AU COEUR DU METIER

« Soigner n’est pas cautionner »

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Cet article fait partie du dossier :

Compétences infirmières

Et si, en tant que soignants, vous deviez prendre soin d’un terroriste ou d’un grand criminel, le feriez-vous ? Les derniers événements tragiques qui se sont déroulés à Barcelone ont relancé le débat, et bien souvent, les points de vue sur la question divergent. A-t-on le choix lorsque l’on se retrouve confronté à cette situation ? Comment avoir suffisamment de recul ? Regards croisés sur le sujet entre le comité de rédaction d’Infirmiers.com et la communauté infirmière.

Panneau stop

Lorsqu’un soignant sait qu’il ne pourra prendre soin d’un patient, il peut choisir de dire « stop ».

Comme l’indique l’article R. 4312-11. du code de déontologie des infirmiers, l’infirmier doit écouter, examiner, conseiller, éduquer ou soigner avec la même conscience toutes les personnes quels que soient, notamment, leur origine, leurs mœurs, leur situation sociale ou de famille, leur croyance ou leur religion, leur handicap, leur état de santé, leur âge, leur sexe, leur réputation, les sentiments qu’il peut éprouver à leur égard ou leur situation vis-à-vis du système de protection sociale. Il leur apporte son concours en toutes circonstances. Il ne doit jamais se départir d’une attitude correcte et attentive envers la personne prise en charge. Le cadre légal est bien défini, pourtant, il n’est pas toujours aisé, en tant qu’infirmier, d’envisager de prendre soin d’un terroriste ou d’un criminel.

Ecouter Sylvie Robillard interviewée sur CNEWS dans la matinale du samedi 19 août 2017 : "Et s'il fallait soigner un terroriste ?"

Sylvie Robillard, infirmière - formatrice et membre du comité de rédaction d’Infirmiers.com, avait évoqué ce délicat sujet dans une tribune en novembre 2015 et indiquait je crois viscéralement que la seule chose à faire serait de rester humain, de garder à tout prix notre humanité. Ce sont des hommes, qu’ils soient assassins, organisateurs, complices. Ce sont des hommes, nos semblables. Plus récemment, sur CNEWS, elle est revenue sur cette question. À la suite de son intervention, les réactions ne se sont pas faites attendre. Une fois de plus, la triste actualité du moment fait émerger des commentaires exacerbés, constate-t-elle. Comment un simple questionnement sur la capacité d’un soignant à s’occuper, si besoin était, d’un terroriste mais plus largement d’un criminel génère de telles réactions ? Quelle résonance ? Les commentaires (postés sur le facebook de Cnews) qui ont suivi cette intervention télévisée sont d’une violence rare : « Elle a rien compris… faut les éradiquer !!!!. Ils sont souvent des propos haineux, voire racistes. Sur les quelques deux cents commentaires que j’ai lus, seule une dizaine de personnes -émanant de soignants pour la plupart - s’accorde à penser que oui, chaque être humain quel qu’il soit a le droit d’être soigné. Comme elle le précise, un terroriste, un pédophile, un infirmier, un médecin ont tous un point commun, ce sont des êtres humains. Ne plus considérer une personne comme un être humain pose problème. Et d’ajouter que soigner un terroriste, ce n’est pas penser éradiquer le terrorisme. Et d’ailleurs, nous ne soignons pas une maladie. Nous ne soignons pas le cancer ou une blessure par balle mais nous soignons  Mr X ou Mme Y qui est atteint par un cancer ou qui a été blessé par balle. Là réside peut-être la différence d’appréciation entre certains téléspectateurs et les soignants. Alors qu’en pensent les soignants et les infirmiers. Les commentaires sont plus respectueux mais témoignent d’une grande perplexité et de grandes divergences de pensées.

« Toutes ces réactions mettent en évidence la difficulté à trouver sa place en tant que soignant, à trouver sa juste place. Et apparaît nettement la question des émotions. L’être humain est rempli d’émotions et nous ne devons travailler avec. L’enjeu n’est-il pas de ne pas se laisser gouverner par ses émotions mais d’apprendre à travailler avec. Le soignant est un être subjectif, lui aussi. Il me paraît important de réfléchir à ces notions. »
Sylvie Robillard, infirmière et formatrice, membre du comité de rédaction d'Infirmiers.com

En effet, sur la page Facebook d’Infirmiers.com, les avis des internautes sont partagés. Certains utilisateurs n’hésitent pas à dire qu’ils ne soigneraient ces individus sous aucun prétexte, d’autres vont même jusqu’à suggérer de faire justice eux-même de manière parfois très violente. Il est aberrant de lire certains propos émanant de soignants proposant de laisser mourir ou d'achever des hommes en invoquant la barbarie des actes qu'ils ont commis, avoue Peggy d’Hahier, infirmière libérale, membre du comité de rédaction d’Infirmiers.com. Ainsi, le soignant s'érigerait en juge et accepterait de soigner uniquement les gens avec qui il est en accord en s 'accordant le droit de laisser mourir les autres...

« Remerciez vos ennemis, ils sont vos plus grands maîtres. Ils vous apprennent à faire face à la souffrance et à développer la patience, la tolérance, la compassion, sans rien attendre en retour. »
Dalaï Lama

Mais il ne s’agit fort heureusement pas de la majorité des cas. Comme le souligne Ids : Soigner n’importe quelle personne est de notre devoir. Cela ne doit pas nous empêcher d’avoir nos propres convictions et de nous poser des questions en dehors de l’enceinte de l’hôpital. Où va-t-on si on choisit qui on soigne ou pas, s’interroge Annik. On n’est pas là pour juger et notre opinion personnelle n’a pas à intervenir. On doit soigner tout le monde, point barre. Parce que si on va dans cette direction, on peut aussi ne s’occuper que des patients qui nous sont sympathiques et négliger ceux que l’on juge moins aimables.... Serge Cannasse, médecin, journaliste et membre du comité de rédaction d’Infirmiers.com, considère qu’un soignant n’a pas à discuter sur son devoir de soigner ou pas quiconque, quels que soient ses états d’âme. Il est certes un individu ayant ses propres valeurs et opinions, mais il est aussi, et sans doute avant tout dans l’exercice de ses fonctions, le porteur d’une valeur sociale, la fraternité, qui fonde ces fonctions. Dans ce cadre, le jugement sur autrui est dévolu à d’autres professionnels et d’autres institutions que celles du soin. Un avis que partage Umm. On est soignant et pas juge ou bourreau. Ce n’est pas à nous de faire le boulot de la justice. Notre boulot, c’est de soigner. Même si c’est un terroriste, je le soignerais comme n’importe quel patient. C’est dur, mais c’est notre travail. Pour illustrer son propos, Umm soumet d’ailleurs une photo très évocatrice.

Soigner ses bourreaux ?

« Ces témoignages honnêtes interrogent sur le sens du soin. Qu’est-ce que soigner sans prendre soin ? Le Cure sans le Care ? »
Sylvie Robillard, infirmière et formatrice, membre du comité de rédaction d'Infirmiers.com

De son côté, Cawol estime qu’un soignant est là pour soigner. Elle ajoute si je ne supporte pas les actes qu’a commis mon patient, je le soigne quand même, je lui parle peu, je fais le strict minimum. Dory est du même avis : je ferais les soins mais je ne m’impliquerais pas plus que ça. Tout comme Catherine : technicienne de soins, point. Mon ressenti reste au vestiaire si j’ai des informations sur les exactions d’un patient.

Jen juge qu’il s’agit d’une question éthique : on ne connaît pas l’histoire des gens (maltraitants, extrémistes, pédophiles, dealers…). A travers toutes les époques, il y a eu des monstres de tous types et d’horizons. Peut-il y avoir une morale lorsque l’on est soignant ? Doit-on choisir d’exercer notre savoir sur tel ou tel individu ? En plus d’être soignants, sommes-nous juges ? Ne vaut-il pas mieux soigner un monstre pour qu’il vive et réponde de ces crimes ? Toutes ces questions nous sont personnelles, et le mieux est peut-être d’en parler en équipe pour que chacun puisse s’y retrouver....

« Soigner n’est pas un métier comme les autres et soigner sans distinction et sans état d'âme n'est pas à la portée de tout un chacun. »
Sylvie Robillard, infirmière et formatrice, membre du comité de rédaction d'Infirmiers.com

Ajoutons que soigner n’est pas cautionner, comme le précise Thomas Bielokopytoff, cadre de santé formateur et membre du comité de rédaction d’Infirmiers.com. Et d’expliquer comme beaucoup, j'ai eu des expériences de soins auprès de personnes qui n'étaient pas toutes blanches mais que j'ai réussi à soigner. J'ai aussi le souvenir de personnes qui n'étaient pas loin de me dégoûter et auprès desquelles les soins que j'avais à faire étaient très difficiles et je me souviens d'avoir dû faire attention pour ne pas être maltraitant. Dans ce cas-là je me souviens qu'il fallait penser à l'équipe et penser à passer le relais.

« L'humilité est un atout pour les soignants dans une équipe. Elle est un mécanisme de protection dans certaines situations.... Et dans la situation actuelle du microcosme soignant se protéger est indispensable... »
Benjamin Julian-Michel, cadre de santé formateur, membre du comité de rédaction d’Infirmiers.com

Choisir de passer la main

Comme le stipule le code de déontologie des infirmiers, les soignants peuvent choisir de se retirer s’ils ne peuvent ou souhaitent pas soigner un patient. En effet, selon l’article R.4312-12 : Hors le cas d’urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d’humanité, un infirmier a le droit de refuser ses soins pour une raison professionnelle ou personnelle. En revanche, il est précisé que si l’infirmier se trouve dans l’obligation d’interrompre ou décide de ne pas effectuer des soins, il doit, sous réserve de ne pas nuire au patient, lui en expliquer les raisons, l’orienter vers un confrère ou une structure adaptée et transmettre les informations utiles à la poursuite des soins. Rappelons que les soignants travaillant en psychiatrie ou en milieu carcéral peuvent être amenés à soigner des personnes au lourd passé.

Les infirmiers peuvent donc opter pour le droit de retrait s’ils doivent soigner un terroriste ou tout autre criminel. Comme l’indique très justement Jess c’est une décision propre à chacun d’entre nous. Nous sommes soignants et éthiquement nous devrions soigner tout le monde de la même façon. Cependant, pour ceux qui ne se sentent pas de le faire, il existe un droit de retrait. Elle raconte par ailleurs avoir dû soigner un patient ayant assassiné son propre enfant. Nous ne devions normalement pas le savoir mais il s’en vantait. Nous avons eu droit à tout un tas de détails sordides… Certains d’entre nous ont appliqué leur droit de retrait mais il a eu le droit lui aussi à des soins malgré l’horreur de son acte et immondicité de son être. Pour Jessie, soigner ne veut pas forcément dire avoir de l’empathie ou du respect. Donc oui j’appliquerais les prescriptions médicales mais ça n’ira pas plus loin. Et si mon affect prend le dessus, je passe la main !

« Il convient de dépasser nos émotions, nos convictions, bref, notre simple humanité. »
Christophe Pacific, cadre supérieur de santé, membre du comité de rédaction d’Infirmiers.com

Même si je condamne les faits, je ne suis pas en position de condamner son auteur, estime Pierrette Meury, infirmière, membre du comité de rédaction d’Infirmiers.com. Que certains soignants ne le puissent pas, le reconnaissent et évoquent leur droit de retrait est éminemment respectable, je dirais même responsable.... C'est la clairvoyance avant de ne plus être soignant. Se dire que l'on ferait souffrir implique que nous soyons nous même des tortionnaires, des criminels... Ce n'est pas un discours de soignant mais d'humain prêt à devenir inhumain.

Pour Didier Morisot, infirmier en psychiatrie, membre du comité de rédaction d’Infirmiers.com, c'est à chacun de gérer ses affects et de se redire pourquoi il a choisi de "prendre soin" de ses contemporains. En terme de tolérance, je crois que nous avons tous nos limites en lien avec nos "blessures intérieures", nos principes éducatifs ou religieux... Tout ce qui nourrit nos"valeurs", ce concept volatile qui nous téléguide à notre insu. En fait, il suffit que la vie mette le doigt là où ça fait mal et ça peut partir très vite en cacahuète. La notion de droit de retrait est donc essentielle, et je pense que je l'invoquerais le jour où je devrais soigner un trader, un patron voyou, un politicien véreux, un commercial de Monsanto qui consacre sa vie à empoisonner la planète... Bref, à chacun ses terroristes.

« En tant que professionnels, il faut beaucoup de sang-froid car on est souvent focalisé sur la prise en charge plutôt que sur le jugement à chaud. »
Eric Revue, médecin urgentiste, membre du comité de rédaction d’Infirmiers.com

En tant que soignants, nous dépasser en matière d’humanité

Comment arriver spontanément à prendre du recul et la juste distance entre l’extrême émotion qui nous étreint et notre métier, se demande Florence Ambrosino, Infirmière MscN , membre du comité de rédaction d’Infirmiers.com. Il ne nous appartient pas de rendre la justice en lieu et place d'une institution, même si l'on peut comprendre que c'est difficile de rester neutre. Néanmoins, s'imposer en "justicier" serait également décider qu'untel ou untel a le droit ou non à des soins et donc se substituer aux "droits de l'Homme". Même s'il est communément admis que ces actes ne sont en aucun cas défendables, nous ne devons juger... dans le cadre de notre travail. Ce qui ne nous empêche pas d'avoir une opinion.

« Probablement que le vécu et surtout le ressenti personnel de certaines violences rendent les personnes plus ou moins capables de se mettre à distance de leurs émotions pour soigner. L'analyse des situations est modifiée par le positionnement soignant, l'intention. »
Pierrette Meury, infirmière, membre du comité de rédaction d’Infirmiers.com

Eric Revue, médecin urgentiste et membre du comité de rédaction d’Infirmiers.com livre son expérience en la matière. Nous sommes des soignants et n'avons aucun état d'âme a avoir pour soigner des patients et tant qu'ils restent des patients cela ne nous pose pas de problème habituellement. Par contre, il faut souligner la difficulté de travailler dans des conditions où la pression émise par les policiers et toutes les forces de l'ordre voire de la population lors d'intervention smur (agression arme blanche, à feu ou accident de la route ..) où vous devez soigner les responsables. Le personnel soignant prend en charge le patient avec la mission de les  ramener vivants à l'hôpital au moins dans de bonnes conditions. Il arrive fréquemment que lors du débriefing, lorsque la pression est redescendue, on se met à réaliser et parfois porter nos propres jugements sur les auteurs de ces actes ignobles.

Pour conclure, laissons le mot de la fin à Christophe Pacific, cadre supérieur de santé, membre du comité de rédaction d’Infirmiers.com, qui explique que la pire chose qui puisse arriver à un soignant serait de confondre le remède et le poison. Nous devons sans cesse expurger le poison de notre humanité qui peut germer à tout moment en chacun de nous. Quand les émotions prennent le dessus, quand un proche est touché par la barbarie, il est difficile de rester soignant. A l'impossible, nul n'est tenu. Mais nous ne sommes pas seul, nous sommes une communauté, nous pouvons et nous devons prendre le relai de celui qui a besoin de temps pour expurger le venin. Ce temps nécessaire qui consiste à ne pas verser soi-même dans la barbarie, s'apaiser et rester soignant. Nous avons un travail à faire sur nous même à chaque instant, à chaque émotion. Rester Soignant dans la situation de soin d'un terroriste c'est peut-être la plus belle et la plus forte façon de résister au mal, à la barbarie, à la peur, à la terreur. Il en faut du courage, certes, mais peu importe, nous le trouvons et nous le trouverons à chaque épreuve car c'est une arme redoutable, c'est une arme de soin.

« La question qui fait débat n’est pas faut-il, doit-on, peut-on soigner un criminel quel que soit le crime mais comment fait-on pour soigner cette personne. »
Sylvie Robillard, infirmière et formatrice, membre du comité de rédaction d'Infirmiers.com

Creative Commons License

Anthony ATWOOD-BLAISE, Infirmier Florence AMBROSINO, Infirmière MscN Thomas BIELOKOPYTOFF, Cadre de santé formateur Serge CANNASSE, Médecin, journaliste, photographe Peggy d’Hahier, Infirmière libérale Benjamin JULIAN, Cadre de santé Pierrette MEURY, Infirmière libérale Didier MORISOT, Infirmier en psychiatrie Sylvie ROBILLARD, Infirmière - formatrice Christophe PACIFIC, Cadre supérieur de santé Eric REVUE, Médecin urgentisteAurélie TRENTESSE, Journaliste Infirmiers.com

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Commentaires (5)

moutarde

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493 commentaires

#5

Hors sujet ?

Il n'est nullement question d'interdire de soigner....

mais de se conformer au Droit qui objective le retrait ou la clause de conscience hors cas d'urgence, pour un motif personnel ou professionnel.

Et il n'y a même pas besoin de se justifier dans la mesure où la continuité des soins est assurée.
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Nansour

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2 commentaires

#4

Sante pour tous

ce qui intéresse un soignant c'est la personne quels que soient,leur origine, leurs mœurs, leur situation sociale ou de famille, leur croyance ou leur religion ils doivent bénéficier des soins.
Durant mes gardes en urgence chirurgicales je reçois des criminelles mais nous les soignons car avant tout ce sont des êtres humains comme vous et moi.
l'infirmier ne soigne pas la maladie mais la personne malade.
Aucun êtres sur terre ne peux m'interdire de prendre en charge un individu qui en a besoins que sa soit un terroriste,criminelle, médecin,infirmier,,,,,,,,,,,,

moutarde

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493 commentaires

#3

On a le droit de dire NON

Aborder ce sujet sans l'avoir vécu me paraît être un exercice périlleux.

La seule information utile, c’est que le professionnel de santé a le droit de refuser (sauf urgence) ET que ce droit est acté dans la Loi… même si ça déplait à tous les béni-oui-oui de tous horizons. 

Ces derniers jours, les policiers catalans entre autres et militaires belges hier soir ont adopté une solution radicale qui consiste en la neutralisation définitive des terroristes ce qui évitera des cas de conscience à beaucoup…

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cheikh list

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19 commentaires

#2

Le débat n'est pas là!

Ces terroristes ne demandent pas à être soigner. Ils préfèrent mourir en martyr.
Nous, soignants, devons soigner les victimes, les blessés sans disctinction.
L'affect doit rester au vestiaire. Sinon, on s'effondre tous de par nos vécus, nos valeurs et nos convictions.
Le droit au retrait "contre l'avortement" est encore appliqué par des médecins et des infirmières.
Le droit au retrait est une absence de communication, une absence d'information.
Après l'urgence, on debrief.
On prend et on donne la parole aux soignants.
Ça permet d'évacuer, de relativiser et surtout de s'entraider.
Récemment, une patiente a refusé d'être soignée par un musulman..."il a l'air d'un terroriste!"
Nous, soignants, devons symboliser les valeurs d'humanité et de solidarité.
J'attends de vous chers cadres, formateurs, médecins urgentistes, des témoignages qui vont dans ce sens. L'autre sens, interdit, attise la haine.

binoute1

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464 commentaires

#1

??

mais il est possible que nous l'ayons tous déjà fait, sans le savoir : soigner un tueur d'enfant, un tueur de flics, un caillasseur de pompiers, un pédophile...