ETHIQUE

L'Argument infirmier peut-il exister par lui-même ?

Cet article fait partie du dossier:

Ethique et soin

    Précédent Suivant

La science infirmière fonde son discours sur le fait qu’il existe une autonomie et un argument qui seraient purement infirmiers. Si tel est le cas, quel est cette autonomie ? L’argument infirmier est-il si différent de l’argument médical pour qu’il ait besoin d’exister par lui-même et qu’il puisse être recevable par tous en tant que tel ? Quelle forme a-t-il ? Comment le reconnaître ?

sourires infirmières hopital

L’argument infirmier est-il si différent de l’argument médical pour qu’il ait besoin d’exister par lui-même

L’autonomie d’une idée se mesure à sa capacité d’exister avec ou sans la caution d’autrui, par le fait même qu’elle se donne sa propre loi, qu’elle est capable de la défendre et de la promouvoir. Il y a plusieurs façon de fonder l’autonomie, selon que nous l’étudions à travers le regard anglo-saxon ou bien par un focus plus kantien.

Une autonomie sans contraintes pour les anglo-saxons

Pour les anglo-saxons, l’autonomie ne peut se soumettre à aucune contrainte. Pour faire court, les anglo-saxons proposent une autonomie assez tranchée dans le sens où elle tend à appliquer vraiment sa propre loi. Il s’agit là d’un concept assez brut de décoffrage (même si j’y trouve beaucoup de charme...) et qui n’admet pas de nuance. Comme Adam Smith le propose pour le commerce, une pensée doit s’autonomiser et exister par la force de sa concurrence. Une pensée s’impose quand son offre...

Prolongez gratuitement votre lecture !

Afin de vous proposer une information et des services personnalisés, certains contenus d'Infirmiers.com sont en accès limité. Identifiez-vous pour bénéficier gratuitement de l'intégralité des articles.

Se connecter
Mot de passe oublié ?

Créer mon compte

Vous n'êtes pas encore inscrit sur Infirmiers.com ? Créez votre compte en quelques clics. C'est gratuit !

M'inscrire

Publicité

Commentaires (20)

mici souad

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#20

Présentation

Bonjour, je viens de m'inscrire.Je suis IDE depuis21ans,endos copiste depuis 2ans,Marocaine(casablancaise) .MES SALUTATIONS

binoute1

Avatar de l'utilisateur

567 commentaires

#19

pardon,

mais
1-en quoi mon pseudo est hallucinant ?
2- " ... l'enveloppement le holdind, le cariing." vanat de me pencher sur toutes ces "techniques" venues de l'autre coté de l'atlantique où tout est tellement mieux, je préfère avoir du temps pour faire mes pst correctement et discuter avec mes patienst plutot que de courir

christine54

Avatar de l'utilisateur

28 commentaires

#18

Secundo,

Je considère qu'il y a une véritable oblitération de toutes ces questions, éminemment éthiques (les conséquences sur les prises en soinset santé par les uns et les autres) par le gouvernement et que cette absence de précisions sur ce que doit être aujourd'hui l'activité libérale, afin qu'elle soit en adéquation avec les textes d'une part et les besoins en soins et santé d'autre part dans l'organisation actuelle, bref ce qui incombe véritablement aux infirmiers libéraux dans un paysage en pleine évolution.. Or le ministére de la santé et les grands penseurs en santé publiques sont actuellement complètement à côté de la plaque et obsédés par ce qu'ils pensent pouvoir maitriser sur fond d'un libéralisme désuet accordés aux professions libérales au lieu de repenser leurs complémentarité avec les autres cadres d'exercice. Un facteur de risque, en soins et santé, pour la population, exogène et iatrogène et de laisser aller..Ce n'est pas sérieux Les textes, simplement, sont appelés à ne plus être respectés sauf lorsqu'il y a obligation, traçabilité dans le cadre conventionnel. La future convention sera t-elle réactualisée à la lumière des changements ? Non Le rapport entre le droit et la morale professionnelle se distend. Bon nous aurons des cliniciens mais bon sang tout idel doit être un clinicien de base voire se spécialiser dans un champ disciplinaire ou un autre et travailler en complémentarité avec ses collègues.
J' n'imagine pas l'avenir autre ment..

christine54

Avatar de l'utilisateur

28 commentaires

#17

Ou en sommes nous?

Je trouve la réaction de Michael extrêmement saine. Quand il parle de la richesse de l'enseignement précédent, je pense aussi en effet que cet enseignement était en totale adéquation avec les textes définissant notre profession en terme de responsabilité et de compétences attendus chez tout professionnel issus de la filière infirmière. Dans les nouveaux métiers tout est pensé et ficelé à l'avance et le champ de l'activité de l'infirmier extrêmement ciblé OK mais que deviennent les infirmiers de base, par exemple,qui ont décidé d'exercer en libéral. ils ont choisi une activité généraliste à domicile où l'organisation en terme de soins et de santé est en pleine mutation. Quelles sont leurs responsabilité tant dans le cadre du rôle sur prescription que celui du rôle propre? Nous n'avons, de plus, aucune véritable traçabilité de cette activité sur le plan qualitatif. Comment penser, en terme de responsabilités et de compétences leur véritables missions au regard de l'évolution des besoins et des connaissance. Ce statut libéral qui fut le mien s'exerce aujourd'hui sur fond de clair-obscur où les pratiques libérales de l'un à l'autre sont extrêmement différentes ce qui me gêne si on se réfère aux textes dont je doute qu'ils soient aujourd'hui respectés "à la lettre"Il n'y a plus d'adéquation entre ces textes et l'activité réelle des uns et des autres, autrement dit de tous. Les textes nous accordent, en réalité, une grande autonomie..

CrisP

Avatar de l'utilisateur

50 commentaires

#16

belle énergie Mickael !

Bonsoir Mickael,

je vais réagir sur l'un de vos arguments qui me semble très pertinent. En effet nous passons d'un excès à l'autre avec cette universitarisation (bon, là faut inventer un mot...), je veux dire que l'université ne règlera pas en soi la légitimité de l'Argument infirmer. L'infirmier accumule un savoir conséquent par son expérience quotidienne et pour ma part, je pense que la juste mesure peut se trouver dans une pratique genre "PU/PH" un pied sur le terrain et un pied à l'université pour nourrir le savoir par la réalité du terrain. c'est, je l'avoue humblement, encore très évaporé comme idée... mais bon un aller/retour entre la réflexion et la pratique me semble être ne bonne piste pour développer et déplier ce qui me semble ne demander qu'à s'épanouir.
Merci pour votre réaction,

bonne route et portez-vous bien,

Christophe Pacific

mickaelm

Avatar de l'utilisateur

141 commentaires

#15

...()

…Quand les infirmiers seront payer au regard de leurs compétences et de leurs conditions de travail alors peut-être que le regard sociétal sera différent et permettra de légitimiser la parole infirmière en attendant réfléchissons à ce que nous voulons réellement pour notre profession…commençons peut-être par créer quelque chose pour nous et seulement pour nous, pour tenter d’avoir une vision plus objective de ce que la majorité des infirmiers veut….

mickaelm

Avatar de l'utilisateur

141 commentaires

#14

...

Tout infirmier ou tout au moins la majorité d'entre nous, rêve, attend ou espère, un soin plus humain. La question que vous soulevez est certes intéressante, mais me semble être au carrefour de différentes logiques dont les objectifs ne sont pas forcément convergents.

La formation infirmière du programme 1992 ne se suffisait pas à elle-même selon certains et il a fallu « l’universifier » pour la rendre légitime…cette formation a perdu une quantité non négligeable de ce que devait être le savoir faire infirmier « au profit » d’un savoir analytique et d’apport en sciences sociales…qui ne donne aucune clé pour le rapport humain celui-ci n’étant que l’expression de ce que l’on est devenu par notre expérience (expertise?) de la vie et de ses souffrances. Cette « simple » non prise en compte des richesses de la formation précédente résume à elle seule la complexité de notre positionnement professionnel.

La légitimité de l’argument infirmier ne se trouvera pas, à mon avis, dans les voies actuellement présentées par certains (formation universitaire – ordre infirmier).

La légitimité de l’infirmier devrait ne pas être un sujet de discussion mais la société à travers ses organisations nous interroge quotidiennement. Tout d’abord nos propres membres à travers nos rapports hiérarchiques. L’hôpital est le lieu par excellence du conflit médico-administratif et dans cette dynamique le positionnement du cadre de santé est déterminant. On nous fait apprendre plein de belles choses qui ne sont absolument pas en lien avec la réalité du terrain. Et tout à coup ce que l’on devrait faire pour le patient devient non possible pour des raisons financières…sauf qu’en tant que Diplômé d’état nous n’avons pas à prendre en compte ce type de critère car si on le fait on renie l’essence même de notre métier qui est d’être au service du patient (avec son autonomie et ses choix) et non de la société et de ses impératifs.

L’hôpital, de par ses organes de décision, rend l’argument infirmier illégitime car il lui impose une « évaluation » par ses « supérieurs »(il n’y donc pas de légitimité ou tout au moins elle peut être remise en cause) et ne le fait pas participer aux « évolutions »…j’en entends certain dire, mais si, il y a des cadres de santé…sauf que ce ne sont plus des infirmiers et je ne dis pas ici qu’il ne faut pas de cadre de santé.

Ensuite les projets de pouvoir continuer ses études jusqu’au doctorat…l’idée contre-productive par excellence : tout d’abord qui sera légitime pour déterminer ce qu’il doit y avoir dans le programme et le statut des intervenants?

La recherche et la sacro-sainte dynamique des données probantes…la recherche si elle est nécessaire doit être humble, partagée et critiquée pour être efficace, sinon ces conséquences sont :
1) la déligitimisation des infirmiers « non chercheurs » aux profits de ceux qui savent, et donc la fin de ce qu’est l’infirmier.
2) La normalisation sociale du patient et la négation de son caractère d’individu

L’ordre infirmier : de qui représente-t-il les intérêts?
De la population? Non il n’y a jamais eu de pétition des citoyens pour demander la création de ceux-ci
Des infirmiers ? Certainement pas ils n’y ont aucun intérêt ni financier ni statutaire puisqu’on rajoute encore une entité qui illégitimise.

Prenons l’exemple du Québec : grosse organisation que l’ordre…cotisation 500$ canadien par an, si vous ne payez pas vous ne pouvez pas exercer….pourquoi parcequ’on est trop lourd de 500$? En quoi le fait de ne pas payer nous rend moins compétent? Comme déligitimisation on fait difficilement mieux….et ce n’est pas tout pour déligitimiser encore plus, on force les infirmiers à suivre des heures de formations annuellement, à leur charge financière évidement….les « moyennement-convaincus » peuvent accepter ces deux critères…ensuite restent uniquement les « très convaincus » (ou intéressés d’une quelconque manière?) car en y regardant de plus près l’ordre québécois n’a pas empêché le fait que les infirmières soient devenues « incompétentes » pour certaines tâches qu’elles effectuaient auparavant, au profit d’autres professions émergentes, L’ordre n’a aucun pouvoir d’opposition vis-à-vis des choix du gouvernement…à l’hôpital on force l’infirmier à se faire vérifier ses préparations d’insuline par un collègue infirmier avant les injections et dans les centres d’hébergement pour personne âgées certaines unités n’ont que des Préposés aux bénéficiaires(à peu pres aides-soignants) de 16h à 8h du matin et ce sont donc ces mêmes professionnels qui font les insulines….
En conséquence il ne fait que participer à la destruction de la légitimité de l’infirmier….

La seule valeur internationalement reconnue est l’argent…car c’est l’étalon de valeur…commençons par payer décemment les infirmiers… dans ce sujet il a été question de diplôme universitaire complémentaires…ils ne sont actuellement pas payer…Quand les infirmiers seront payer au regard de leurs compétences et de l

CrisP

Avatar de l'utilisateur

50 commentaires

#13

à Christine et Binoute

ben, c'est simplement superbe comme réponse et l'écriture vous est aisée semble-t-il ! Merci Christine, ces mots sont ceux d'une belle humanité et d'une volonté de promotion et de dépli que je partage et il faudra que nous soyons nombreux pour l'opération "dépli".
Pour Binoute (ce pseudo est hallucinant...) l'aube de son épanouissement veut simplement dire que des techniques précieuses sont en évolution comme le toucher massage, l'enveloppement le holdind, le cariing... visant le bien être et non le thérapeutique. le toucher mérite aussi que nous le réfléchissions pour qu'il soit excellent. le bien être mérite lui d'être investi par le Soin qui gagnera ainsi sa majuscule.

christine54

Avatar de l'utilisateur

28 commentaires

#12

Il y a tant à dire et à faire (suite)

Le concept du care a bouleversé le monde politique, juridique, social. L'éthique du care, sans vouloir imposer une autre théorie de la justice, ni même rivaliser, a tout de même soulevé un immense débat en terme de raisonnement, de perspective. Notre singularité est là mais les problèmes se situe à plusieurs niveaux pour légitimiser l'argument infirmier: l'autonomie nécessite des compétences et je dirai qu'aujourd'hui il est grand temps de rappeler la clinique infirmière. Elle a son histoire mais elle a besoin d'évoluer pour répondre aux besoins de la population (ETP, prévention et syndrome de fragilité chez les plus a^ges etc..)Je parle par d'une clinique du terrain, autre qu'une clinique médico-sociale normative. Légitimiser l'argument infirmier dans une société ou tout est décidé à partir de jugements a priori (données de la sciences, type expériences faites ailleurs et transposition ) est difficile à défendre car souvent le raisonnement à partir de terrain est hypothético-inductif, fondé sur l'expérience, l'intuition, l'observation et non hypothético, déductif raisonnement privilégié là haut en santé publique et dans le cadre de l'universitarisation des sciences infirmières. Ceci dit , quelque soit l'objet d'une recherche, l'infirmière a aussi besoin, pour être autonome, de moyens. Il s'agit là de ses propres "capabilités" pour reprendre ce concept exposé par Paul Ricoeur que lui-même tenait d'Amartya Sen. Oui donnons aussi les moyens à l'infirmière d'exprimer son autonomie en tant que capabilités ..La route sera lonque mais tous les espoirs sont permis car notre place, oui, notre place à nous reste à côté de l'homme dans sa vulnérabilité et il y a tant à faire

christine54

Avatar de l'utilisateur

28 commentaires

#11

Il y a tant à dire et à faire (suite)

L'infirmière occupe une place stratégique et singulière, en matière de soins et de santé, dans notre société et sa soumission, effective, au médecin, ne fait pas d'elle une esclave, une exécutante aveugle. Son autonomie est une exigence tant dans le cadre du rôle prescrit que celui du rôle propre. Sa place lui permet d'aborder les questions, les enjeux sous une perspective qui lui est propre, tout à fait singulière, dés lors qu'elle se réfère aux textes définissant sa profession ce qui légitimise en partie son discours(selon sa cohérence ) Mais quelle est la plus grande différence entre le médecin et l'infirmière? La relation entre toute personne et le médecin est marquée , initialement, viscéralement, par l'espoir de guérison même si aujourd'hui, avec l'avènement des maladies chroniques et de la médecine palliative, le médecin a besoin sérieusement d'évoluer. La relation entre toute personne et l'infirmière est initialement, fondamentalement marquée(histoire des soins e de la profession) par l'espoir, pas seulement de guérison, l'espoir et en deçà, l'espérance de mieux être, voire de bien être, de moindre souffrance, de compréhension. Et chaque infirmière, par sa singularité par rapport au médecin et à tout autre, porte ces espoirs en elle en matière de soins et de santé et aborde chaque situation, ou qu'elle se trouve , quelque soit sa fonction, son statut sous une perspective singulière celle de ce qui fut, aussi, conceptualisé par Carol Gilligan, le care, care que je ne traduirai pas simplement par "prendre soin" car c'est trop réducteur, ne suffit à restituer l'exigence de compétences dans le soin, exigence prônée aussi par Carol Gilligan que l'on soit aujourd'hui proche ou professionnel. Ce que nous portons en nous est d'une richesse incroyable, d'une telle richesse que, trop c'est trop, nous n'en avons même plus conscience. C'est si lourd et nous rencontrons tant de contraintes.. (suivant)

christine54

Avatar de l'utilisateur

28 commentaires

#10

Il y a tant à dire et tant à faire

Merci Christophe pour cet article courageux et forcément provocateur susceptible de plusieurs choix de réponses: le premier relatif au lien entre argument infirmier et autonomie : il ne serait pas difficile de le démontrer et de démontrer surtout que l'autonomie infirmière existe et je laisse donc..le second entre argument infirmier et sa promotion via l'universitarisation sauf que l'universitarisation est élitiste prône l'excellence pour l'excellence plus que l'excellence au service de la cause et que le milieu universitaire est rude et non impartial, choisissant quelque peu ses "poulets" et là l'éthique de conviction peut néanmoins procurer de l'espoir.L'épistémologie démontre que le raisonnement lui-même n'est pas innocent.. Je laisse. Et parce que, mon ami, vous et moi sommes de la même fibre, merveilleusement humains, susceptibles de conditionnement, que, bien que vous soyez philosophe, vous êtes cadre et moi une vieille libérale, aristotélicienne dans l'âme, marquée par l'expérience de mon autonomie, je préfére une autre réponse (message suivant)

binoute1

Avatar de l'utilisateur

567 commentaires

#9

mais

que signifie "Le Soin est aujourd'hui à l'aube de son épanouissement " ???
et pourquoi une majuscule à soin ? cela a-t-il une signification particulière ?

CrisP

Avatar de l'utilisateur

50 commentaires

#8

Ah ! ça énerve un peu...

Bonjour à tous et merci pour vos réactions.

plusieurs précisions donc :

- Bien sûr, notre profession ne serait rien sans la médecine et j'ai beaucoup appris des médecins : grâce leur soit rendue !

- je ne cherche pas à "m'exproprier" de la science médicale mais de lui donner une valeur ajoutée : celle du Soin.

- Le Soin est aujourd'hui à l'aube de son épanouissement et le patient sera le premier à bénéficier de cet art en développement.

merci encore pour votre écoute, je ne prétends pas détenir une quelconque vérité mais je cherche les chemins qui nous font grandir.

Portez-vous bien,
Bien cordialement,

Christophe Pacific

binoute1

Avatar de l'utilisateur

567 commentaires

#7

@ M. NAGELS

quand vous écrivez "Dans le petit monde qui est le notre, les paramédicaux ne devraient pas regarder la science "en train de se faire", elle passe trop vite. Ils pourraient se préoccuper de la faire, eux aussi. La légitimité intellectuelle et méthodologique est produite par le doctorat. "
cela m'amène 2 questions :
-êtes vous un paramédical ?
- sans doctorat, on n'a pas de réflexion intellectuelle et méthodologique ?

loulic

Avatar de l'utilisateur

258 commentaires

#6

Pauvres diptères.

c'est pas la science que vous regardez passer, c'est votre nombril que vous admirez.

marc nagels

Avatar de l'utilisateur

2 commentaires

#5

Vers un argument scientifique !

Un grand merci pour cet article courageux - et téméraire - qui pose (enfin ? ) l'impérieuse nécessité du dépassement d'une "simple éthique de conviction". Les commentaires précédents le montrent à l'envie.
L'argument professionnel légitime n'est qu'une marche vers l'argument scientifique légitime. Que la science soit biomédicale retire t-elle quoi que ce soit au rôle propre ? Que la science soit humaine et sociale contrarie t-elle le rôle prescrit ?
Se doter d'une autonomie professionnelle suppose toujours de maitriser les conditions de sa propre réflexion distanciée vis à vis de son métier et de celui des autres. C'est par la formation scientifique et la rupture épistémologique que cela s’acquiert, pas le choix... Dans le petit monde qui est le notre, les paramédicaux ne devraient pas regarder la science "en train de se faire", elle passe trop vite. Ils pourraient se préoccuper de la faire, eux aussi. La légitimité intellectuelle et méthodologique est produite par le doctorat. Couplons-la à l'argument professionnel légitime, et peut-être, enfin, l’autonomie kantienne sera t-elle à portée.

loulic

Avatar de l'utilisateur

258 commentaires

#3

...

edit:

vous videz simplement la profession d'une partie essentielle de sa substance en abandonnant la part médicales aux autres professions de santé. Tout ça parce que vous vivez comme un joug la position médicale.

Mais quelle autonomie espérez vous en vous restreignant largement aux sciences humaines ?

Gloser dans le vide hors de portée du patient ?

loulic

Avatar de l'utilisateur

258 commentaires

#2

Toujours la même rengaine.

"Le rôle prescrit, symbole de notre soumission au corps médical"

Voilà, tout est dit. La soumission au corps médical.

C'est votre postulat, ça n'en fait pas une vérité pour autant. L'autonomie professionnelle peut très bien s'épanouir au coeur du rôle prescrit.

Vous vous expropriez de la matière médicale alors qu'elle notre.

Le rôle propre n'est pas mon coeur de métier, mon coeur de métier c'est le soin, et surtout la sécurité et l'analyse du risque lors de ces soins. Mon coeur de métier c'est aussi l'organisation de ces soins.

La scie continuelle chez les "penseurs" de la matière infirmière c'est l'extraction de la matière médicale au profit des sciences humaines.

Vous videz simplement la profession de sa substance

kawaks

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#1

_

Mais si le discours a besoin d'être reconnu par un diplôme quelque qu'il soit, n'est-ce pas diminuer la légitimité de l'infirmier "de base" ? Est-ce si gênant de se baser sur une opinion, un bon sens pour penser au bien de l'Autre ?
Je n'ai pas vraiment l'impression de ne pas être écouté en tant que professionnel, au contraire la proximité avec la personne permet de cerner au mieux ses besoins. Des formations avancées me paraissent intéressantes pour la techniques, pour le relationnel est-ce vraiment nécessaire ?
Pour finir, se faire "hurler dessus" ou avoir des conditions de travail déplorables, je doute fort qu'une spécialisation change le problème, au mieux elle peut redonner de la confiance en soi pour répondre.