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L'infirmière britannique réactive son virus Ebola...

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Epidémiologie

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L'état de l'infirmière britannique qui avait été infectée par le virus Ebola et a été réhospitalisée la semaine dernière s'améliore, ont annoncé ses médecins en confirmant qu'il s'agit bien d'une réapparition du virus initial.

soignant masque ebola

La patiente, une infirmière britannique, reçoit actuellement -avec son consentement- un antiviral en développement, le GS-5734 (Gilead).

Pauline Cafferkey avait été hospitalisée fin décembre 2014-début janvier 2015, après que le virus avait été détecté à son retour de Sierra Leone. Elle était sortie et on la pensait guérie. Mais elle a été réhospitalisée la semaine dernière dans un état critique et les médecins ont à nouveau détecté le virus Ebola.

Le 21 octobre dernier, les médecins du Royal Free Hospital de Londres ont confirmé qu'elle avait une méningite due à la présence du virus Ebola dans son cerveau et sa moelle épinière, et qu'il s'agissait bien du virus qu'elle avait contracté en Afrique. Il n'avait donc pas totalement disparu malgré la guérison apparente et était resté dans son organisme. Il ne s'agit pas d'une ré-infection. L'état de la patiente s'est amélioré. Elle est désormais capable de parler et de manger un peu. Mais la récupération sera longue, prédit le Dr Michael Jacobs, un infectiologue qui l'a prise en charge, cité par Reuters.

Interrogé lors d'une conférence de presse sur le risque qu'elle puisse contaminer d'autres personnes, il a estimé que c'était peu probable compte tenu du fait que la symptomatologie actuelle est très différente. Auparavant, il s'agissait d'une fièvre hémorragique, maintenant, on a affaire à une méningite et le risque d'excrétion du virus est faible. La patiente reçoit actuellement -avec son consentement- un antiviral en développement, le GS-5734 (Gilead).

Dans un communiqué, le laboratoire indique que le produit a été découvert lors d'un criblage d'une banque de molécules chimiques, en association avec les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains et un centre de recherche de l'armée américaine. Il a une activité in vitro contre Ebola et semble avoir un effet chez l'animal. Une phase I a été lancée.

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