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Quid des infirmiers de nuit mutualisés entre plusieurs EHPAD ?

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Le manque de coordination entre les différents moyens de prise en charge des sujets âgés demeure un problème récurrent. Afin d’optimiser les parcours de soins, et limiter les hospitalisations non pertinentes, les EHPAD peuvent mutualiser des infirmiers pour sécuriser les équipes de nuits. L’Anap vient de publier un rapport sur les conclusions des diverses expérimentations de ce dispositif sur six territoires. Si des améliorations sont possibles, le bilan reste globalement positif.

Quid des infirmiers de nuit mutualisés entre plusieurs EHPAD ?

Mutualiser des infirmiers de nuit, un bilan positif quelle que soit la modalité de la présence infirmière.

Basse-Corrèze, Bordeaux, Hautes-Pyrénées, Mayenne, certains arrondissements de Paris et Valenciennois-Quercitain font partie des neuf territoires pilotes qui ont expérimenté la mutualisation d’infirmiers en EHPAD pendant la nuit et les week-ends dans le cadre du programme personnes âgées en risque de perte d’autonomie (PAERPA). En pratique, cela consiste en la mise à disposition d’un infirmier diplômé d’État mutualisé sur plusieurs EHPAD toutes les nuits de l’année, que les équipes des maisons de retraite peuvent solliciter. Le but : améliorer le suivi et la qualité des soins, mais surtout réduire les appels aux services d’urgence et hospitaliers qui ne s’avèrent pas toujours nécessaires. L’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) vient de publier un rapport assez exhaustif détaillant les bénéfices du dispositif, listant les obstacles et les points à améliorer pour permettre une optimisation de ce projet.

Malgré certaines résistances initiales et parfois des difficultés à trouver des professionnels volontaires pour assurer cette présence de nuit, le bilan s’avère bénéfique et cela quelle que soit la modalité de la présence infirmière. Elle permet de rassurer les équipes de nuit, de favoriser la connaissance de l’ensemble des acteurs et d’assurer ainsi une meilleure continuité des soins -  souligne le texte.

Astreinte ou garde ? Si le cahier des charges national du PAERPA envisageait la mise en œuvre de cette mesure sous forme d’astreinte, certains territoires ont préféré se tourner vers un modèle de garde. En effet, dans le premier cas, l’infirmier occupe un poste principal de jour. Il est mobilisable, suivant un planning, pendant une plage horaire de nuit et intervient donc sur demande des équipes. En revanche, un infirmier de garde occupe un poste à temps plein. Des locaux lui sont attribués chez...

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Commentaires (1)

binoute1

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603 commentaires

#1

et les déplacements ?

mise à dispo d'un véhicule de fonction ?
ou encore une fois, on demandera aux IDE d'utiliser leur véhicule perso ? (parce que même si on te rembourse les frais (ce qui est un minimum] ça ne couvre pas réellement], et le jour où tu veux revendre, avec plus de km tu vends moins bien