de la technique autant que possible pendant vos études. Allez-y, montrez votre degré d'autonomie et allez au devant des actes. N'attendez pas qu'ils se présentent à vous, sinon vous risquez de finir en ayant jamais posé une sonde urinaire à un homme, ou une perf. Arriver en 3ème année et ne pas savoir faire un prélèvement sanguin, ça questionne. Et rassurez-vous, je n'étais pas meilleur que vous, simplement, j'ai eu une autre formation, à l'issue de laquelle nous étions techniquement mieux préparés. Mais nous passions moins de temps sur les grandes théories du soin...

aure13700

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#9

Une honte

Ah si ils sont bien meilleurs que nous puisqu'on apprend presque rien. C'est franchement pas suffisant !!! Encore si en stage on pouvait apprendre le problème c'est qu'on ne fait plus de stage en service !
En 2 ans sur 35 semaines j'ai seulement 10 semaines en service hospitalier et encore ce sont des services particuliers. Vous trouvez ça normal ?
On la fait remonte. On a pas assez de pratique. On nous a proposé de se faire former en salle de TP en dehors de notre planning par nos propres collègues de formation !

*Lau(gh)*

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#8

C'est vraiment n'importe quoi..

A tous les infirmiers de l'ancienne génération disant que ceux d'aujourd'hui sont tous nuls STOP! Vous n'êtes pas meilleurs que nous, il faut arrêter un peu, la formation est différente certes mais au final, si on bosse, on est de très bons infirmiers nous aussi. Dans cette formation, on est plus autonome que vous et on nous demande plus de réflexion. Après, on a des cours d'anatomie, de physiologie, de pathologie aussi. On a moins de stages, c'est le point noir de notre formation, ok mais on est tous aussi bons, arrêter de vous bloquer parce que, de base, vous jugez, sans nous connaitre, qu'on est nuls!

NOMADIDE

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#7

nul

ce nouveau diplôme est nul, les étudiants sont nuls, ils "bachotes" pendant 3 ans et a la fin ils ne savent rien et ils ne savent rien faire!!!
je suis désolée mais mon commentaire est en adéquation avec les pensées de l'ensemble de mes collègues !

aurore972

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#6

incompréhension

ya t-il quelqun qui pourrait m'expliquer ce qui va changer au final car je ne comprend vraiment plus rien
si tout se passe bien je passe en deuxieme annee en fevrier donc je suis concernée mais je comprends pas ce qu'ils vont changer meme dans ce texte c'est pas compréhensible

aure13700

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#5

une catastrophe

oui cette formation est une veritable catastrophe. c est que lorsqu on lit les intitules des unites d enseignement ça fait bien, mais le contenu est nul, c est dans 80 % des cas inutiles. on nous demande de bosser a cote, le soucis c est qu il faut apprendre les nullites qu ils nous enseignent (il y a beaucoup de philosophie de concepts avec cette formation), et nous former nous meme. le soucis avec ça c est que nous devons nous meme trouver l info (donc il se peut que nous tombions des erreurs sans nous en rendre compte) les apprendre mais nous n aurons aucun moyen de savoir si oui ou non nous avons bien compris puisqu il n y aura aucun exam... en fin si, le jour ou je serai ide...
enfin, si je commence à vous raconter toutes les aberrations de cette reforme, j en ai pour plusieurs jours....

aeon

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#4

portfolio à brûler

De toute le portfolio est une vraie merde. c'est abscons, c'est bordélique, c'est de la branlette de mouches. Faut savoir rester simple pour qu'il soit un outil compréhensible de tous. Jargonner est une pratique de faible d'esprit qui se cache derrière un langage volontairement incompréhensible qui masque mal l'incompétence.
la feuille comme elle l'était avant était simple, et une note était compréhensible par tous. Mais, après tout, pourquoi faire simple ? Pour réserver la compréhension aux experts en concepts venteux ? Les concepteurs de ce portfolio ne peuvent pas être des soignants et prétendent nous évaluer. Pff, pitoyable.

nivaleti

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#3

Hallucinant !!

"de toute facon, d apres mon ifsi, la technique n a pas trop d importance..."

Non mais je rêve là !!! Et ben ça va être beau une fois en poste dans les services !!

aure13700

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#2

de pire en pire !

on est plus oblige de valider les actes et techniques de soins infirmiers...
de toute facon, d apres mon ifsi, la technique n a pas trop d importance...

moutarde

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#1

KDO

Je propose de le donner comme ça on fera des économies ☺

hartamann