AU COEUR DU METIER

Mieux gérer les risques pour une meilleure qualité des soins

Cet article fait partie du dossier:

Compétences infirmières

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L’Association Francophone Européenne des Diagnostics Interventions Résultats Infirmiers (AFEDI) a organisé ses 24èmes Journées d’étude les 27 et 28 novembre 2014 au Centre Hospitalier Universitaire de Dijon autour de la question de la gestion des risques et de la sécurité des personnes soignées. Retour sur quelques moments forts.

hôpital équipe de soignants infirmiers

Un personnel soignant formé est la pierre angulaire de la diminution des risques et des événements indésirables.

Cette année, l’Association Francophone Européenne des Diagnostics Interventions Résultats Infirmiers (AFEDI) a axé ses Journées d’étude, qui se sont tenues les 27 et 28 novembre 2014 à Dijon, sur le thème « Gestion des risques et sécurité des personnes soignées : contribution des classifications en soins infirmiers ».

La directrice de l’Institut de formation en soins infirmiers de Dijon, Mme Bernier, et le directeur des soins du CHU de Dijon, M. Anthony-Jerrold, ont eu la générosité d’accueillir le congrès de l'AFEDI au sein de leur établissement. La culture de la qualité et de la gestion du risque sont en effet déjà bien ancrés au CHU de la capitale de la moutarde, et donnent lieu à la déclaration systématique des événements indésirables. Ces journées ont été l’occasion de développer la réflexion sur les perspectives du métier qui se dessinent, en particulier avec la concertation à venir sur les infirmières de pratique avancée.

Christine Maupetit, présidente de l’AFEDI, a dédié ces deux journées à « [son] idole », Florence Nightingale, statisticienne lors de la guerre de Crimée. Rappelons en effet qu'elle fut la première infirmière à mettre en place des mesures révolutionnaires de gestion des risques, alors que les causes de décès des soldats relevaient davantage des épidémies que de leurs blessures.  Un siècle plus tard, de nombreux progrès ont été...

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Commentaires (5)

mickaelm

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141 commentaires

#5

suite

toujours sur ce nursing, il fait partie intégrante de ce que doit être la prise en charge holistique.

quant au relèvement du niveau pour une meilleure perception, cela me laisse pantois : Nos compétences actuelles sont indéniables et pourtant...alors «relever le niveau» n'aura aucun impact....reconnaitre notre profession, cela commence par respecter les infirmières : en développant soi disant les compétences par des études sup de 2nd cycle on ne fait que délégitimer les inf qui n'ont pas ces diplômes, peut-être cela sera suffisant pour le renforcement narcissique de certains, mais que l'on vienne pas nous dire que cela rehaussera l'image de l'inf....on a déjà attendu plusieurs décennies pour voir simplement reconnaitre nos trois années d'études post-bac, en nous rajoutant au passage 5 années supplémentaire de travail...alors le respect...

mickaelm

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141 commentaires

#4

hum

claude louise, votre intervention soulève plusieurs questions :

- le recrutement : la logique prônée sur les compétences et les attentes a conduit à ce type de recrutement. Plus le droit de parler de «vocation», seulement de profession qui ouvre des possibilités d'évolutions de etc, etc ,etc. Concernant le niveau que vous semblez vouloir on peut approcher les choses différemment :
qui détermine ce que doit être le niveau?
vous parlez de 17 infirmières qui ne connaissaient pas le parcours de la circulation sanguine, je vous avouerais que j'ai un peu de mal à vous croire, ces personnes ont suivi une formation de 3 ans, ont fait cardio et ont été interrogées sur ces sujets, alors que certaines choses aient été oubliées je veux bien, mais la circulation sanguine je trouve cela un peut étonnant.
- la formation actuelle : elle est justement le résultat de logiques identiques à celles utilisées par l'auteur de l'article précédent : faudrait que, ce serait mieux que, cela devrait être....
- les soins de nursing enlevés : cela est votre perception des choses, ce n'est pas forcément celle de la majorité, et certainement pas la mienne. Les «exigences actuelles de santé»...qui émanent de qui? cette voie de réflexion est sans issue pour l'amélioration de la qualité des soins. Pourquoi ne pas faire faire les points de sutures par les inf de bloc? les anesthésies et leur suivie par les iade? pourquoi ne pas faire faire des consultations par des infirmières quand il n'y a pas de médecin? ah bah c'est vrai que cela existe déjà sur le continent américain...pourquoi je suis sceptique? si on utilise votre logique d'«exigence actuelle de santé», ce que font nos collègues nord-américaines, on se satisfait de ce genre de «solution» : comme y a pas assez de médecin c'est une super idée, sauf pour le patient qui aura qq chose non décelable par une inf...à moins que les inf ont les mêmes connaissances que les dr??

Claude-Louise

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7 commentaires

#3

Formation, études.

Bonjour,
Cet article est intéressant mais peu concret.
J'ajouterais qu'un des risques se situe dans le recrutement des étudiants infirmiers, dans le contenu et l'organisation des études et dans le maintient d'actes infirmiers que l'on devrait abandonner au profit d'autres plus adaptés aux exigences actuelles de santé.
On prépare des candidats qui vont réussir le concours sans en avoir le niveau, la formation actuelle manque de logique et de contenu, enfin il serait plus que temps de faire sortir les soins de nursing des actes infirmiers alors que l'on cherche à se donner de nouvelles compétences.
Je vois au quotidien des infirmières dénuées de curiosité intellectuelles, négligentes, désorganisées, etc. Les exigences en matière de risque les dépassent, elles se cantonnent à des habitudes obsolètes et se complaisent dans le nursing, le domaine dans lequel elles sont à l’aise. Pendant ce temps, dans le même établissement, des AS dynamiques ont le champ libre pour pratiquer des soins infirmiers tels petits pansements et relevé de constantes.
Comment se faire respecter aux regards des autres professions si ce n’est en élevant globalement le niveau de la profession ? Un inventaire réaliste des divers aspects de notre profession, inventaire qui aboutirait à une réforme véritable constituerait une base valable pour des exigences telles celles du domaine de la prévention des risques dont il est question dans l’article.
Un exemple à l’appui : lors d’une formation AFGSU j’étais seule sur 17 infirmières à connaître le parcours de la circulation sanguine.

loulic

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259 commentaires

#2

"il est admis"

bravo au philosophe "il est admis" … Par qui ?

Jolie pirouette.

"monidole" aussi sortie du chapeau, on dirait qu'elle a tout inventé, seule, contre tous. Là aussi c'est une lecture de l'histoire très partisane.

Donc l'EBM et les protocoles c'est la mal, mais surajouter des diagnostics infirmiers c'est la solution ?



Où ils bossent ces gens ? Depuis quand n'ont ils pas été dans un service avec des patients ?

mickaelm

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141 commentaires

#1

oui mais

si votre titre n'est pas discutable, les solutions proposées sont emprunt d'un parfum particulier.
une fois encore le coupable est le soignant :

- mal formé on va le nourrir au burger diagnostic : pourrait-on, dans le renvoi à l'exemple nord américain, un peu s'affranchir de ce "complexe du corn-flakes" et regarder la réalité "exemplaire" de ce continent tant cité!
combien d'eig, combien de morts, combien de personnes qui ne peuvent même pas accéder aux soins hospitalier ou à une consultation médicale?
va-t on enfin arrêter de s'auto-flageler?

- pourrait-on, en Europe, RESPONSABILISER les gens qui prennent les décisions concernant les budgets (personnel, produits) et les rendre responsable juridiquement? on éviterait peut être ainsi certains désagréments. le laïus du philosophe sur l'attention est intéressante, on pourrait peut-être croiser cela avec des études neurocognitives montrant les capacités humaines de concentration et d'attention ce qui relativiserait, à n'en pas douter, la part de responsabilité du soignant. pourrait-on par la même occasion

comprenons nous bien : y a t il des choses à améliorer? certainement mais je ne pense pas que d’allonger encore et encore les diagnostic infirmiers soit une solution.
sérieusement, le "risque d'escarre" un nouveau risque?? a-t-on attendu dans les services de soins que des penseurs nous pondent ce genre de choses pour savoir ce qu'est ce risque et les facteurs y contribuant? peut-on penser que l'on diminuera ce pb d'Escarre en remplissant des grilles d'évaluation de risque, type échelle de braden?
je passe sur le "car il est admis que la médecine tue plus qu’elle ne guérit et abîme plus qu’elle ne soigne" .....que dire face à ce genre d'ineptie...on voit bien ici les limites des apports des autres sciences...
quant à moi "mon idole" serait plutôt jean baptiste Pussin...