AU COEUR DU METIER

Le consentement aux soins : un sujet de recherche primé

Cet article fait partie du dossier:

Compétences infirmières

    Précédent Suivant

Chaque année depuis 2010, la Fondation MACSF récompense les travaux de professionnels de santé traitant de l'amélioration de la relation de communication patients-soignants. Cette année, Marie Capitanio, infirmière, a obtenu le 3e prix dans la catégorie professions paramédicales pour son travail sur le consentement aux soins dans la pratique infirmière.

chambre patient alité

La Fondation MACSF récompense une infirmière pour son travail de recherche sur le consentement aux soins dans la pratique infirmière.

Justine Mariot, à présent infirmière au Charles Perrens, a obtenu le troisième « Prix de la Fondation MACSF 2013 ». Voici le résumé de son travail mené sur le consentement aux soins dans la pratique infirmière dans le cadre de son TFE.

En tant qu’étudiants infirmiers, nous avons été invités dès les premiers jours de notre formation à réfléchir sur la relation soignant-soigné. Nous pouvons convenir que cette relation est basée sur la reconnaissance de troubles dont souffrent nos patients et sur leur consentement à être pris en charge. Afin d’éclaircir la notion de consentement, j’ai choisi de traiter du consentement préalable aux soins infirmiers dans cette unité d’enseignement. Ce choix est basé sur une situation rencontrée en stage : j’ai été déstabilisée par le consentement accordé par une patiente alors que je m’attendais à un refus de sa part.

Bien que le consentement libre et éclairé aux soins chirurgicaux ou médicaux ait été abondamment étudié, la phase exploratoire a démontré que très peu d’études se sont intéressées au consentement aux soins infirmiers. De plus, une étude en particulier révèle un manque d’implication de la part des infirmiers dans la recherche du consentement et un recours répandu au consentement implicite. Cette pratique est donc très éloignée des règles et recommandations.

Après avoir procédé à la recherche bibliographique, j’ai constaté que la recherche de consentement est nécessaire selon le cadre légal, déontologique et éthique de la profession. Le consentement est étroitement rattaché à différents concepts universels tels que la dignité ou l’autonomie, il est aussi en lien avec la qualité de la relation de soin.

Tous ces éléments m’ont amenée à émettre l’hypothèse que la recherche systématique du consentement préalable à la réalisation d’actes et de soins infirmiers, outre sa conformité aux règles déontologiques et éthiques du soin, favoriserait l’établissement d’une relation de confiance et par extension l’adhésion thérapeutique. Afin de confirmer cette hypothèse, j’ai élaboré un questionnaire à l’attention des patients dont le but est de démontrer l’existence d’un lien entre l’expression du consentement et une expérience positive des soins, amenant ainsi à une meilleure adhésion thérapeutique.

Ce travail m’a permis de me questionner de manière exhaustive et méthodique sur une pratique professionnelle en lien avec la qualité des soins infirmiers et de mener une réflexion en lien avec le métier que je m’apprête à exercer.

www.macsf.fr/

Retour au sommaire du dossier Compétences infirmières

Publicité

Commentaires (0)