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Nouveau suivi pour les patients aux plaies graves au CH de Saint-Quentin

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Plaies et cicatrisation

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Une cellule « plaies, cicatrisation et stomathérapie » est ouverte depuis le 1er janvier dernier au centre hospitalier de Saint-Quentin. Près de 250 patients y seront suivis après leur hospitalisation. Merci à notre consoeur du Courrier picard qui partage avec nous cet article.

credit photo Courrier Picard

Pour l'équipe soignante de cette nouvelle cellule « plaies, cicatrisation et stomathérapie », cette création va permettre de suivre les patients au-delà de l’hospitalisation. Nous pourrons suivre au mieux l’évolution de certaines plaies difficiles… Toutes celles qui ne permettent pas un bon bourgeonnement de la plaie.

Les patients aux plaies lourdes sont en effet accueillis, depuis le 1er janvier, dans un nouveau pôle du centre hospitalier de Saint-Quentin : la cellule « plaies, cicatrisation et stomathérapie » (suivi après une intervention chirurgicale qui entraîne une connexion de l’intestin ou de l’urètre à la peau dans le cadre, par exemple, d’un anus artificiel). Il ne s’agit pas de prendre en charge les victimes d’une coupure au couteau de cuisine ; le service suivra des patients aux plaies spécifiques. « Les escarres, les ulcères, les plaies liées au diabète ou dermatologiques compliquées ou même des plaies à la localisation rare, comme celles des talons », liste Virginie Quint, cadre de santé.

Le nouveau service compte quatre praticiens, un cadre de santé coordinateur et deux infirmières (à 50 %). Deux cadres de santé ont œuvré pour la création du pôle, Chantal Piot et Marie-Odile Lefèvre. C’est la continuité d’une activité déjà prise en charge. Nous la formalisons et la pérennisons. La direction de l’hôpital a institutionnalisé ce service. Une équipe pluridisciplinaire va prendre en charge les patients. La plus complète possible, s’enthousiasme Chantal Piot. Outre le dermatologue, d’autres spécialistes interviendront. Les plaies et la cicatrisation sont des pathologies complètes. Ce n’est pas une plaie pour une plaie. Les deux professionnelles prennent l’exemple d’un patient mal nourri : Quelqu’un qui n’est pas bien alimenté ou qui est déshydraté aura une cicatrisation plus difficile, voire même qui favorisera le développement d’une plaie. Diabétologue, nutritionniste, chirurgien et dermatologue, gériatre et aussi pédiatre seront sollicités. Toutes les spécialités sont concernées. Du bébé jusqu’à la personne âgée. Les médecins libéraux sont aussi invités à saisir la cellule.

Le suivi se voudra le plus proche et le plus adapté possible. Cette création va permettre de suivre les patients au-delà de l’hospitalisation. Nous pourrons suivre au mieux l’évolution de certaines plaies difficiles… Toutes celles qui ne permettent pas un bon bourgeonnement de la plaie.

Jusqu’à 250 patients seront suivis. Dans le territoire du centre hospitalier, mais aussi dans l’ensemble de la communauté hospitalière de territoire. La cellule de Saint-Quentin peut devenir référente des hôpitaux périphériques. Dans quel cadre contacter le service ? Pour bénéficier de conseils et d’avis médicaux spécialisés dans la prise en charge d’une plaie complexe ou d’une stomie. Pour garantir un suivi du patient porteur d’une plaie ou d’une stomie après sa sortie de l’établissement. Pour favoriser une expertise multidisciplinaire autour du patient porteur d’une plaie complexe et/ou ayant besoin d’un appareillage.

En savoir plus

La cellule sera joignable du lundi au vendredi de 9 à 17 heures à partir du 4 janvier. Tél: 03 23 06 79 62 ou mail: celluleplaiestomie@ch-stquentin.fr.

Journaliste

Cet article a été publié le 28 décembre 2015 sur le site du Courrier picard

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