COOPERATION

Chimiothérapies orales : la place des infirmières...

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Coopérations interprofessionnelles

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Le protocole de coopération entre médecins et infirmiers sur les chimiothérapies orales mis en place à l'hôpital Saint-Antoine (Paris, AP-HP) fonctionne bien, avec pour seule ombre au tableau l'absence de financement de l'activité, a indiqué son initiatrice lors du congrès de la Société française du cancer (SFC) fin juin dernier à Paris.

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Ce protocole de coopération a été autorisé le 28 décembre 2012 par l'ARS Ile de France

Ce protocole de coopération interprofessionnelle relève de l'article 51 de la loi du 21 juillet 2009 hôpital, patients, santé et territoires (HPST). Baptisé consultation infirmière de suivi des patients traités par anticancéreux oraux à domicile, délégation médicale d'activité de prescription, il a été autorisé le 28 décembre 2012 par l'agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France. Il a été proposé par le Dr Frédérique Maindrault-Goebel, oncologue à l'hôpital Saint-Antoine, et ses collègues face au développement des anticancéreux oraux, en pleine explosion. En 2015, 25% à 30% des anticancéreux seront administrés par voie orale, a-t-elle souligné lors d'une session sur les conséquences des évolutions des modalités de traitement sur l'organisation des soins. Les molécules orales exposent à des risques potentiels, avec parfois des toxicités supérieures à celles des formes intraveineuses et elles sont associées à de nouveaux effets secondaires, a-t-elle rappelé.

Elle a expliqué avoir pris très tôt conscience de cette évolution. Elle a créé en 2010 un pôle des anticancéreux oraux dans son établissement pour que les patients qui reçoivent des anticancéreux oraux (à domicile) soient au moins aussi bien suivis que ceux qui ont une chimiothérapie intraveineuse à l'hôpital. Elle a été la première à déposer un dossier de protocole de coopération selon l'article 51 de la loi HPST car son projet s'inscrivait bien dans ce cadre. Le protocole consiste à confier à une infirmière expérimentée en oncologie le suivi de patients traités pour un cancer par chimiothérapie orale à domicile pendant l'intervalle entre les consultations périodiques avec leur oncologue. L'infirmière peut être chargée de l'interprétation d'examens biologiques, de la prescription d'examens (biologiques, radiologiques) et de certains médicaments visant à traiter les effets indésirables des traitements, ainsi que de la décision de renouvellement de la chimiothérapie orale.

Le numéro unique, un interface efficaceCe suivi est proposé à tous les patients adultes lors de la consultation d'annonce s'ils ont des anticancéreux oraux dans leur traitement et pour ceux qui acceptent, une infirmière du pôle des anticancéreux oraux vient à la fin de la consultation pour reprendre avec le patient les points importants de son traitement. Une fois chez lui, le patient tout comme son médecin traitant, l'infirmière de ville ou le pharmacien d'officine, peuvent appeler un numéro de...

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