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Cathéter sous-cutané : le respect des indications fait souvent défaut

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Hygiène hospitalière

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Les indications de pose d'un cathéter sous-cutané, vecteur potentiel d'infections nosocomiales, ne sont pas toujours respectées dans 63% des cas, selon une enquête menée dans des établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes (Ehpad) et des unités de soins de longue durée (USLD) du Sud-Est, présentée le 5 juin 2014 lors du XXVème congrès national de la Société française d'hygiène hospitalière (SF2H) qui se déroule à Marseille jusqu'au 6 juin 2014.

Pose d'un cathéter

Cathéter sous-cutané : de la nécessité d'améliorer la pratique

Plusieurs cas groupés d'infections liées à des cathéters sous-cutanés ont été signalés en 2013, rapporte l'équipe d'Anne Savey, des Hospices civils de Lyon (HCL) et du Centre de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales (CClin) de l'inter-région Sud-Est, dans le résumé de sa présentation. En outre, une enquête nationale de 2012 suggérait une prévalence d'exposition à ce dispositif de 15% dans les USLD. Le CClin Sud-Est a donc évalué cette pratique en septembre et octobre 2013 auprès des unités d'Ehpad et de soins de longue durée de cette inter-région.

Sur les 405 unités d'Ehpad et les 89 de soins de longue durée qui ont participé, la voie sous-cutanée avait fait l'objet d'une prescription médicale dans 89% des cas. Les indications étaient toujours respectées par 37% des unités, pointent les auteurs, ce qui signifie qu'elles ne l'étaient pas dans 63% des cas. Les contre-indications étaient plus souvent respectées : dans 47% des cas. Dans un quart des cas, le type de cathéter utilisé n'était pas toujours adapté. Par ailleurs, l'ensemble des règles d'asepsie étaient toujours respectées dans seulement 13% des unités. En revanche, l'évaluation du maintien du cathéter et la durée maximale d'utilisation étaient satisfaisantes dans une large majorité des unités.

Pour les investigateurs, cette étude suggère que les indications, la pose et le changement des cathéters sous-cutanés peuvent être améliorés. Ces données permettront, selon eux, de proposer des actions de prévention aux unités qui ne respectent pas le bon usage des cathéters sous-cutanés.

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