ETHIQUE

Farid Benyettou, infirmier diplômé d’État... et maintenant ?

Cet article fait partie du dossier:

Ethique et soin

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Une nouvelle vague d’étudiants en soins infirmiers a été admise au diplôme d’État le 25 mars dernier. Parmi eux, un homme : Farid Benyettou. Alors que les yeux se tournent, une nouvelle fois, vers l’ex "mentor" des frères Kouachi, l’Ordre des Infirmiers se prononce au sujet de son l’éventuel avenir professionnel. Ses "camarades" de promotion réagissent aussi...

Les professions réglementées comme infirmier  peuvent-elles s'ouvrir à des personnes avec de lourds casiers judiciaires ? Un débat complexe.

C’est une question qui taraude l’ensemble du corps paramédical. Avec son diplôme d’État d’infirmier, à quel avenir professionnel Farid Benyettou peut-il aspirer ?

Le jour des résultats, le 25 mars, à l'Ifsi de laPitié-Salpêtrière, interrogé par une journaliste du Point, ce dernier a affirmé s’être toujours inscrit dans ce chemin qu'est la réinsertion. Or, dans  cette quête de réhabilitation, cet ancien étudiant a gagné le soutien et la confiance de ses pairs. Je tiens à rappeler que Farid a été condamné par le passé et qu'il a purgé sa peine. Pourquoi revenir dessus ? Il a déjà été puni pour ses actes et il n'a jamais récidivé. Les personnes se plaignent continuellement du manque de réinsertion mais lorsque quelqu’un a réellement le désir de tourner la page, elles ne sont pas satisfaites. Faut-il devenir éboueur lorsqu’on sort de prison ?, s’insurge Christiane1, une ancienne étudiante de sa promotion.

Pour autant, face aux multiples réactions que suscite l’obtention de son diplôme, l’Ordre des Infirmiers se positionne de façon catégorique. Réinsertion, oui, mais... Déontologie, défend Thierry Amouroux, Président du Conseil de l’Ordre des Infirmiers de Paris. Et de poursuivre : Chacun a droit à la réinsertion. Une fois qu’on a purgé sa peine, on a le droit de reconstruire sa vie. Mais, sur les milliers de métiers qui existent en France, il y en a qui, par nature, peuvent poser...

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Commentaires (9)

Mamie suz

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1 commentaires

#9

Qui a payé

Je voudrais savoir qui a payé ses études
Les parents des pauvres victimes nous vous et moi a travers impôts etc

WUCAN

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19 commentaires

#8

Qu'est ce qui est le plus grave ?

Je connais personnellement une aide-soignante devenue étudiante infirmière qui, entre sa première et deuxième année de formation a été hospitalisée en psychiatrie et le diagnostic de schizophrénie paranoïde a été posé. Elle a failli étrangler son propre enfant qui n'avait pas trois ans. Elle est aujourd'hui sous traitement et va certainement avoir son diplôme...

Alors, qu'est ce qui est le plus grave ? Laisser un intégriste musulman repenti (bien que je n'y crois pas un seul instant, ces genres de personnages sont extrêmement forts pour jouer la comédie pour mieux frapper plus fort plus tard, il aurait fallu effectivement lui interdire l'accès à la formation...) exercer avec un diplôme qu'il a validé
OU BIEN
laisser exercer de vrais malades psychiatriques sous traitement qui ont aussi validé leur diplôme ?

Ce cas n'est sans doute pas isolé et c'est sans compter tous les infirmiers alcooliques et/ou drogués et/ou psychiquement malades qui exercent sans que personne, ne se doute ou ne dénonce RIEN. Mon ex-mari avait, il y a des années, dans son équipe, un collègue qui s'injectait des toxiques, régulièrement couvert par le cadre du service...

Il est question d'instaurer un suivi psychiatrique pour les pilotes d'avion, je pense qu'il faut d'urgence en instaurer un pour les professions de santé et celles en rapport avec les enfants. Les infirmiers ne sont malheureusement pas les seuls à avoir la vie des gens entre les mains et à être susceptibles de développer des pathologies psychiatriques... J'ai un autre exemple tragique d'une infirmière que j'ai connue il y a très longtemps qui, persuadée d'être investie d'un pouvoir supérieur, abrégeait seule, les souffrances des personnes dont elles s'occupait...
Un bon coup de ménage dans tout ce fatras, ça fera un peu moins de monde sur la place et peut-être qu'il y aura ainsi un peu moins de chômage ! Mais ça va relancer le débat sur la pénurie d'infirmières... Il faut savoir ce qu'on veut dans la vie...

dino

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320 commentaires

#7

Guantanamo, quand tu nous tiens...

Pour moi, c'est très simple : s'il y a problème il se situe en amont, au niveau de la loi qui permet aux personnes sortant de prison de rentrer dans le circuit et d'être, en l'occurrence, infirmier. En fait, cela relève du choix de société et en aucun cas de réactions épidermiques et de jugements de valeur donnés à chaud.
On pourrait en effet choisir de marquer au fer rouge tous les ex condamnés afin qu'ils expient leurs fautes tout le reste de leur vie. Pourquoi pas ? Mais personnellement, j'aimerais bien que l'on trouve un juste milieu entre laxisme et "tolérance zéro", ce fantasme que l'on sert régulièrement au journal de 20 h.

suzanne25

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6 commentaires

#6

réhabilitation des pédophiles

Que tous les pédophiles qui sont sortis de prison passent le concours d'entrée à l'IFSI, puisqu'ils ont déjà été jugés et condamnés, offrons leurs également une place de choix en pédiatrie. Ce serait également "juste".

Allo?_pital_?

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57 commentaires

#5

Nous marchons sur la tête...

Pour ma part, j'ai vraiment besoin de faire confiance au personnel soignant surtout quand je suis malade & diminué...

De plus, je fais partis des personnes que haïsses ces individus & acolytes... je ne serai vraiment pas rassurer de me retrouver seul dans une chambre avec lui devant me faire une injection... et c'est hors de question qu'il me touche moi ou quelqu'un de ma famille...

J'ai un poste idéal pour lui : Infirmier Psy auprès d'adolescents en galère, en rupture familiale, sociale... histoire de les aider a trouver une voie pleine d'avenir...

ou Infirmier chez les pompiers à l’aéroport à Paris...
ou Infirmier militaire parmi nos soldats...

Pourquoi ne propose-ton pas aux pédophiles qui ont "payés" leur dettes à la société une réinsertion comme infirmiers puériculteurs ?? (ou directeur d'école...)

C'est scandaleux qu'il soit parvenu a intégrer un IFSI... il pouvez
plutôt postuler pour devenir contrôleur aérien...

Et maintenant, nous ne savons plus quoi faire de la patate chaude... qui va prendre le risque de l'embaucher ? Et s'il y a un
accident ou une erreur avec un patient ? C'est une rechute ?

lylylou

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1 commentaires

#4

questions

bonjour,
Comment pouvez vous affirmer que "ses collègues ont été informés de façon quasi immédiate"? ceci est faux, les étudiants l'ont su pour la majorité par les journaux une semaine après les événement de janvier.
Tout comme le lieu de stage ou il se trouvait, le chef de service a demandé a ce qu'il arrète le stage. Donc pouvez vous m'éclairer sur: comment a t'il fini et validé son stage pré-pro du semestre 6? car la avec ses infos et sachant qu'il faut valider et finir tous ses stages (surtout le dernier) pour etre admissible au DE, il n'aurait pas du l'avoir pour une question qui n'a rien a voir avec son passé.

eusèbe

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499 commentaires

#3

Je me disais aussi...

...qu'il n'y avait plus, actuellement, de fait-divers sur lesquels rebondir : heureusement que Farid est là pour que l'on n'oublie pas ces chers ordinaux dont l'organisation est bien malmenée en ce moment.

Il serait aussi étonnant que ce nouveau diplômé aille demander à l'ordre l'autorisation de travailler alors que la majorité des infirmiers s'en passe avec raison.

Et qu'ont donc de plus que nous ces élus départementaux, puis inter-départementaux (en raison de la rareté des candidats) pour s'octroyer le droit de délivrer, ou non, la permission d'exercer à des personnes légitimement diplômés ?

eusèbe

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499 commentaires

#2

Comme certains.

Il peut aussi avoir des tas d'activités, comme certains, qui font qu'il ne verra aucun patient/client/résident de toutes ses longues journées de labeur ; et il pourra même donner son avis sur tout...

Utilisateur supprimé

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494 commentaires

#1

Les juges lambert et amouroux

[•••Réinsertion, oui, mais... Déontologie”•••]

[•••Il faut faire une distinction entre « le légal » et « le juste »•••]



Encore un exemple de l'inutilité et de la dangerosité de cette bande d'Illuminatis...

Rappelons pour le fond, que cet individu a été autorisé et que tout le monde dans les milieux autorisés connaissait son passé: police, justice, APHP, IFSI…etc) à passer le concours, suivre les études en IFSI et qu'il a obtenu son DE.

Oui mais, la réinsertion n’est pas dans le projet du code dit de déontologie du désordre infirmier parce que l’oni place ce qui lui semble juste au dessus de ce qui est légal.

La Loi s’applique aussi au machin ordinal qui n'est pas au dessus semble t'il...

C’est ce qui est dénoncé depuis des années par les opposants et ce, au delà du "cas" benyettou.

Et sinon, que propose le grand désordre comme reconversion payée encore une fois par le contribuable ?