GRANDS DOSSIERS

La prévalence des infections associés aux soins stagne depuis 2006 !

Cet article fait partie du dossier :

Hygiène hospitalière

    Précédent Suivant

Dans un rapport paru ce mois de février, la Cour des comptes fait le point sur les infections associées aux soins (IAS) et les actions mises en application pour les prévenir. D’après le texte, les résultats sont insuffisants, et pour les améliorer les idées ne manquent pas : réduire la consommation d’antibiotiques, réviser la composition des équipes d’hygiène des hôpitaux, réaliser une enquête pour établir la prévalence des infections dans le secteur de ville, revenir à l’obligation de vaccination contre la grippe des soignants...

La prévalence des infections associés aux soins stagne depuis 2006 !

Infections associées aux soins : on compte ainsi encore maintenant 470 000 patients touchés par année

De nombreuses actions ont été mises en œuvre pour réduire les infections nosocomiales. Celles-ci ont permis une diminution, puis une stabilisation de la prévalence des patients infectés à l’hôpital qui est aujourd’hui de l’ordre de 5%. On compte ainsi 470 000 patients infectés par année. Si la plupart de ces infections demeurent au stade d’un inconfort transitoire, elles peuvent malheureusement quelquefois avoir des conséquences beaucoup plus graves. On estime qu’en France elles seraient la cause directe de 4000 décès. De plus, on ignore la prévalence de ces infections liées aux soins (IAS) en ville ou dans les centres médico-sociaux comme les EHPAD.

C’est pourquoi la Cour des comptes s’est penchée sur ce problème dans son rapport public annuel 2019. Après avoir remarqué des lacunes dans la prévention, les règles d’hygiène et les prescriptions d’antibiotiques, les sages ont émis différentes préconisations pour tenter d’améliorer ces résultats qui stagnent depuis 2006. Selon les données de l’enquête de 2017 de Santé publique France, un patient hospitalisé sur 20 présente au moins une infection nosocomiale. Par ailleurs, la distinction entre infections évitables ou non est malaisée car elle ne fait l’objet d’aucune étude en France remarque le rapport. Il ressort toutefois de l’examen des données de l’AP-HP que, parmi les dossiers amiables ou contentieux en cours pour des IAS, la proportion de celles consécutives à des fautes (et donc évitables) représente entre 15% et 24%.

Assurer l’extension de la surveillance aux secteurs de ville et médico-sociaux Les magistrats de la rue de Cambon notent des faiblesses majeures dont une prévention cloisonnée. Malgré les efforts effectués avec l’élargissement en 2007 de la notion d’infection nosocomiale à celle d’infection associé aux soins afin d’inclure les secteurs de ville et médico-sociaux, la politique publique de prévention demeure centrée sur les établissements de santé. Or, avec...

Prolongez gratuitement votre lecture !

Afin de vous proposer une information et des services personnalisés, certains contenus d'Infirmiers.com sont en accès limité. Identifiez-vous pour bénéficier gratuitement de l'intégralité des articles.

Se connecter
Mot de passe oublié ?

Créer mon compte

Vous n'êtes pas encore inscrit sur Infirmiers.com ? Créez votre compte en quelques clics. C'est gratuit !

M'inscrire

Publicité

Commentaires (0)