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L'apprentissage par la simulation en santé

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Formation en ifsi

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Alors que la simulation en santé se développze en France depuis une dizaine d'années, ce dossier de la revue SOINS nous en rappelle l'enjeu principal : pour qu'elle fasse sens, la simulation doit être au plus proche de la réalité et des exigences professionnelles de chacun des apprenants.

Avant-Propos – Une méthode pédagogique qui fait sens

simulation corps humain

Les séances de simulation doivent respecter un cahier des charges défini afin de garantir une réelle efficacité

L’apprentissage par la simulation correspond à l’utilisation d’un matériel (comme un mannequin ou un simulateur procédural), de la réalité virtuelle ou d’un patient standardisé, pour reproduire des situations ou des environnements de soins, pour enseigner des procédures diagnostiques et thérapeutiques et permettre de répéter des processus, des situations cliniques ou des prises de décision par un professionnel de santé ou une équipe de professionnels1.

La simulation est une méthode pédagogique qui commence à se développer en France depuis une dizaine d’années. Elle s’adresse à tous les professionnels de santé, à tous les apprenants, afi n de développer, de maintenir voire de renforcer leurs compétences pour prodiguer des soins réfl exifs, de qualité, en respectant les critères de sécurité exigés, selon les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) : Jamais la première fois sur le patient !2

La prévention des risques est une priorité. En effet, la simulation contribue fortement à la renforcer en mettant en scène les pratiques, en les analysant et en les réajustant autant que possible, avant d’y être confronté. Tous les savoirs sont mobilisés, favorisant ainsi leur intégration et leur transférabilité dans l’action.

Les séances de simulation doivent respecter un cahier des charges défini afin de garantir une réelle efficacité.Trois principes de base immuables sont à intégrer : l’utilisation d’un scénario avec des objectifs précis et mesurables, un briefing organisé et structuré, et une séance de débriefing prenant en compte les règles éthiques. Ces techniques doivent être connues des formateurs afin d’éviter des écueils dans l’apprentissage.

Enfin, pour qu’elle fasse sens, la simulation doit être au plus proche de la réalité et des exigences professionnelles, permettant ainsi à chacun d’adopter une posture réflexive et éthique pour avancer à son rythme.

Note

  1. America’s Authentic Government Information. H.R. 855 To amend the Public Health Service Act to authorize medical simulation enhancement programs, and for other purposes. 111th Congress, 1st session. GPO; 2009.
  2. Haute Autorité de santé (HAS). Guide de bonnes pratiques en matière de simulation en santé. Saint-Denis La Plaine : HAS; 2012.

Directrice de l'Ifsi Croix-Rouge, Paris, 14e.  Florence.michon@numéricable.fr 

L'auteur déclare ne pas avoir de conflits d’intérêts en relation avec cet article

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