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Quand l'ordre peut améliorer les conditions de travail?

Publié : 17 mars 2010 14:28
par Norma Colle
Alors ici les "pro-ordres" nous rabâchent les oreilles qu'un ordre bien installé pourra nous "tirer" vers le haut ,entraîner du mieux pour nous!

Et les Québécois alors si forts avec leur ordre ont-ils réussi le challenge?

La réponse.......

"La pénurie d’infirmières à l’origine des maux des hôpitaux publics québécois
Publié le 16/03/2010 Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Montréal, le mardi 16 mars 2010 – De nombreux hôpitaux québécois connaissent depuis plusieurs semaines une situation quasiment explosive : ainsi, le taux d’occupation moyen dans les services d’urgences de Montréal atteignait 134 % lors de la dernière semaine de février. Ces difficultés seraient en partie le fait d’une pénurie d’infirmières chronique et croissante : il en manquerait aujourd’hui 2 000 au Québec. Bien que le nombre de nouvelles diplômées ait connu une très forte augmentation ces dix dernières années, passant de 997 en 1997 à 2 880 en 2006, les tensions demeurent en effet. Plusieurs raisons l’expliquent et notamment la part importante des postes à temps partiel qui concernent 40 % des infirmières et 60 % des infirmières auxiliaires. En outre, nombreuses sont celles, parmi les jeunes, qui choisissent d’abandonner leur métier. Selon la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Régine Laurent, elles seraient 15 à 20 % à renoncer à leur vocation après moins de trois ans d’exercice. Ce phénomène est lié à des conditions de travail de plus en plus difficiles, symbolisées par un recours de plus en plus fréquent aux heures supplémentaires obligatoires. « Les infirmières qui font des 16 heures et même des 24 heures dans une journée, ce n’est pas rare. Normale qu’elles soient épuisées », assure ainsi la présidente de la FIQ. A cet état de fait déjà inquiétant s’ajoute la perspective du départ à la retraite de 15 000 infirmières d’ici trois ans, ce qui ne fera qu’aggraver une situation de pénurie alarmante.
Soutien historique

Pour manifester leur inquiétude et leur colère, les infirmières ont multiplié les actions symboliques ces dernières semaines, dont la plus marquante fut le refus d’une quinzaine d’infirmières de l’hôpital du Haut Richelieu à Montréal de prendre leur service à 16 heures ce vendredi 12 mars. Elles n’acceptèrent de rentrer dans l’établissement qu’après cinq heures de négociation à l’issue desquelles elles obtinrent de la direction la garantie qu’elles ne seraient plus contraintes d’effectuer des heures supplémentaires le week-end. Cependant, au-delà de ces solutions ponctuelles, les infirmières réclament que des mesures majeures soient prises. Leurs principales exigences concernent une augmentation des postes à temps plein, une hausse des primes accordées la nuit et le week-end et une progression de leurs rémunérations de 3,75 % pendant trois ans. Fait particulièrement remarquable, ces revendications ont obtenu hier soir le soutien des représentants des médecins du Québec. Une conférence de presse, ce lundi 15 mars est venue souligner l’union entre les praticiens et les infirmières, considérée comme « historique » par la FIQ.


Martine Pichet

Pour mémoire les heures supplémentaires sont incontournables pour ces infirmières puisque leur code de déontologie, celui de l'ordre, les plombe!!!!!!!!!!!!!!!


Et dire qu'on va payer pour aller prendre des leçons au SIDIIEF!!!
http://www.infirmiers.com/forum/l-ordre ... 99884.html

Existe-t-il des Ordres infirmiers dans d'autres pays ?


Il existe des Ordres professionnels infirmiers aussi bien au Royaume-Uni qu'en Espagne, en Italie, au Danemark, en Irlande ou encore au Canada. Les professionnels des soins infirmiers de ces pays sont représentés dans les organismes européens et internationaux et notamment au sein du Conseil International des Infirmières. Aujourd'hui, l'Ordre français fait partie des « petits derniers » et a rejoint les fédérations internationales. Il vient de s'affilier au SIDIIEF, le Secrétariat international des infirmières et infirmiers de l'Espace francophone, le plus grand réseau francophone pour la diffusion
des savoirs, le partage des pratiques infirmières et le respect des patients. L'Ordre français a aussi, d'ores et déjà, commencé à se concerter avec ses homologues de l'Union européenne et du Québec. En effet, si les problèmes sont souvent semblables dans ces pays, les solutions diffèrent, et nous pouvons apprendre beaucoup de certains d'entre eux, pour le plus grand profit de nos consoeurs et confrères français.
Dominique LE BOEUF
Présidente du Conseil National
de l'Ordre des infirmiers

Re: Quand l'ordre peut améliorer les conditions de travail?

Publié : 17 mars 2010 15:15
par Anonyme222222
si les problèmes sont souvent semblables dans ces pays, les solutions diffèrent
Article 87 de l'ébauche : L'infirmier est, conformément à l'Article 62 du présent code de déontologie, libre de dispenser ses soins gratuitement.

Article 62 de l'ébauche :Cet article rappelle ce fondement évident de la profession selon lequel la mise à disposition de ses compétences au profit des personnes n'a pas, par principe, à être rémunéré : l'infirmier peut choisir de soigner gratuitement ou bénévolement, ponctuellement ou même systématiquement.


C'est qui le "prems" ?

Re: Quand l'ordre peut améliorer les conditions de travail?

Publié : 17 mars 2010 15:40
par Norma Colle
Concernant les heures sup au Québec, faut croire que l'ordre québécois communique très très mal ou alors.....il joue double-jeu............car vue la situation infernale des heures sup au Québec .................

http://www.cyberpresse.ca/actualites/qu ... tation.php
Le nombre d'infirmières au Québec a atteint un sommet historique l'an dernier: 70 587 personnes étaient inscrites au tableau de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, dont un peu plus de 6000 hommes. Malgré ce nombre en constante progression depuis 2000, les besoins n'ont jamais été aussi criants dans les établissements de santé.

Gyslaine Desrosiers, présidente de l'Ordre des infirmières, estime que «les agences privées sont un symptôme du réseau public». Actuellement, 7500 infirmières ont choisi de poursuivre leur carrière dans le secteur privé. Selon les données de l'Ordre, 2400 travaillent pour le compte d'une agence de placement ou de soins, et 4600 dans des pharmacies, des cliniques privées ou des entreprises, ou encore sont travailleuses autonomes.



«La profession est diversifiée dans les hôpitaux. Elle offre aux infirmières de travailler dans le champ de leur choix, que ce soit en pédiatrie ou aux urgences. Le problème n'est pas là. Le problème, c'est le système, qui est trop rigide. Il manque de flexibilité, notamment pour les jeunes mères qui ne peuvent pas faire d'heures supplémentaires.»

Mme Desrosiers estime aussi que le gouvernement a été trop tranchant envers les infirmières de plus de 55 ans qui désirent continuer de travailler à temps partiel. «Le gouvernement a dit d'accord, mais il a exigé qu'elles aient 35 ans d'ancienneté. Qu'on ne s'étonne pas, par la suite, du nombre élevé de départs à la retraite.»

Heures supplémentaires obligatoires

Les heures supplémentaires obligatoires («TSO» pour «temps supplémentaire obligatoire») et les salaires sont les deux inconvénients majeurs de la profession, concède Mme Desrosiers. «Les infirmières n'ont jamais gagné leurs négociations. On nous a imposé un décret la dernière fois. Il est clair que les jeunes infirmières qui ont vécu les dernières négociations en ont gardé un goût amer dans la bouche.»

Selon elle, il y a pourtant des solutions. Par exemple, elle estime que le Québec devrait s'inspirer des autres provinces pour valoriser le baccalauréat. «Les études universitaires devraient devenir un standard, dit-elle. Il faudrait donc faire montre de flexibilité avec les jeunes qui veulent étudier en soirée.»

Elle note enfin que certains hôpitaux ont compris le message et n'exigent pas que leurs infirmières fassent des heures supplémentaires. À ce sujet, Mme Desrosiers a fait suivre un courriel de l'une des membres de l'Ordre, ravie de travailler à l'Hôpital général de Montréal, où les heures supplémentaires sont «inacceptables» selon une infirmière en chef.

Elle termine son courriel ainsi: «C'est triste de voir que si peu d'infirmières se rassemblent pour crier haut et fort que cette pratique est en fait contre notre code de déontologie. Alors que plusieurs infirmières pensent qu'elles sont obligées de faire du TSO à cause de ce même code de déontologie.»[/b]

Re: Quand l'ordre peut améliorer les conditions de travail?

Publié : 17 mars 2010 15:42
par Norma Colle
moutarde a écrit :
si les problèmes sont souvent semblables dans ces pays, les solutions diffèrent
Article 87 de l'ébauche : L'infirmier est, conformément à l'Article 62 du présent code de déontologie, libre de dispenser ses soins gratuitement.

Article 62 de l'ébauche :Cet article rappelle ce fondement évident de la profession selon lequel la mise à disposition de ses compétences au profit des personnes n'a pas, par principe, à être rémunéré : l'infirmier peut choisir de soigner gratuitement ou bénévolement, ponctuellement ou même systématiquement.


C'est qui le "prems" ?


Moutarde peux-tu expliciter plus car lorsqu'on n'est pas IDEL on n'est pas au top des articles français ou étrangers... :oops:

Re: Quand l'ordre peut améliorer les conditions de travail?

Publié : 17 mars 2010 15:59
par Anonyme222222
Rien de plus simple ; L'ébauche du code de déontologie français, dénommé aussi bréviaire ou petit guide de poche explique que l'IDEL peut travailler gratuitement car plus généralement, la mise à disposition des compétences des IDE (dont nous sommes) n'a pas, par principe, à être payée. Par conséquent, si il/elle le souhaite, l'IDE(L) peut travailler gratuitement ou bénévolement ponctuellement ou même systématiquement.Image Image Image

Re: Quand l'ordre peut améliorer les conditions de travail?

Publié : 17 mars 2010 16:33
par Norma Colle
moutarde a écrit :Rien de plus simple ; L'ébauche du code de déontologie français, dénommé aussi bréviaire ou petit guide de poche explique que l'IDEL peut travailler gratuitement car plus généralement, la mise à disposition des compétences des IDE (dont nous sommes) n'a pas, par principe, à être payée. Par conséquent, si il/elle le souhaite, l'IDE(L) peut travailler gratuitement ou bénévolement ponctuellement ou même systématiquement.Image Image Image
amen les bonnes soeurs IDE remettent le voile et les vraies IDE vont "prendre les voiles" !!!!!!!!! :lol:

Re: Quand l'ordre peut améliorer les conditions de travail?

Publié : 17 mars 2010 18:09
par antochrit
Pour en revenir aux actions des québécoises, l'idée de refuser de prendre son poste est pas mal.
Un mot d'ordre national en ce sens pour l'ensemble des lieux d'exercice des IDE, un jour et une heure donnée serait du plus bel effet....
Que se passerait-il dans les établissements si (ne serait-ce que la moitié) les IDE décidaient de ne pas prendre leur poste? En voilà un beau moyen de manifester notre ras le bol et de faire parler ...ENFIN...de nos problèmes.
Vous ne pensez pas?

Re: Quand l'ordre peut améliorer les conditions de travail?

Publié : 17 mars 2010 18:19
par migraine
antochrit a écrit :Pour en revenir aux actions des québécoises, l'idée de refuser de prendre son poste est pas mal.
Un mot d'ordre national en ce sens pour l'ensemble des lieux d'exercice des IDE, un jour et une heure donnée serait du plus bel effet....
Que se passerait-il dans les établissements si (ne serait-ce que la moitié) les IDE décidaient de ne pas prendre leur poste? En voilà un beau moyen de manifester notre ras le bol et de faire parler ...ENFIN...de nos problèmes.
Vous ne pensez pas?

ce sont les infirmières en fin de service qui seraient obligées de rester ....

Re: Quand l'ordre peut améliorer les conditions de travail?

Publié : 17 mars 2010 18:21
par migraine
Norma Colle a écrit :Elle termine son courriel ainsi: «C'est triste de voir que si peu d'infirmières se rassemblent pour crier haut et fort que cette pratique est en fait contre notre code de déontologie. Alors que plusieurs infirmières pensent qu'elles sont obligées de faire du TSO à cause de ce même code de déontologie.»
jolie l'efficacité de l'ordre !!!

même pas capable de faire respecter son code de déontologie....à part pour assommer les IDE

Re: Quand l'ordre peut améliorer les conditions de travail?

Publié : 17 mars 2010 18:23
par migraine
Norma Colle a écrit :Article 62 de l'ébauche :Cet article rappelle ce fondement évident de la profession selon lequel la mise à disposition de ses compétences au profit des personnes n'a pas, par principe, à être rémunéré
partant de cet article, l'ordre aussi devrait être gratuit et les élus travailler gratuitement :malefiq: :malefiq:

Re: Quand l'ordre peut améliorer les conditions de travail?

Publié : 17 mars 2010 18:36
par antochrit
ce sont les infirmières en fin de service qui seraient obligées de rester ....


Sans doute, mais si cette obligation ...pour une fois...pouvait faire avancer le schmilblick ça vaudrait peut être le coup!
Si c'était mis en place je veux bien faire du rab pour que celles qui ne prennent pas leur poste puissent mettre en lumière nos revendications.
Bon je me doute que je rêve, car même quelque chose de ce genre j'entends d'ici les voix murmurer "et les patients... et les collègues...et et et "...et on continuera à se faire enc...ad vitam eternam

Re: Quand l'ordre peut améliorer les conditions de travail?

Publié : 17 mars 2010 18:44
par migraine
antochrit a écrit : Bon je me doute que je rêve, car même quelque chose de ce genre j'entends d'ici les voix murmurer "et les patients... et les collègues...et et et "...et on continuera à se faire enc...ad vitam eternam
j'en ai bien peur ... :pleure:

Re: Quand l'ordre peut améliorer les conditions de travail?

Publié : 17 mars 2010 19:03
par soleika
pour moutarde

code de la santé publique : règles professionnelles actuelles
Article R4312-40

L'infirmier ou l'infirmière informe le patient du tarif des actes d'infirmier effectués au cours du traitement ainsi que de sa situation au regard de la convention nationale des infirmiers prévue à l'article L. 162-12-2 du code de la sécurité sociale. Il affiche également ces informations dans son lieu d'exercice et de façon aisément visible.
Il est tenu de fournir les explications qui lui sont demandées par le patient ou par ses proches sur sa note d'honoraires ou sur le coût des actes infirmiers dispensés au cours du traitement.
Les honoraires de l'infirmier ou de l'infirmière non conventionné doivent être fixés avec tact et mesure.
Sont interdits toute fixation de forfait d'honoraires ainsi que toute fraude, abus de cotation ou indication inexacte portant sur les actes effectués.
L'infirmier ou l'infirmière est toutefois libre de dispenser ses soins gratuitement.

peux tu m'expliquer qu'est ce qui te choque aujourd'hui, qui ne te choquait pas hier ? :clin:

Re: Quand l'ordre peut améliorer les conditions de travail?

Publié : 17 mars 2010 19:41
par nico1
Je pense que ce que veux dire Moutarde, c'est que si les textes te laissent le choix de travailler gratuitement, c'est bien, car la décision ne regarde et n'engage que toi.
Maintenant, si l'on regarde d'un peu plus près l'ébauche du bréviaire et en prenant pour exemple ce qui se passe au Canada avec le TSO :
Cet article rappelle ce fondement évident de la profession selon lequel la mise à disposition de ses compétences au profit des personnes n'a pas, par principe, à être rémunéré
Il suffit d'une réquisition, et comme par principe, tu n'as pas à être rémunéré.... je laisse imaginer la suite.
L'affaire du payement des vacations H1N1 devrait éclairer bien des lanternes.

Des contrats styles CDD pourrait également se retrouver avec des heures obligatoires non rémunérées : par principe, tu fais don de tes compétences.

C'est un peu pessimiste, mais il faut tout envisager quand on voit ce qu'est capable l'Ordre.

Me trompe-je, Moutarde ?

Re: Quand l'ordre peut améliorer les conditions de travail?

Publié : 17 mars 2010 21:56
par Anonyme222222
Bonsoir Soleika
soleika a écrit :peux tu m'expliquer qu'est ce qui te choque aujourd'hui, qui ne te choquait pas hier ? :clin:
Le principe me choque autant aujourd'hui qu'hier ; c'est simplement que l'on en parle aujourd'hui dans le cadre de l'ordre infirmier.
Cependant, l'ordre était censé être un plus (et c'est pour cela que je n'y étais pas opposée d'emblée) pour la profession et que dans son ébauche, il en remet une couche (L'article 62 rappelle ce fondement évident de la profession selon lequel la mise à disposition de ses compétences au profit des personnes n'a pas, par principe, à être rémunéré ) ou ne fait que du copié-collé de l'existant et c'est en cela qu'il ne me semble pas digne de la profession. Ce fondement si évident aux yeux de l'ordre ne l'est pas pour moi.