Forum : Profession infirmière (IDE)

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Messagepar sev74 » 20 Sep 2009 21:02

Désolé mais je ne connais personne qui travaille en psychiatrie et je ne sais pas si la spécialité existe ici au québec.
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Messagepar baboulinette » 26 Sep 2009 16:34

bonjour, je suis arrivée il ya 1 semaine pour travailler comme Infirmière a Montréal. Mon inquiétude se base sur le niveau de vie d une infirmière. Les gens que je connais sur Montréal me disent que le salaire est très bon (pour le moment je suis a 21, 49 brut de l'heure et il manque 2 ans d'expériences qui devraient être comptabilisées d'ici peu. Mon conjoint viens me rejoindre. J'ai visité beaucoup d'appartement vers l'hôpital ou je travaille qui n'étaient pas chers mais pas de coup de cœur. j'ai eu des coups de cœur mais sur des appartement situe en centre ville pas cher pour l'endroit d'après mes amis (15à dollars de plus que ceux moins centraux). Je ne sais pas jusqu'à combien je peux mettre avec mon salaire dans un loyer sachant que mon ami aura surement au départ un salaire bas (il a un bac +5 en France). Je ne suis pas très a l'aise de parler d'argent mais je ne veux pas voir trop gros et me retrouver dans l'embarras dans quelques mois.J'arrive de paris et tout me semble si peut cher. Si vous pouvez me faire part de vos expériences j'en serait ravie. en plus je serai rassurée de discuter avec d'autre ayant fait comme moi, car le stress est au plus haut a 1 mois du début de mon contrat. je suis preneuse de tous renseignements et pas seulement sur les finances bien entendu . Merci :D
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Messagepar Luna69 » 01 Nov 2009 18:56

Je suis actuellement élève infirmière en début de troisième, et dernière, année à Lyon, en France. J'ai pour projet professionnel, suite à l'obtention de mon diplôme d'état en décembre 2010, de venir travailler en tant qu'infirmière dans votre région dès février 2011.
Toutefois, je n'envisage de résider au Canada que 6 mois.

J'ai déjà parcourus plusieurs sites web concernant l'équivalence de mon diplôme au Québec et les conditions requises pour exercer la profession d'infirmière.
Ainsi, j'ai appris que pour venir travailler 6 mois, il me faut un permis de travail temporaire, que pour cette durée, je ne suis pas obligée d'obtenir l'examen de l'ordre. Dans ces conditions, je serai considérée comme "CEPI".

Cependant, mes doutes persistent quant à mon manque d'expérience (2 à 3 mois, sans compter mes stages effectués pendant mes études), et le court laps de temps entre l'obtention de mon diplôme et la date souhaitée de mon arrivée pour effectuer les démarches administratives.
Ceci peut-il nuire à mon projet ?

Sur ces considérations, m'est-il possible d'entamer ces démarches sans avoir mon diplôme afin de pouvoir partir en février 2011 ?
Auprès de quels organismes dois-je me tourner pour obtenir un droit de travail ?
Puis-je commencer à contacter les hôpitaux de Montréal sans avoir l'assurance d'obtenir mon permis de travail ?
J'ai lu que certains hôpitaux s'occupaient de toute la partie administrative (permis de travail, adhésion à l'ordre,...), est-ce possible dans mon cas ?
Concernant l'ordre, j'ai lu qu'il fallait dans tous les cas effectuer un stage d'un mois, peut-il se faire dans l'hôpital qui m'aura embauchée ?

Merci :chine:
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Messagepar mouche40 » 08 Nov 2009 23:09

bonjour,

voilà j'ai signé un contrat avec recrutement santé québec pour travailler dans un hopital à Montreal mais après m'être renseignée il s'avère qu'il y a un gros potentiel de gérontologie et je ne veux plus faire de gérontologie !!

je voulais savoir si certains avait rompu le contrat signé avant même d'avoir reçu le contrat final de la part de l'hopital ?

comment recrutement santé québec (qui est très fort pour recruter mais pas pour expliquer, et ils orientent là où ILS veulent) l'a-t-il pris ?

j'espère que vous pourrez me répondre car là je panique un peu de devoir travailler dans un hopital qui ne me plait pas du tout !!

merci
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Messagepar LauretteM » 15 Mar 2010 11:39

Bonjour,

Je suis journaliste et je prépare un article sur l'expatriation des infirmières au Québec.

Pour mon sujet, je suis à la recherche d'infirmières (ou infirmiers) françaises étant parties au Québec pour exercer leur métier et étant ensuite revenues en France.

J'aimerais savoir, entre autres, pourquoi vous êtes parties au Québec, les démarches que vous avez dû faire pour pouvoir exercer au Québec, la différence entre la pratique française et la pratique québécoise du métier d'infirmière,et pourquoi vous avez décidé de revenir en France.

Merci par avance pour vos réponses.

Laure Martin
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Messagepar elhombredelamancha » 15 Mar 2010 16:19

bonjour
et encore une journaliste qui cherche un angle original pour parler de la profession :lol:
savez vous que pour peu que vous vous donniez la peine d y regarder de pres , le quotidien des ide ici bas dans notre belle gaule natale est aussi drole/emouvant/triste/kafkaien/trash/brutal qu ailleurs...
tic tac tic tac tic tac...adieu ONI nous ne te regretterons pas ^^
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Messagepar antochrit » 15 Mar 2010 18:31

Si il y en a encore qui y partent c'est qu'ils sont maso!
il n'y a qu'à consulter le site de l'oIIQ et on a une petite idée de ce que notre ordre voudrait nous faire subir.
Alors je pense que si certains sont partis ils sont vite revenus(et je crois en avoir vu ici)
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Messagepar piloupilou » 15 Mar 2010 20:34

Une copine IDE est partie au Québec,par rapport a son (maintenant)mari.Elle n'a pas pu travailler comme IDE,il fallait qu'ellle compléte sa formation durant 6mois la-bas,du coup elle a bossé comme AS,puis est revenue en France car elle perdait trop la main au niveau des SI,et finalement au vu des difficultés rencontrées elle est de retour a priori définitivement en France.
J'ai rencontré de nombreux IDE partis eux en Suisse,et malgré les salires plus qu'alléchants sont revenus:mépris des Suisses,loyers exorbitants a la frpontiére et environ 1h30 pour passer la frontiére,droit du travail un peu particulier la-bas apparemment,temps de travail supérieur a nos 35h(42h je crois),moins de CA,conditions de travail pas terribles...
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Messagepar leti_84 » 12 Avr 2010 16:46

bonjour,

Je ne sais pas si c'est trop tard, mais moi je vis et travaille en tant qu'infirmiere en ce moment a Montreal!Je compte peut etre rentre d'ici la fin de l'année 2010,si je n'obtiens pas l'examen de permis d'exercice de l'ordre,car je ne compte pas repasser cet exam debile(dsl ça m'a echappée)!bref si jamais vous avez des questions pas de problemes pour y repondre!
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Messagepar Norma Colle » 12 Avr 2010 23:42

leti_84 a écrit :bonjour,

Je ne sais pas si c'est trop tard, mais moi je vis et travaille en tant qu'infirmiere en ce moment a Montreal!Je compte peut etre rentre d'ici la fin de l'année 2010,si je n'obtiens pas l'examen de permis d'exercice de l'ordre,car je ne compte pas repasser cet exam debile(dsl ça m'a echappée)!bref si jamais vous avez des questions pas de problemes pour y repondre!


Raconte-nous comment tu vis ton métier au Québec...c'est toujours très instructif. Que pensent entre autre tes con soeurs de l'ordre???
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Messagepar Norma Colle » 29 Avr 2010 17:38

http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe ... _pro.phtml


Rien ne va plus entre les infirmières et le gouvernement… québécois
Publié le 29/04/2010

Québec, le jeudi 29 avril 2010 – Dans les établissements hospitaliers publics québécois, quand s’achève le « quart » de travail de nuit, des petites réunions improvisées ont lieu dans les couloirs. Plusieurs infirmières discutent pour savoir laquelle d’entre elles demeurera pour pallier les pénuries d’effectifs. Les conversations sont souvent tendues. « Ce n’est vraiment pas facile les 15 ou 20 minutes où on doit décider qui doit rester. Des fois, on a des filles qui pleurent. Si tu t’en vas, c’est ton équipe qui va en subir les conséquences et le lendemain, il faut retravailler avec ces gens-là. C’est un éternel combat», soulignait ainsi récemment Jérôme Rousseau, président du Syndicat des professionnels en soins de l’Hôpital Laval (Québec). Les larmes de celles forcées de rester plusieurs heures encore à leur poste sont également évoquées par Nancy Bédard de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ). « Je vois des infirmières pleurer, on n’a plus de vie » commente-t-elle régulièrement sur les médias canadiens, expliquant comment après la garde de nuit, certaines doivent rester en poste « jusqu’en après midi, avant de reprendre leur quart de travail à minuit ». « Après 40 heures de travail, on est fatiguées, brûlées. Quand on t’oblige à rester, c’est comme une claque dans la face. C’est dur pour le moral de dormir trois heures et de retourner travailler le lendemain. Ça peut être un danger de faire des erreurs. Là, on dit que c’est assez », racontait également Sarah Pageau, infirmière en chirurgie cardiaque. Tenues de se soumettre au temps supplémentaire obligatoire, les infirmières doivent ainsi parfois cumuler « 16 heures, voire 24 heures dans une journée », indiquait Régine Laurent, présidente de la FIQ. C’est la pénurie de professionnelles ou plus certainement leur abandon de la profession et leur fuite vers le privé qui est à l’origine de cette situation. Aujourd’hui, les organisations représentant les infirmières québécoises estiment qu’un nombre croissant d’entre elles quitteront les établissements publics si aucune mesure d’envergure n’est prise. Il en va de la survie du réseau public, assurent beaucoup d’entre elles, confortées dans leur position par la crise actuelle des services d’urgences.
Refus total de réaménager le temps de travail de la part du gouvernement

L’arrivée à échéance des conventions collectives des travailleurs du secteur public en mars est apparue comme l’occasion idéale de faire changer les choses. Les infirmières ont défendu des revendications très précises : elles souhaitent que toutes les infirmières bénéficient de postes à temps plein, basés sur des semaines de travail de quatre jours à horaires allongés afin de réduire les heures supplémentaires obligatoires. Elles préconisent également l’intégration des employées issues des agences privées, de plus en plus nombreuses dans les hôpitaux publics, ce qui crée une multiplication des statuts. Cependant, le gouvernement s’est totalement opposé à toute idée de réaménagement du temps de travail. Aussi, les négociations sont-elles suspendues depuis le 31 mars. Les actions se sont multipliées de la part des infirmières qui tous les mercredi arborent en lieu et place de leurs blouses blanches des vêtements noirs, tandis que différentes manifestations ont eu lieu lundi et qu’une grève générale pourrait être menée en septembre. Fortes de leur soutien à 80 % de la population, les infirmières veulent croire à la réussite de leurs mouvements.
Travailler plus pour gagner beaucoup plus

Certains éléments révélés ces dernières semaines par la presse pourraient cependant égratigner la forte confiance dont bénéficient effectivement les infirmières. Plusieurs journaux ont en effet révélé comment les heures supplémentaires (volontaires) avaient permis à quelques infirmières d’engranger des rémunérations dépassant 160 000 dollars canadiens (soit près de 120 000 euros) l’an dernier. Face à ces professionnelles qui réalisent plus de 20 heures supplémentaires par semaine, les syndicats et l’Ordre se montrent réservés. « Ce sont des gens qui n’ont pas de vie à l'extérieur du travail » a ainsi commenté, Elisabeth Leduc, présidente du syndicat des infirmières, « inhalothérapeutes » et infirmières auxiliaires du Centre de santé et de services sociaux de Gatineau où 14 infirmières ont gagné plus de 100 000 dollars l’année dernière soit trois fois plus qu’en 2005-2006. « On ne recommande pas à nos infirmières de faire du temps supplémentaire à tour de bras comme ça, mais à chacun son seuil de tolérance. Le danger c'est d'en faire trop et de devenir très fatigué. Il faut toutefois être reconnaissant envers ces gens-là qui permettent de diminuer le temps supplémentaire obligatoire pour les autres infirmières » a-t-elle ajouté.


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Messagepar antochrit » 29 Avr 2010 18:31

Ah la belle vie professionnelle que l'on a au Québec grâce à l'ordre :lol:
Mais ne vous inquiétez pas, vous aurez bientôt la même en France...pas besoin de payer le billet d'avion :D
Notre très chère (coûteuse) présidente, n'ayant que rarement des idées personnelles, pioche en permanence du coté des cousins outre atlantique.
En fait c'est un mal français. Nous sommes tellement persuadés d'être supérieurs à tout le monde, que quand on veut prendre leurs idées, même si celles ci se sont avérées être des conneries monstrueuses...c'est pas grave..on y va quand même.
On aime beaucoup réinventer la roue en France :lol: :lol: :lol:

Les diagnostics infirmiers par exemple...le canada s'en mordait les doigts et nous on les importait
l'ordre infirmier...il fout la merde là-bas depuis près d'un siècle....et nous, il paraîtrait (c'est ce qui se prétend dans les milieux autorisés) que nous en voudrions un aussi!!!
C'est vrai qu'il paraît qu'un homme de grande taille a dit un jour que les français étaient des veaux, je pense, moi qu'ils sont pires! Rien de plus con qu'un mouton et nous en sommes un vrai troupeau
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Messagepar mouche40 » 29 Avr 2010 23:26

Il faut faire une différence entre les hôpitaux anglophones et francophones à Montréal car la gestion est très différente !

Pour ma part, je travaillle au Jewish Hospital qui est anglophone et on ne nous oblige pas à rester après notre quart. Certaines veulent rester pour cumuler des heures et donc s'arranger avec leur planning. L'infirmière en charge demande qui veut rester et il y en a toujours une qui est d'accord comme ça elle ne vient pas le lendemain par exemple.
Il m'est déjà arrivé de rester après mes 12 h de travail en France et ceci m'avait été imposé !

En ce moment on ne met plus d'uniforme mais des jeans foncés et le Chandail noir de la FIQ tous les jours pour protester !!! Tout en faisant notre boulot comme avant !!

Ayant travailler neuf ans en France les conditions sont meilleures (ainsi que la paie) ici dans l'hôpital où je travaille que ce que j'ai connu auparavant. je ne retravaillerai pas en France !
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Messagepar Norma Colle » 08 Oct 2010 01:25

http://www.lametropole.com/article/tend ... francaises






L’accès aux soins de santé est particulièrement difficile au Québec en raison de l’effectif notoirement insuffisant du personnel infirmier.


Que ce soit à l’urgence ou pour l’utilisation des plateaux techniques opératoires, le nombre d’infirmières qualifiées fait actuellement défaut. Voilà pourquoi la venue facilitée du personnel infirmier français est une perspective séduisante pour améliorer la situation de la santé au Québec. Mais tout est fait, semble-t-il, pour décourager les infirmières et infirmiers français attirés par les charmes de la Belle Province. État des lieux d’une polémique grandissante.

UNE FORMIDABLE ENTENTE ENTE LE QUÉBEC ET LA FRANCE

L’entente signée le 30 juin 2010 entre l’Ordre des infirmiers et infirmières du Québec (OIIQ) et l’Ordre national des infirmiers de France a été espérée par tout le Québec, alors que le nombre d’infirmières est insuffisant et à la veille d’une accélération des départs en retraite. L’Arrangement de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles des infirmières (ARM) s’inscrit dans le cadre de l’Entente de mobilité conclue par les gouvernements de la France et du Québec.

CETTE ENTENTE RESTE LETTRE MORTE À CAUSE DES PESANTEURS BUREAUCRATIQUES

En novembre dernier, au salon infirmier de Paris, un stand représentait le Canada. Une longue file d’attente d’infirmiers et d’infirmières français voulait se renseigner pour venir y travailler. La majorité des candidats francophones étaient attirés par la Belle Province. Magalie, une jeune française, infirmière diplômée d’État, a attendu son tour. Lors de l’entretien qu’elle a eu avec une représentante du ministère de la Santé du Québec, la cause était entendue : « La représentation de la situation qui nous était faite était peinte en rose. Nous devions pouvoir exercer notre profession après une période d’adaptation d’environ deux mois. Il nous était annoncé que l’entente entre la France et le Québec nous dispenserait de tout examen. Notre compétence serait reconnue et nous pourrions exercer ici comme nous l’avions fait en France ».

Magalie a trouvé un poste au service de l’urgence pédiatrique d’un grand hôpital montréalais. Elle est arrivée au mois de mars dernier, comme une centaine d’autres jeunes professionnels français. Les premiers contacts ont été extraordinaires et l’insertion au sein des équipes s’est humainement et techniquement parfaitement passée.

LA FAUSSE REPRÉSENTATION

Mais au début de l’été, il a fallu déchanter. L’accord ne serait pas en vigueur avant deux ans, « contrairement aux fausses représentations qui nous ont été faites par le gouvernement du Québec, lorsque nous avons eu le contact à Paris », déclare Magalie avec colère et dépit. Cerise sur le sundae, la direction de l’hôpital lui a mis de la pression pour qu’elle passe l’examen de l’Ordre, ce qu’elle vient de faire. Sinon, on lui a annoncé que l’on se passerait de ses services. « Je ne suis pas du tout assurée de l’avoir réussi, puisque beaucoup de questions portaient sur des connaissance en dehors de ma pratique depuis 8 ans. Que va-t-il se passer si je n’ai pas réussi l’examen? »

En attendant, Magalie, comme plusieurs de ses confrères et consœurs français qui n’ont pas voulu donner leurs noms, ne se sent pas rassurée et envisage de repartir en France. « Nous avons un diplôme d’État en France et des années de pratique. On nous demande de travailler comme des candidats à l’examen du personnel infirmier (Cepi), comme de jeunes Québécois qui sortent du cegep sans aucune expérience. Cela veut dire que nous ne pouvons prendre aucune responsabilité, que nous devons être doublés par une infirmière québécoise diplômée pour la plupart de nos actes professionnels. Donc, nous ne servons à rien et ne renforçons pas les effectifs infirmiers du Québec. Par ailleurs, nous sommes payés sans tenir compte de notre expérience », disent-ils, très déçus de la situation.

LA FROIDEUR DES AUTORITÉS

Rolande Chartier, coordinatrice du recrutement Santé du Québec, porte-parole du ministère de la Santé, conteste globalement ces témoignages. « C’est moi qui était à Paris. Je n’ai absolument pas indiqué à ces jeunes qu’ils seraient dispensés d’examen. Pour l’instant, la situation demeure la même que sans ARM. Tant que cette entente n’est pas en vigueur, les infirmiers français devront continuer à passer l’examen de l’Ordre professionnel. Il n’est pas possible de prévoir quand cet accord sera en vigueur. En attendant, les Français bénéficient d’un permis de travail transitoire. S’ils ratent l’examen, ils peuvent le passer 3 fois ».

Pour la présidente de l’Ordre, Gyslaine Desrosiers, l’Ordre a fait ses devoirs. « Nous venons de modifier notre règlement professionnel, qui entérine l’accord de l’ARM pour entrer dans la profession. L’étape suivante appartient à l’Offices des professions, c’est-à-dire au gouvernement. Cela n’est plus de notre responsabilité ». Madame Chartier croit qu’il faudra de 18 mois à deux ans pour l’entrée en vigueur de l’ARM. « Pour ceux qui ont plus de deux ans d’ancienneté en France, ils vont continuer de bénéficier d’un permis professionnel temporaire. Pour les autres, on ne peut pas faire grand-chose ».

LES INFIRMIÈRES ET INFIRMIERS FRANÇAIS SE SENTENT REJETÉS ET TROMPÉS

Les jeunes français sont outrés de la situation. « Nous ne serions pas venus au Québec si on nous avait annoncé qu’il nous faudrait attendre deux ans dans ces conditions ». Ils demandent au ministre de la Santé Yves Bolduc d’écouter la présidente de l’Ordre, qui renvoie la responsabilité du déblocage de la situation au gouvernement. « Pourquoi faire venir des infirmiers français si on les rejette en les empêchant d’exercer leur profession normalement? », se demandent ces jeunes infirmiers, qui se trouvent piégés par la situation. Certains vont plus loin et accusent le gouvernement de leur avoir fait une fausse représentation pour les attirer au Québec.

LE SOUHAIT D’UN PLEIN ACCORD DE RÉCIPROCITÉ

Ils ont une dernière revendication. Tous les infirmiers et infirmières français sont diplômés d’État en France en ayant effectué, selon eux, un nombre d’heures de formation équivalent au baccalauréat universitaire québécois en sciences infirmières. Mais au Québec, on leur refusera la qualification d’infirmier bachelier lorsque l’ARM sera en vigueur. Ce qui va changer le cours de leur carrière, les responsabilités susceptibles de leur être confiées et leur rémunération! Les hôpitaux feront de grandes économies en payant comme infirmiers collégiens des équivalents bacheliers français dotés de dix ans d’expérience, souvent spécialisée.

Or selon l’accord mutuel, seuls les infirmières et infirmiers bacheliers québécois pourront bénéficier de l’ARM en France. Ce qui veut dire implicitement que les Français considèrent que le baccalauréat universitaire québécois est l’équivalent du diplôme d’État français. « Il y a manifestement une totale absence de réciprocité dans la prise en compte de nos compétences au Québec », disent-ils.

Le Québec semble tout faire pour rejeter les infirmières et les infirmiers français!




ah ah ah encore des ordres efficaces...surtout le nôtre :lol: :lol:
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Messagepar mouche40 » 10 Oct 2010 16:45

certes nous devons travailler comme CEPI le temps d'avoir l'examen mais je ne me sens pas trompee pour autant !

Quant au salaire l'hopital ou je travaille a reconnu mon anciennete et je recois donc une prime tous les mois de difference de salaire entre le salaire de CEPI et le salaire d'une infirmiere avec 8 ans d'experience. Je suis bien mieux payee qu'en France puisque je constate 10 euros en plus sur mon tarif horaire !! Et ce avec moins de patient a prendre en charge et un environnement bien plus stimulant. Pour ma part je ne regrette pas d'etre partie de France et je ne reviendrai pas ! J'ai passe l'examen et je ne suis pas sure de l'avoir reussi mais je le repasserai en mars et puis j'attendrai que l'accord soit signe.

Je suis passee par recrutement sante quebec et ce qu'ils m'ont dit reflete la verite, a part le fait qu'ils ne disent pas qu'au debut tu es sur disponibilite et qu'aucun temps plein n'est garanti mais la c'est la loi. Au Quebec tant que tu es CEPI tu ne peux avoir de position et donc tu es sur disponibilite. De toute facon meme apres c'est pas gagne, lol !!
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