GRANDS DOSSIERS

Surveiller le diabète grâce aux objets connectés

par .

Cet article fait partie du dossier :

Diabète

    Précédent Suivant

La santé est de plus en plus connectée et, en cas de maladie chronique comme le diabète, avoir à sa disposition des outils simples d'utilisation afin de surveiller sa glycémie est primordial pour le patient.

diabète enfant contrôle glycémie

Chez les enfants diabétiques, la mesure de la glycémie peut s'avérer particulièrement contraignante.

Les objets connectés sont de plus en plus plébiscités par les Français, notamment par les personnes touchées par une maladie chronique. Ils leur permettent en effet, dans bien des cas, d'avoir un meilleur suivi de leur maladie. Selon l'étude « Santé mobile et connecté : usages, attitudes et attentes des malades chroniques »1, 60 % des malades chroniques estiment que les applications mobiles les aident à mieux gérer leur pathologie. Le Professeur Alfred Penfornis, diabétologue endocrinologue du centre Hospitalier Sud-Francilien, remarque que nous parlons beaucoup d'e-santé, d'objets connectés qui entendent bouleverser nos pratiques médicales, en particulier dans le cas des maladies chroniques. C'est une évolution que l'on doit accueillir avec intérêt, mais pour que les objets connectés de santé aient du sens, il faut qu'ils apportent un véritable service rendu au patient et aux professionnels de santé. Qu'ils soient faciles à intégrer à la fois dans le quotidien des patients et dans nos pratiques professionnelles.

Des objets connectés pour prendre soin de soi

Les personnes touchées par le diabète, de type 1 ou de type 2, ont bien compris l'intérêt de la santé connectée puisque 6 patients sur 10 ont déjà téléchargé une application mobile en santé. Les plus téléchargées sont les applications type carnet de suivi, d'informations sur la maladie, celles liées à un objet connecté de santé ou encore les bases de données de médicaments. Par ailleurs, un malade chronique sur dix possède un objet connecté. Chez les diabétiques, ils sont deux fois plus, soit deux patients sur dix. Ainsi, le glucomètre connecté est l'objet dont les malades disposent le plus souvent (29,2%), suivi par le tracker d'activité (27,3%) la balance connectée (13,6%), l'auto-tensiomètre (13,6%) et le stylo injecteur ou une pompe à insuline (10,6%). À l'ère du numérique, ces outils permettent aux patients de mieux suivre leur maladie, en particulier pour les personnes diabétiques qui doivent effectuer différents relevés glycémiques tout au long de la journée. De manière générale, les applications et objets connectés sont sous-utilisés, et les données ne sont pas exploitées, déplore le Professeur Alfred Penfornis. C'est pourquoi il faut apprendre aux patients à s'approprier ces outils.

L'autosurveillance glycémique connectée pour un meilleur suivi de la maladie diabétique

L'autosurveillance glycémique (ASG) fait partie du quotidien des personnes diabétiques mais elle s'avère parfois bien contraignante pour les patients et pour leurs proches. Laurence, maman d'une fille diabétique de type 1 âgée de 13 ans, explique que je suis de la génération du papier et du crayon, et pour moi c'est assez naturel et rassurant de noter dans un carnet les relevés glycémiques de ma fille. Mais pour ma fille Amélie, ça l'est de moins en moins. Elle est diabétique depuis 3 ans, et si au début elle notait consciencieusement ses relevés, la lassitude et l'adolescence aussi certainement, font qu'aujourd'hui, elle oublie fréquemment de remplir le carnet de suivi que je photocopie et communique par fax à son diabétologue tous les quinze jours à trois semaines. J'ai le sentiment qu'un lecteur de glycémie connecté pourrait nous faciliter les choses, à elle comme à moi.

De son côté, Aline Andler, infirmière d'éducation thérapeutique en diabétologie, estime que les jeunes malades sont particulièrement sensibles aux nouvelles technologies. Ils sont pour ainsi dire nés avec un smartphone dans la main et l'ont toujours avec eux. Quand ils atteignent l'adolescence, où la contrainte de la maladie a tendance à devenir très difficile à supporter, tout ce qui peut leur faire gagner du temps et peut tenir dans leur poche, ils adorent, et c'est une incitation à na pas lâcher prise sur leur suivi. Elle souligne également que les ados oublient très souvent leur carnet de suivi en venant en consultation, carnet censé contenir des informations essentielles pour nous et qu'ils rechignent à remplir, le moment de la retranscription étant vécu comme un rappel de la présence continue de la maladie.

Un dispositif d'autosurveillance glycémique connecté permet, en outre, d'optimiser le suivi du diabète gestationnel. Comme le rappelle le Professeur Albert Penfornis les femmes enceintes développant un diabète gestationnel ne sont pas habituées à un tel suivi. D'où l'intérêt d'un outil simple d'utilisation et connecté permettant d'envoyer directement la glycémie au médecin. Cela permet d'éviter un temps de consultation qui empiète d'ordinaire sur leur temps de travail et familial.

Répondre aux besoins spécifiques des diabétiques sportifs

Être diabétique et sportif de haut niveau n'est pas antinomique, comme en témoigne Patrick Perey, patient diabétique de type 1 et sportif. Je suis marathonien et dans les périodes où je prépare une course, j'ai besoin de mesurer ma glycémie avec plus de précision. En effet, quand on fait du sport intensif, selon le type de course pour laquelle on s'entraîne, on n'a pas le même rythme de vie : on mange plus de sucres lents, on se dépense plus aussi… Cela a un impact sur nos moyennes glycémiques, mais on oublie ou on néglige d'adapter les doses d'insuline. Il est d'autant plus facile de négliger de le faire que l'on ne dispose pas d'un point de vue clair sur son état, ce qui arrive assez fréquemment faute de reporter ses glycémies sur un document de suivi. Au moment où on devrait visualiser d'un coup d'oeil notre profil glycémique, on se retrouve à devoir chercher dans son lecteur des moyennes qui ont été stockées pour les communiquer à son diabétologue… C'est tellement fastidieux qu'on ne le fait pas.

L'autosurveillance glycémique connectée offre aux personnes touchées par le diabète plus de liberté qu'ils soient adolescents ou adultes mais elle nécessite d'être équipé d'un smartphone ou d'une tablette. Actuellement, 71 % des malades chroniques en sont munis, dont 55 % chez les 69-79 ans. Nul doute que ce chiffre est amené à croître dans les années à venir...

L'autosurveillance glycémique connectée : les patients et soignants s'expriment

Les fonctionnalités innovantes de GLUCOFIX TECH®

GLUCOFIX TECH® est le 1er lecteur de glycémie disposant de la technologie NFC (Near Field Communication = communication en champ proche). Simple d'utilisation, GLUCOFIX TECH® permet le transfert par simple contact des résultats d'auto-surveillance glycémique sur smartphones ou tablettes pour les analyser et les partager avec ses proches ou son médecin. Ce nouveau mode de partage devrait permettre de consacrer plus de temps au dialogue avec le patient lors des consultations.

Glucofix Tech




Note

  1. Enquête auto-administrée sur le web du 20 février au 20 mars 2015 auprès de 2 226 répondants
Creative Commons License

Aurélie TRENTESSE  Journaliste Infirmiers.com aurelie.trentesse@infirmiers.com  @ATrentesse

Cet article a été réalisé en partenariat avec le groupe MENARINI.

Retour au sommaire du dossier Diabète