AU COEUR DU METIER

Edito - "Avec le temps, va, tout s'en va..."

par .

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Compétences infirmières

« Astreintes ». Un terme qu'on associe volontiers au mot « contrainte ». Or, si l'on se rend à l'évidence, pour beaucoup d'infirmiers, c'est ce qu'est devenu l'exercice avec le temps. Une contrainte. Des horaires à rallonge, des heures supplémentaires impayées, une vie familiale difficile, mais surtout de pénibles conditions de travail qui se dégradent au fil du temps depuis plus de quarante ans. Une situation qu'Anne Papas décrit fidèlement dans son livre « Astreintes, chroniques d'une vie d'infirmière » et qui pousse à s'interroger sur les espoirs de voir enfin les choses changer.

Hôpital abandonné

Au fil du temps, certaines choses sont laissées l'abandon, comme l'espoir de voir enfin évoluer la façon dont sont traités les infirmiers. Crédit : Y. Hight.

1973, 1988, 2000, 2017… Les décennies se succèdent. L'évolution du monde, dans son inexorable lancée, rend propice l'apparition de nouvelles technologies, de nouvelles façons de penser, d'appréhender l'avenir, laissant à l'abandon ce qui ne vaut plus la peine d'être conservé. Les choses changent et se modernisent de manière parfois si naturelle qu'on en oublierait presque ce quelles étaient autrefois. Une femme peut désormais exprimer ses convictions sur un bulletin de vote ou se déclarer candidate à la présidence d'un pays. Internet efface les frontières physiques et ouvre les portes d'un nouveau monde. Et pourtant...

Au milieu de tous ces changements, qu'ils soient spontanés ou provoqués, se tiendrait-il une profession condamnée à rester figée hors du temps. Le tempscette  dimension du réel qui rend possible et compréhensible le changement a semble-t-il abandonné les infirmières à leur triste sort depuis plus de quarante ans. Certes, désormais l'infirmière n'est plus cette religieuse qui dispense ses bons soins charitables. A l'époque, le soin n’a alors aucune valeur économique et repose institutionnellement sur la gratuité : gratuité du travail des sœurs qui ont un emploi dont la rétribution est l’assurance du vivre et du couvert. La « femme consacrée » adresse ses soins aux pauvres, aux humbles et aux indigents. Et soigner les pauvres, c’est aussi rester pauvre avec les pauvres.

Elle doit faire preuve de disponibilité, de dévouement, d'obéissance et d'abnégation. Et lorsqu'en 1905 le corps médical décrira pour la première fois ce que devrait être, selon lui, une infirmière, il insistera sur sa soumission, son dévouement, sa discrétion qui la réduit au silence et ses similitudes avec la femme au foyer, cette femme toujours « consacrée » à ses patients. Alors, finalement, les choses ont-elles réellement changé depuis la création par décret du diplôme d’État infirmier en 1922 ? Il est légitime d'en douter. Et c'est bien là le problème...

Il n'est pas rare qu'une infirmière (...) enchaîne le matin et l'après-midi, voire le jour et la nuit, bien au-delà de ses horaires officiels.

Chut !

Si son mode d'exercice à changé, les représentations que la société se fait de l'infirmière restent ancrées et la maintiennent dans une époque qui n'est pourtant plus la sienne. Quoi qu'il lui en coûte, elle est là pour soigner, elle doit se montrer dévouée, quels que soient les moyens mis à sa disposition, qu'ils soient modestes ou quasi inexistants. Un retour aux sources pour cette bonne âme charitable sortie de son lugubre hospice d'autrefois et exerçant désormais dans des établissements à la pointe de la technologie médicale. C'est ici que le mouvement « #SoigneEtTaisToi », initié en vue de la manifestation du 8 novembre 2016, prend tout son sens.

Soigne et tais-toi... C'est ce qu'exigeaient déjà les médecins à la fin du 19e siècle. A l'époque, l’infirmière ne doit en aucune façon chercher à connaître ce que le médecin prescrit, poser des questions indiscrètes et ne solliciter à ce sujet aucune explication du pharmacien dont le devoir est de tenir caché ce que le médecin n’a pas voulu qu’on sût. En résumé, l’infirmière était déjà là pour soigner sans rien dire. Aucune évolution, aucun mouvement n'est parvenu à changer l'inconsidération dont la profession a souffert jusqu'à aujourd'hui.

On vous réplique que si vous n'arrivez pas à faire votre travail dans le délai octroyé, c'est que vous êtes, peut-être, mal organisé.

Une « lutte sans espoir »

1973. Ségolène Lefébure en témoignait déjà. Luttes sans espoir, intolérable spectacle de la souffrance, grande misère des moyens matériels, tel est le monde quotidien de l'infirmière tandis qu'elle exécute, les yeux pleins d'horreur, les gestes les plus prosaïques et les plus pénibles. Déjà à cette époque, des centaines de jeunes diplômées abandonnent le métier chaque année, simplement parce qu'elles veulent survivre. S. Lefébure ne tiendra que six ans.

1988. "Ras la seringue!" criaient dans la rue, partout en France,  les infirmières en colère, débordées, frustrées. A leur tête, entre autres, Nicole Benevise qui écrira, quelques années plus tard, un journal « pour mieux faire comprendre une profession difficile, souvent mal comprise ». Comme elle, Martine Shachtel a participé au mouvement de 1988. Dans « J'ai voulu être infirmière », elle relate ce qui l'a poussé à exercer le métier, mais aussi ce qu'il l'a poussée le quitter. Il ira plus loin dans sa lutte pour la profession en publiant en 2010 « L'hôpital à la dérive. Le cri du cœur d'une infirmière ».

Et puis il y a Anne...

Dieu se pencha sur notre travail et fut très content. Puis il regarda notre fiche de paye et se mit à pleurer !
Anne Papas

« Astreintes »

Si l'astreinte se définit comme une obligation, une contrainte, une période de disponibilité du salarié à l'égard de son employeur, pendant les heures de travail ou en dehors, c'est surtout le titre du livre d'Anne Papas. Un récit qui dresse un tableau noble mais inquiétant de la profession, mais aussi d'une dégradation qui tend à empirer.

2000 : Anne, alors en dernière année d'études en soins infirmiers, remarque, comme tant d'infirmières avant elle, que le manque de personnel et de qualification impose un rythme de travail et des manières d'agir qui se répercutent sur les droits fondamentaux des [personnes]. A l'évidence, prise dans une logique de productivité, la fonction de soignant perd tout son sens. Il n'y a plus de place pour la relation humaine… Les conséquences de telles conditions de travail sont désastreuses et s’enchaînent en cascade pour les soignants et les [patients].

Diplôme obtenu, elle exercera le métier d'infirmière avec un dévouement entier. Ai-je seulement réussi à m'asseoir plus de dix minutes durant ces trente-six heures ? Je sacrifie mes repas à cet exercice. J'en ai donné des heures supplémentaires pour pour accomplir consciencieusement mes soins : la qualité ne rentre pas dans la case des trente-neuf heures, ni dans celle des trente-cinq heures d'ailleurs !

Et comme certaines avant elle et d'autres aujourd'hui, Anne Papas s'est consacrée à son métier avec abnégation.  C'est à l'hôpital que ma fille passera son premier Noël. Elle y passera même une semaine entière. Le cadre de mon service ne parvient pas à me remplacer. Je reprends donc mon travail. J'ai officiellement droit à douze jours « enfant malade » par an et je n'en ai pris que deux. Plus de la moitié des soignants français auraient des difficultés à gérer leurs responsabilités familiales en raison de leur travail. Les infirmières sont nombreuses à avoir une conscience professionnelle à toute épreuve et à assurer les vicissitudes de leur vie personnelle.

Elle décrit à quel point sa profession impose à ceux et celles qui l'exercent une disponibilité indéfectible. Nous avons l'obligation légale de garantir la continuité des soins : en d'autres termes, nous ne pouvons pas quitter notre poste sans relève (…). Il n'est pas rare qu'une infirmière ou une aide-soignante enchaîne le matin et l'après-midi, voire le jour et la nuit, bien au-delà de ses horaires officiels (…). Tantôt du matin, tantôt de garde (…). Trois mois de jour, puis trois mois de nuit… Même en bonne forme physique, peu de soignants parviennent à tenir plus de quelques années à un tel rythme. Une disponibilité non plus au service du patient mais au profit de la rentabilité. On demande parfois au soignant d'adopter un rythme de travail inadapté, qui l'oblige à sacrifier la relation, l'écoute, parce que le temps presse (…).  On vous réplique que si vous n'arrivez pas à faire votre travail dans le délai octroyé, c'est que vous êtes, peut-être, mal organisé. Faut-il préciser que l'on ne soigne pas des hommes comme on répare des objets ? Nombreux sont les jours où l'on fonce, tête baissée dans le chariot, conscient que les minutes manquent pour répondre aux angoisses ( …). Quoi de plus terrible pour un soignant de constater que l'autre se meurt et que le temps lui manque pour être à ses côtés (…). Voilà, de mon point de vue, une des causes majeures de l'épuisement professionnel des soignants (…).

« Le temps ne fait rien à l'affaire... »

1973, 1988, 2000, 2017 … Alors oui, les décennies se succèdent telles des pages tournées qui relatent toujours la même histoire, le même récit, le même combat pour un exercice digne du métier. Les revendications d'une profession maltraitée depuis sa création se multiplient, s'intensifient puis retombent. Les générations se succèdent sans être en mesure d'observer une progression certaine. Et pourtant, l'espoir de voir un jour évoluer le traitement réservé aux infirmiers demeure à l'exemple de leur volonté de soigner les patients comme ils s'y sont engagés. Mais pour combien de temps encore… ?

Astreintes - Chroniques d'une vie d'infirmière, Anne Papas, Ed. Rue de l'échiquier, janvier 2017, 15€.

Creative Commons License

Gwen HIGHT  Journaliste Infirmiers.comgwenaelle.hight@infirmiers.com@gwenhight

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Commentaires (12)

yves14

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#12

stop aux pleureuses

y en a assez de ces IDE qui se plaignent et qui continuent à tout accepter avec des excuses bidons " il faut penser aux malades", "oui mais les collègues.."
à force de tout accepter nous en sommes là aujourd'hui: sous effectifs, sous payés, pas considérés et rackettés par l'ordre.
et les pleureuses disent" encore" "je veux bien faire grève mais assignées" "ne me téléphonez pas chez moi mais je vous donne mon numéro"...STOP!!!
refusez les appels à domicile, refusez les comptes épargne-temps, refusez les heures sup non payées, en manque d'effectif refusez de faire le travail des autres...
OU FERMEZ LA

coe2

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#11

réglementation

Il existe, en principe, un CHS (comité Hygiène et Sécurité),voire CHSCT, dans toutes structures professionnelles où l'on débat des sujets de la sécurité au travail, faire des propositions, relayé par les représentants du personnel et/ou représentants syndicaux
Se référer, également, au site "PREVENTICA.COM" qui est une mine d'informations.

Maurice tte

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#10

Battons nous

Oui tant que nous disons "oui" et acceptons cela continuera et ira en amplifiant. NOUS sommes responsables de cette situation, n'en déplaise aux " pleureuses" .
Pourquoi n'y a t'il aucun texte légiférant un nombre d'IDE par patients hors quelques secteurs spécifiques ( réanimation, dialyse, hôpital de jour) ? C'est un refus des ministères successifs car cela coûterait trop cher.
Pourquoi sommes nous aussi mal payées? Car nous sommes une majorité de femmes et sommes toujours sous l'emprise de la bicoque et des médecins desquels nous attendons félicitations et remerciements.
Nos salaires dont ridicules au vue de notre responsabilité ( n'oubliez pas que devant le juge nous sommes les dernières à avoir administré l'erreur médicamenteuse du médecin) , de nos horaires de travail décalés, de l'impossibilité de prendre comme dans les autres administrations ou entreprises privées 4 semaines de congés l'été,
Les sages femmes se battent et obtiennent ce qu'elles veulent, pourquoi pas nous? Savons que dans les autres pays européens elles sont simplement " infirmières spécialisées"; j'étais horrifiée d'apprendre par la directrice des soins que la cadre supérieur sage femme (100agents) gagnait plus qu'elle (1400)!.. il ne s'agit pas que les sage femmes gagnent moins, mais bien qu'un moment donné nous les IDE , nous nous réveillons, et pour NOUS et pour nos PATIENTS.
Que çraignez vous à vous battre? Qu'avez vous à perdre? Que va t'il se passer si nous nous réunissons et obtenons ce que nous voulons?
Il faudra aussi se battre avec les syndicats, vite prêts à lâcher sous prétexte de "gagnant -gagnant" . Bloquons par notre mobilisation les interventions urgentes, les entrées programmées non urgentes et vous verrez l'efficacité. Mais êtes vous prêtes à ne pas être de " petites gentilles infirmières "?

coe2

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#9

Désolant !

Je lis vos réactions et cela me désole ! Comment sauvegarder (=sauver) notre profession quand nous sommes aussi virulents entre nous ? Une des 1ères causes de notre maltraitance ! Il est sûr que les directions, quel que soit la structure, profitent et enfoncent le clou : diviser pour mieux régner !
Perso., j'ai connu cette ambiance durant 40 ans d'activité, partout où je suis intervenue. Notre profession est exigeante, contraignante, est-ce la peine d'en rajouter en se "tapant" dessus ? Pour être entendus, nous devons être professionnels et se comporter en tant que tel. Et ce n'est pas en effectuant 15 toilettes en 30 mns -où est la conscience professionnelle et la déontologie ?-, ni en allant manifester dans la rue que les choses changeront. C'est difficile de se faire respecter par le commun des mortels, à commencer par ceux qui nous dirigent et gouvernent, j'en conviens et bien placée pour le savoir, mais nous pouvons y arriver à commencer par faire valoir notre savoir et nos connaissances (technicité, réglementations, etc...) et le faire savoir, par s'opposer à certaines dérives, ainsi que par une cohésion intelligente au sein des équipes. Etre reconnus, c'est aller jusqu'au bout de nos convictions et se battre pour, même seul. Un ex. entre-autre : la reconnaissance d'un A.T. où la victime est infirmière, un vrai parcours du combattant. Tout est prétexte pour ne pas reconnaître, donc pas indemniser. Ne pas baisser les bras, se battre même seul, surtout ne pas compter sur les syndicats, présents pr recevoir la cotisation, absents quand il faut défendre les collègues......
Bon courage

binoute1

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#8

ben tiens,

là aussi c'est dit ...et si ça aboutit tant mieux,
https://www.infirmiers.com/profession-infirmiere/presentation/600000-signatures-pour-conditions-travail-decentes.html?utm_content=buffer1aa8c&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

mais des manifestes ou des pétitions il y en a déjà eu; et le résultats ??
le résultat d c'est Poitiers

binoute1

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#7

suite

et je n'ai jamais dit/écrit le contraire ;) ) , le ré écrire pour le souligner,

ça déjà été dit et redit des milliers de fois sur ce forum, mais à la fin , ça change quoi ?

donc à moins d'avoir le couteau sous la gorge et risquer de se faire égorger, rien ne changera si les professionnels ne passent pas à l'étape suivante

binoute1

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#6

hé bé !

@Maelouin : comment sais-tu si je fais partie du métier ou pas ? on se connaîtrait à l'insu de mon plein gré ? faire le travail, lequel ? connais-tu le mien ?

@caramelcaro : où ai-je critiqué le fait que cette collègue s’exprime ? où ai-je dit que les plaintes n'étaient pas justifiées ?

@ninonneniconne : oui, oui merci. et toi, merci de relire mon commentaire ;)

@Laura F: "Les départs n'ont pas été remplacés et pas de moyen de remplacer les arrêts maladies par des interims ou autres. On doit se remplacer entre nous sur nos Rh qui sont déjà juste en temps normal. Money, money...
On enchaîne parfois 6j et quand on est du matin on a peur de devoir rester pour l'aprem...
Quand plus personne ne peut remplacer alors oui on fait le boulot quand même (cette semaine 3AS et 1IDE le matin pour 52 résidents...) parce que l'on s'occupe d'êtres humains et que leurs besoins sont là chaque jour. Et nous rentrons insatisfaites de notre travail alors que l'on a tout donné (avec la direction qui trouve encore à redire sur le travail effectué...).

Même si pour vous nous pleurnichons, je crois que la profession est en droit de pleurer en voyant les conditions de travail actuelles et l'avenir qui se profile..." c'est bien ça le pb :

@tous : c'est bien ça le problèmes : des conditions déplorables; l'écrire c'est bien , je n'ai jamais critiqué cela; mais réagir c'est mieux. Qui de la dernière manif du 24 janvier dernier ?
si on te demande de revenir sur des rh, que tu (le tu est générique hein !) reviens, pourquoi les RH s'en priverait ? s'ils peuvent tirer sur la corde, pourquoi s'ne priveraient-ils ?
ah oui ça rale. Et après. ben ça rale encore ....

Donc je maintiens ce que j'ai écrit : qui a déjà eu le couteau sous la gorge pour revenir ? il m'est arrivé de revenir, pour remplacer, aider une collègue, aider l'équipe,
mais s'il y a des abus il faut savoir dit non.
Mais visiblement ici, il est mieux vu d'écrire que les conditions sont mauvaises (et je n'ai jamais dit le co

Laura F

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#5

Pardon?

Je commente très rarement (voire jamais) mais vraiment des réponses pareilles ça me sidère!
En ce moment je vois mes collègues tomber une par une (et pas pour des arrêts de convenances).
Les départs n'ont pas été remplacés et pas de moyen de remplacer les arrêts maladies par des interims ou autres. On doit se remplacer entre nous sur nos Rh qui sont déjà juste en temps normal. Money, money...
On enchaîne parfois 6j et quand on est du matin on a peur de devoir rester pour l'aprem...
Quand plus personne ne peut remplacer alors oui on fait le boulot quand même (cette semaine 3AS et 1IDE le matin pour 52 résidents...) parce que l'on s'occupe d'êtres humains et que leurs besoins sont là chaque jour. Et nous rentrons insatisfaites de notre travail alors que l'on a tout donné (avec la direction qui trouve encore à redire sur le travail effectué...).

Même si pour vous nous pleurnichons, je crois que la profession est en droit de pleurer en voyant les conditions de travail actuelles et l'avenir qui se profile...

ninonneniconne

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#4

On a jamais eu le couteau sous la gorge?

binoute1, il faut relire l'article avant d'écrire n'importe quoi!

caramelcaro

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#3

les pleureuses ! les pleureuses ! grrhhh !

quel manque de tact ! et la bienveillance dans tout ça ? si on n'a meme plus le droit de se plaindre ou est la liberté d'expression ? par ailleurs les plaintes sont objectives et largement justifiées Madam BINOUTE1 NON MAIS !

Maelouin

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#2

Réponse à binout

Binout 15 toilettes en 30 minutes on voit vraiment que tu ne fais pas partie du métier alors je vois pas pourquoi tu te permet de commenter!!
On joue les pleureuses vraiment vient travailler une semaine et on en reparlera!!

binoute1

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#1

oui ..enfin

jusqu'à preuve du contraire, on n'a jamais eu le couteau sous la gorge au travail.
Si certains arrivent à faire 15 toilettes en 30 min, pourquoi les CDS et les employeurs se gêneraient pour demander ?

Alors oui ils abusent,
mais faut quand même arrêter de jouer les pleureuses

MNH