ETHIQUE

Echanges nourris autour de l'empathie...

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Ethique et soin

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Christophe Pacific, cadre supérieur de santé, enseignant formateur, Docteur en philosophie, anime l'espace de réflexion "Ethique et Soin" dont l'ambition est "d'élever notre condition de soignant pour mettre en oeuvre une pensée critique qui tend à écrire le Soin en majuscule". Son dernier sujet intitulé "L'empathie : un concept en fin de vie ?" a suscité des échanges intéressants. Nous en rendons compte ici afin de poursuivre un peu plus encore la réflexion sur le sujet et nous engager "à ne pas panser/penser en rond". N'hésitez pas à partager également vos points de vue...

Guillaume33 a été touché par le sujet  A son tour, il argumente...

empathie

Admettre que nous ne pourrons jamais nous mettre vraiment à la place de notre patient, c’est déjà un pas vers la modestie qui nous fait défaut... nous dit bpardines

"Entendre qu’il est enseigné aux - futurs - soignants que l’empathie est un outil fiable qui puisse permettre d’interpréter rigoureusement les signifiants d’un patient me laisse sans voix. Peut-on seulement parler de fiabilité lorsqu’il s’agit de relation interpersonnelle ? Puisque tout est interprétation. Que nos ressentis passent au prisme de qui nous sommes. L’empathie - au delà de sa sémantique originelle, mais en lien avec le concept actuel - n’est pas comprendre ce que l’autre ressent… mais se connecter à l’autre et le rejoindre dans ce qui est ressenti. Sans s’identifier. Sans se mélanger avec ses émotions à lui/elle (sentiment universel de l’humanité que je perçois. Si je ressens du désespoir, je me connecte à ce que cette émotion peut générer, mais je garde une distance vis à vis de ce que cela représente pour moi). Quand je suis en empathie, je ne suis pas affecté.

J’accompagne la douleur humaine… sans pour autant me sentir touché, envahi voire perturbé. Si je suis affecté en tant qu’aidant, je perds mes moyens et du même coup les ressources pour accompagner… et la personne écoutée détecte que je suis mal à l’aise donc se restreint dans son expression, ce qui n’est pas non plus facilitant. Avoir le discernement pour distinguer si j’ai mal parce que je mesure sa tristesse… ou à cause de ce qu’elle génère chez moi....

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Commentaires (1)

CrisP

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54 commentaires

#1

merci pour ce débat nourri !

ce débat montre clairement la sensibilité soignante vis à vis de la nécessité de comprendre au mieux autrui. Avoir le souci de l'Autre c'est s'interroger encore et toujours. c'est ce que nous faisons alors réjouissons-nous !
Merci à vous tous.
Christophe Pacific