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Bilan mitigé du dispositif de signalement des infections nosocomiales en interne dans des établissements de santé franciliens

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Hygiène hospitalière

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Moins de la moitié des responsables du signalement des infections nosococomiales dans des établissements de santé franciliens estiment que le dispositif fonctionne bien ou très bien en interne, selon une enquête publiée le 7 septembre 2010 dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).

Il s'agit d'une enquête déclarative réalisée de mai à octobre 2008 auprès des établissements de santé ayant adressé au moins un signalement au centre de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales (CClin) pour l'inter-région Paris-Nord entre début février 2004 et fin février 2008.

Le signalement des infections nosocomiales a été mis en place par un décret du 26 juillet 2001.

Sur les 108 établissements, 60,1% ont répondu à l'enquête.

En ce qui concerne le signalement interne, il était mis en place dans la plupart des établissements de santé participants, mais 41,5% des répondants ont estimé qu'il fonctionnait bien (32,3%) ou très bien (9,2%) dans leur établissement et 58,5% peu (20%) ou moyennement (38,5%).

Les sources essentielles de signalement interne étaient le laboratoire de microbiologie (84,6%) et les cliniciens en charge des cas (83,1%).

Nabiha Bouafia et ses collègues, du CClin Paris-Nord, suggèrent que les correspondants en hygiène interviennent plus dans le processus pour le rendre plus efficace.

Le signalement externe des infections nosocomiales "semble acquis comme un outil d'alerte utile à tous". Le télésignalement permettra d'améliorer le dispositif, ajoutent les auteurs.

BEH, 7 septembre, n°33, p353-356 : http://www.invs.sante.fr/beh/2010/index.html

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