HYGIENE

« zérO bijOu » : quelques conseils pour bien l'appliquer

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Hygiène hospitalière

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Le CClin et Arlin du Sud-Est livre quelques conseils pour favoriser le « zérO bijOu » au sein des établissements de santé. Des méthodes qui semblent fonctionner.

hygiène main bague

Les professionnels de santé ont du mal à se séparer de leur alliance.

Afin d'augmenter le taux d'observance du non port de bijoux des professionnels, le CClin et Arlin du Sud-Est a mis en place différents outils à destination des établissements de santé. Charge à ces derniers de mettre en place leur campagne « zérO bijOu ». Ainsi, six fiches méthodologiques donnent des indications précisent pour :

Onze affiches humoristiques sont également disponibles et téléchargeables gratuitement afin de les exposer dans les services et sensibiliser les professionnels de santé à cette problématique. Au total, 456 établissements adhèrent à cette démarche.

  • zero bijoux sur les mains des professionnels
  • zero bijoux sur les mains des professionnels

Des défis à relever tout au long de l'année

Depuis le 28 avril 2015, et jusqu'à la fin de l'année, le CClin et Arlin du Sud-Est encourage les établissements de santé à participer à différents défis. L'objectif est d'amener progressivement les professionnels de santé à enlever leurs bijoux. Les défis consistent à :

  • enlever montre et bracelet – à partir du 28 avril 2015 ;
  • enlever les bagues, y compris l'alliance – à partir du 5 mai 2015 ;
  • partager son expérience et convaincre – à partir du 9 juin 2015  ;
  • maintenir ses efforts pour la rentrée – à partir du 8 septembre 2015.

Un nouveau défi sera à découvrir le 8 décembre 2015 sur le site du CClin et Arlin du Sud-Est.

Des campagnes efficaces

Plusieurs établissements partagent la méthodologie qu'ils ont mise en place dans le cadre de la campagne « zérO bijOu ». Ainsi, le Centre Hospitalier de Chambéry partage son expérience d'une initiative « zérO bijOu » menée d'avril 2012 à février 2015. En avril 2012, 41,5 % des soignants - dont 42,3 % de cadres, 31 % d'infirmiers, 32,2 % d'aides-soignants et 62,5 % de médecins/internes -  portaient un bijou sur les mains ou sur les poignets, selon l'enquête réalisée par l'établissement. Les étudiants IDE et AS étaient les mieux disciplinés puisque le taux de porteurs de bijoux s'élève à 2,9 % chez ces populations. La campagne, au travers d'affiches et d'articles dans le journal interne, a eu l'effet escompté puisque dès 2013, le nombre de porteurs de bijoux a connu une baisse significative en passant à 16,90 % - 6,1 % chez les cadres, 9,1 % chez les IDE, 7 % chez les AS, 35,7 % chez les médecins/internes et 2,2 % chez les étudiants IDE/AS -. En 2014, ce nombre est passé à 15 %. Les professionnels de santé éprouvent principalement des difficultés à se séparer de leur alliance ou de leur montre. Pour y remédier, l'établissement a décidé de remettre un accroche bijoux à chaque personne.

De son côté, le Groupement régional des infirmiers et infirmières en Haute-Normandie (GRIHHN) fournit un guide méthodologique, un diaporama et un outil de saisie et d'analyse afin d'aider les établissements de santé dans leur démarche.

Alors qu'un patient hospitalisé sur vingt (soit 5% des personnes hospitalisées) contracte une infection nosocomiale dans l'établissement où il est soigné, il est important de mettre l'accent sur la prévention et particulièrement sur l'hygiène des mains des professionnels de santé. Rappelons que chaque année, environ 4 000 patients décèdent des suites d'une infection nosocomiale alors que la transmission des germes responsables peut être évitée.

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Aurélie TRENTESSE  Journaliste Infirmiers.com aurelie.trentesse@infirmiers.com  @ATrentesse

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