AU COEUR DU METIER

Une voix pour les patients tombés dans le coma

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Compétences infirmières

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La Dr Karin Diserens, cheffe de l’Unité de neurorééducation aiguë du CHUV, se bat pour améliorer la prise en charge de ces malades pas comme les autres. Merci à nos collègues du site suisse 24heures.ch pour le partage de cet excellent article porteur de belles perspectives pour les patients « tombés dans le coma ».

soins intensifs constantes vitales

« Ce n’est pas parce que les patients dans le coma ne communiquent pas que les soignants ne doivent pas communiquer avec eux, martèle le Dr  Karin Diserens Et ce n’est pas parce qu’on a l’impression qu’ils sont dans le coma qu’ils le sont forcément. »

Regard bleu perçant, verbe précis et démarche volontaire, la Dr Karin Diserens décrypte le travail de son équipe affairée autour d’un patient, dans le jardin thérapeutique du CHUV. Un lieu unique en Suisse, aménagé sous son impulsion pour stimuler les personnes en éveil de coma et dont le champion de F1 Michael Schumacher a été l’un des premiers bénéficiaires. La neurologue le pressentait depuis longtemps : au contact du soleil, du vent, de l’eau ou des odeurs, certains comateux peuvent redonner signe de vie.

Ce genre de « miracles », la charismatique cheffe de l’Unité de neurorééducation aiguë du CHUV y a assisté plus d’une fois. Elle se souvient de cette patiente qui, au contact de son chien, a été saisie d’émotion. Aujourd’hui, elle marche. Ou d’un homme mutique qui a soudain lâché : C’est froid en touchant de l’eau. Parfois, les patients évoluent très vite, raconte la privat-docent, maître d’enseignement et de recherche et médecin adjoint au Département des neurosciences cliniques. Comme cette femme transférée de Berne : deux jours après son arrivée, elle était sevrée de la trachéotomie, parlait et faisait même de l’humour.

Ce n’est pas parce qu’on a l’impression que les patients sont dans le coma qu’ils le sont forcément. Le « secret Schumacher »La personne aime-t-elle la musique ? La peinture ? La spécificité des lésions et les besoins de chacun sont intégrés dans la prise en charge. On a même fait jouer une fanfare dans le jardin, explique Karin Diserens. Parfois, le simple fait de parler de football à un passionné provoque une réaction. Sur son patient le plus célèbre, Michael...

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