COOPERATION

Vers une cancérologie low cost... Indignons-nous !

Cet article fait partie du dossier:

Coopérations interprofessionnelles

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Marisol Touraine et Claude Evin expérimentent les soins low cost en Ile de France : après seulement 45 heures de formation théorique, des infirmières peuvent remplacer des cancérologues !

Communiqué du SNPI - CFE/CGC1 du 4 mars 2013

 Vers une cancérologie low cost... Indignons-nous !L’article 51 de la loi Bachelot du 21 juillet 2009, portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (loi HPST) autorise les « coopérations entre professionnels de santé », c’est-à-dire un protocole entre professionnels, accepté par l’Agence Régionale de Santé (ARS), pour effectuer la mise en place, à titre dérogatoire et à l’initiative des professionnels sur le terrain, de transferts d’actes ou d’activités de soins qui ne figurent pas dans notre décret d’actes (dit décret de compétences). En décembre 2012, un sondage auprès de 13.234 infirmières a montré que 87 % de ces professionnels infirmiers sont hostiles aux modalités de ces coopérations.

A ce jour, 19 protocoles sont validés en France, dont 10 pour la seule ARS d’Ile de France. Nous étions jusque là surtout dans des transferts d’actes techniques. Mais le 28 décembre 2012, l’ARS IDF a publié un arrêté validant un protocole d’une toute autre nature «Consultation infirmière de suivi des patients traités par anticancéreux oraux à domicile, délégation médicale d’activité de prescription ». Dans ce protocole, les actes réalisés par l’IDE et leur nature dérogatoire sont précisés pages 3 et 4 :

« prescription d'examens biologiques et radiologiques selon des critères stricts en fonction de protocoles validés spécifiques à chaque molécule et leur interprétation suivie de décision ;réponse à des questions médicales et décision d'orientation du patient ;prescription de certains médicaments à but symptomatique pour traiter les effets indésirables des traitements anticancéreux (la prescription de médicaments ne concerne pas les anticancéreux eux mêmes) :...

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Commentaires (3)

iaahhh

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33 commentaires

#3

Et demain ? Quel glissement des Taches ?

Pour moi, c'est à voir... quel est le contenu de la formation ? Y a t-il une évaluation exhaustive de l'infirmière qui fini ça formation ? Va-t-elle être encadré correctement par le médecin ? Quel sera la cadence des consultations de suivit ?... A Voir.

Je suis POUR : Si tout est bien encadrer et que l'infirmière est compétente, pourquoi pas ? Je suis pour la spécialisation possible, on le fait pour les plaies et cicatrisation, la stomathérapie. Pourquoi pas en cancérologie, en cardiologie (Interprétation des ECG par exemple...), en endocrinologie (diabète), etc... Il faut juste que ça soit carré !!

Je suis CONTRE : Si c'est "reléguer" ce qui prend du temps et ce qui n'est pas rentable... le médecin qui consulte le patient fait une auscultation médicale, des diagnostics que l’infirmière ne sait pas faire... on passera surement à coté de symptômes silencieux en rapport avec la maladie suivit ou pas. Je pense que nombre de patients demanderons à voir aussi le médecin, ce qui est normal.

Deuxième problème : ET après ? Quelles tâches vont glisser et dans quelles conditions ? On sent bien le désir d'économie, le prochain pas : des aides-soignantes qui piquerons les Bilans sangs, dé-perfuseront, etc... des gestes que s'ils sont appris correctement peuvent être délégués facilement... Ce qui me pose problème c'est qu'au premier abord tout le monde se sentira valorisé mais le double effet kiss-cool c'est que les salaires ne suivront pas les responsabilités, ni la charge de travail... Les soins et l'entretien de bases plus personnes ne voudra les faire et ils seront bâclés... J'ai peur que l'on ne "délègue" pas, mais bien que l'on "relègue" le boulot qui prends du temps (et donc pas rentable) aux travailleurs moins qualifié donc moins payé... c'est valable surtout pour les infirmière, aides-soignantes et ASH. C'est du dumping social... qui n'en a pas le nom...

Donc au Final... je suis très Frileux...

Timeo Danaos

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2 commentaires

#2

pourquoi s indigner ?

20 ans d exercice dont 7en cancero. agir sur protocole, je suis pour ! laissons aux pros le libre choix! vu l état actuel de la santé et des finances....2 ans d etudes en plus, si ça continue, il va falloir bac+5 pour tous les métiers. le niveau d etude n a rien à voir avec le serieux du pro.d un point de vue qualité des soins, cela peut meme etre benefique. arretez de faire reference aux anglo saxons, ils ne sont pas exemplaires en tous points. j ai connu des faisant fonction bien meilleurs que certains specialisés.

Utilisateur supprimé

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494 commentaires

#1

On se réveille ?

Quelques un(e)s d’entre nous, ici, sur ce forum nous élevons depuis plusieurs années contre cette médecine low cost et pas seulement en cancérologie…

Nous avons recueilli (mais c’est pas grave) mépris et avons été élevé au rang de « résistant(e)s au changement » y compris de la part de blancs becs qui n’ont même pas commencé à travailler mais qui sont coatchés par les zélites auto proclamés de la profession.

Monsieur Amouroux s’emmèle les crayons avec toutes ses casquettes et selon avec laquelle il communique.