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TFE – Quelle alliance thérapeutique avec un patient alcoolique ?

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En juin 2017, Chloé Hubert, alors étudiante en soins infirmiers à l'Institut de Formation en Soins Infirmiers du centre hospitalier René Dubos, à Pontoise - promotion 2014-2017 - a soutenu avec succès son travail de fin d'études sur la thématique suivante : « En quoi l'authenticité du soignant est-elle importante dans la relation soignant/soigné dans le cadre d'une alliance thérapeutique chez un patient atteint d'addiction alcoolique ? » Elle souhaite aujourd’hui le partager avec la communauté d’Infirmiers.com et nous l'en remercions.

patient alcoolisme

"Au vu des échanges s'avérant infructueux avec Mr B, j'ai tenté une approche qui n'était plus soignant/soigné, mais d'avantage d'humain à humain".

Voilà comment Chloé nous explique le choix de sa question de recherche. « Ma situation d'appel se déroule le 15 avril 2016, lors de mon dernier jour de la semaine d'observation que j'ai passé aux Urgences Psychiatriques adultes. Il s'agit de Mr B., un patient hospitalisé dans le service d'Urgences Psychiatriques depuis le 15 avril 2016 présentant une addiction alcoolique. Mr B est hospitalisé pour dégrisement dans ce service après une rupture de son contrat de soins avec l'Unité d'Hospitalisation Médico- Psychologique suite à une alcoolisation massive durant la nuit du 14 au 15 avril 2016. Mr B. doit quitter le service dès amélioration de son état. Agé d'une trentaine d'année, d'origine française, il est marié en instance de divorce. C'est l'optique de ce divorce qui l'a incité à demander son hospitalisation à l'UHMP. Il est chef cuisinier mais a cessé d'exercer depuis son hospitalisation.

Son entourage professionnel n'est pas au courant de sa situation de santé. Mr B est également fumeur régulier. Depuis le début de son hospitalisation, il est revenu plusieurs fois alcoolisé à l'UHMP. Ces écarts ont été tolérés par l'équipe soignante jusqu'à la dernière alcoolisation massive de la nuit du 14 au 15 avril. Les infirmières - qui le connaissaient bien - n'échangeaient que très peu avec lui et me recommandaient de ne pas m'attarder sur son cas. Mr B présentait une hypertension suite à son alcoolisation et au tabac qu'il demandait toutes les demi-heures. Il ne mangeait pas et buvait très peu malgré nos conseils.

Lors du suivi régulier de l'évolution de sa tension, j'ai essayé d'échanger avec Mr B. Tout d'abord, mon comportement et mon langage ont été très professionnels, avec une insistance prononcée sur les dangers de l'alcool à court et à long terme ainsi que sur l'importance de respecter son contrat de soin. Mr B se montrait distant et peu réceptif, à tel point qu'il semblait refuser mon contact et toute conversation quelle qu'elle soit. Au vu des échanges s'avérant infructueux, j'ai tenté une...

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