AU COEUR DU METIER

Mutilations génitales féminines : la prise en soins infirmière

Cet article fait partie du dossier:

Compétences infirmières

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Les mutilations sexuelles féminines (MGF) sont internationalement considérées comme une violation des droits des jeunes filles et des femmes. Elles sont le reflet d'une inégalité profondément enracinée entre les sexes et constituent une forme extrême de discrimination à l'égard des femmes. Le Secrétariat international des infirmières et infirmiers de l'espace francophone (SIDIIEF) dénonce toute forme de pratique des MGF dans le monde et en appelle à la mobilisation de la communauté infirmière francophone pour agir ensemble contre ces pratiques.

excision mutilation

Les mutilations sexuelles sont préjudiciables à bien des égards aux jeunes filles et aux femmes. Les infirmier(e)s ont un rôle important à jouer en la matière.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les mutilations sexuelles sont des interventions qui ne présentent aucun avantage pour la santé. Elles sont surtout pratiquées chez les jeunes filles entre l’enfance et l’âge de 15 ans. C’est une pratique ayant des conséquences notoires tant sur le plan physique, que psychologique et social. Les mutilations génitales féminines (MGF) consistent notamment en l’ablation de la partie externe du clitoris et de son capuchon. Dans certaines régions, elle est complétée par l'ablation des petites lèvres et de la suture des grandes lèvres. Cette "opération", qui se pratique souvent avec la complicité des familles et des proches, parce que considérée comme meilleure pratique pour faire un bon mariage, n’est pas anodine et comporte d'énormes risques pour la santé du patient, de la famille et de la communauté.

Dans ce contexte, l’infirmière, dans ses fonctions régaliennes, a le devoir d’une prise en soin intégrale, du physique au psychosocial, de toute personne expérimentant une situation de santé particulière et singulière, en utilisant la démarche scientifique de résolution des problèmes.

Les infirmières et infirmiers ont un important rôle de plaidoyer à jouer dans la prise en soin des communautés face à la problématique des mutilations génitales féminines La prise de position du Secrétariat international des infirmières et infirmiers de l'espace francophone (SIDIIEF) Toutes les sociétés du monde sont interpellées par l’ampleur de la problématique des mutilations génitales féminines (MGF). En effet, avec le phénomène de l’immigration,...

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Commentaires (11)

ABOUBACAR

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1 commentaires

#11

Theme d'actualité

Merci d'avoir choisi c thème combien de fois pertinent et comme nulle part ailleurs,en effets, ces dernières années le nombre de femmes se voyant mutilées ne fait que galoper,c'est dans cette optique le Réseau des Étudiants en Médecine de l'Afrique de l'Ouest (REMAO) a choisi ce thème pour son assise de 2014 à Bamako au Mali.

delphineb

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25 commentaires

#10

oups

ah désolée...

Utilisateur supprimé

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494 commentaires

#9

Agression et hors sujet

Je ne m'adressais pas à toi delphineb...

Mais, je rebondissais sur l'article du SIDIIEF et sur le message de flurpette qui s'interroge sur l'apprentissage du pardon de celles qui ont subi des MFG vis à vis de leurs tortionnaires.

delphineb

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25 commentaires

#8

???

Ps : apparemment il n'y a pas que l'ONU qui doit vérifier ses sources

delphineb

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#7

"Pseudo attitude empathique"

Je suis révoltée par ces pratiques, je ne fais pas que simplement parler, je passe aux actes, je milite. Peux tu en en dire autant?
Cette "attitude pseudo empathique" je l'a partage oui, je me sens concernée.
Parler pour rien dire, débattre de façon contre productive est un mode d'action pathétique et en rien un "raisonnement".
Tu compares les mutilations féminines et masculines, mais comparons se qu'il le peut! Certes ces mutilations existent chez les hommes, mais :
1 / les objectifs ne sont pas les même
2 / le ratio nombres de femmes/hommes concernés est loin d'être proche de 1!

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#6

???

L'ONU doit apparemment vérifier ses sources avant de confirmer ou infirmer l'information au sujet de l'EI..;

Utilisateur supprimé

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494 commentaires

#5

En effet fluette

Apprendre à pardonner pourquoi ? Pour reproduire ?

Par ailleurs, je ne pense pas que partager la souffrance de l’autre dans une pseudo attitude empathique ou compassionnelle fasse avancer le schmilblick...

D’ou ça sort ce genre de « raisonnements » ?

PS) Il y a des petits garçons qui eux aussi sont mutilés dans des circoncisions religieuses à l’arrache sur la table de la cuisine et qui présentent (eront) des séquelles physiques et/ou psychologiques.

delphineb

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#4

... souvent religieux !

Les croyances, les religions sont synonyme d'oppression, notamment des femmes ! Quand la religion progresse les femmes trinquent ! J'espère qu'il y aura des mouvements de lutte!

flurpette

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2 commentaires

#3

oui, il faut combattre!

Il serait temps que le monde se mobilise contre ça... c'est aux gouvernements de se positionner clairement et ouvertement sur la nécessité d'éradiquer ces ignobles pratiques mutilantes. Les infirmièr-e-s ne pourront pas agir seul-e-s...
C'est bien de faire cet article, important d'en parler, de faire circuler l'information.
Par contre une chose m'a sauté aux yeux: pourquoi faudrait-il "apprendre à pardonner" de telles choses.. apprendre à vivre avec, à ranger sa colère au maximum oui... mais pardonner me semble une idée bien sage mais impensable.
En tous cas merci pour cet article :)

Utilisateur supprimé

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494 commentaires

#2

Pas seulement culturels...

Car au même moment l’ONU est informée d’une fatwa selon laquelle les djihadistes de l’EI ordonnent que toutes
les « femmes » de 11 à 46 ans subissent des mutilations génitales…

delphineb

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25 commentaires

#1

merci pour l'article

Des millions de femmes mutilées chaque année, des vestiges culturels ... seule l'école pourra faire un grand pas face à ces traumatismes