ETHIQUE

Faut-il dénoncer les déviances professionnelles dangereuses ?

Cet article fait partie du dossier:

Ethique et soin

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Un cadre supérieur de santé a mis en ligne une pétition pour sensibiliser à la problématique de la dénonciation des déviances professionnelles dangereuses. Un sujet qui reste encore aujourd'hui tabou mais qui peut engendrer de graves conséquences pour celui qui ose dénoncer, pour celui qui ferme les yeux et pour le patient…

Les déviances professionnelles dangereuses peuvent avoir des conséquences gravissimes...

À l'attention : de Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes

Les médecins, les cadres de santé et les soignants intègres doivent pouvoir oser dénoncer les déviances professionnelles dangereuses, dans l'intérêt général des usagers des établissements de soins et des soignants qui font leur travail correctement. L'erreur est possible mais ne doit pas être cachée.

J'ai dénoncé une sédation terminale pratiquée par un infirmier à un malade à l'agonie, sans prescription médicale écrite, à l'aide de 22 ampoules de Midazolam (hypnovel), la modification du dossier du patient dont notamment l'heure du décès et le rajout de signes cliniques, alors qu'à la base il avait été noté que la famille réclamait une sédation et qu'il leur avait été expliqué que le patient ne souffrait pas.J'ai été montré du...

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Commentaires (7)

CrisP

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50 commentaires

#7

bateau ou galère... ?!

Pour reprendre les termes d'Augusta, c'est bateau effectivement mais aussi essentiel de de se positionner face aux exactions. car il ne faut pas perdre de l'esprit que "qui ne dit mot consent"...
le silence est aussi une position ! hélas moins brillante que celle qui demande du courage. Le silence nous enchaine au fond de notre propre galère.
il ne faut pas toutefois confondre courage et témérité, le courage est une vertu qui tend vers la juste mesure, la témérité est un excès qui peut retourner les conséquences contre nous-même et là, le bateau se transforme là aussi en galère.

cheikh list

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20 commentaires

#6

Innocent

Voilà Chirac omment il faut réagir lorsqu'on se sent agresser, il faut se défendre.
J'ai sous-entendu que tu n'avais pas raison. C'est le mode d'action du persécuteur: la manipulation mentale.
J'ai dévalorisé ta pensée sans le vouloir je m'en excuse. C'est la mauvaise foi du persécuteur.
Je t'ai désigné en public. C'est l'humiliation du persécuteur.
Je t'aime Chirac. C'est la séduction du persécuteur.
Bref, les persécuteurs out of game on trône.

Chirac, il faut parfois par l’intermédiaire de la presse dénoncer ces comportements déviants surtout lorsqu'ils sont reconnus par les soignants.

Bien sûr, Chirac tu restes sensible au problème

chirac31

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5 commentaires

#5

ca tombe sous le sens

d'accord a 100% avec toi cheik.je vois pas pourquoi tu t'adresses a moi en particulier à moins que aies pas bien compris mes propos. ;)

cheikh list

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20 commentaires

#4

On ne dénonce pas, c'est un secret pour personne!!!

Non, il ne faut pas le dénoncer, il faut le déclarer.
Le déclarant n'est pas l'agent fautif qui doit avoir des remords de signaler un comportement déviant.
Il existe un code de déontologie que nul n'est sensé ignoré.
La loi doit être respectée et appliquée.
C'est un devoir déontologique.

Chirac 31, j'ai signalé à mon cadre un comportement déviant chez un soignant exécrable envers toute l'équipe soignante.
Ce cadre m'a soutenu accompagné d'autres cadres, jusqu'à la direction qui a imposé une obligation de soins.
Le plus drôle, c'est le membre du CHCT qui m'a menacé le lendemain du signalement que j'allais regretté mon acte. Il voulait étouffer le problème qui existe depuis des années.
Malheureusement, la conscience professionnelle de certains n'est pas la même pour d'autres. La direction des soins à tranchê: çà suffit les menaces.
On parle aujourd'hui de dynamisme, de recherche clinique, de bientraitance, de qualité de soins.
Exit les déviances.

Récemment j'ai croisé un stagiaire IDE qui a constaté un cas de maltraitance, il a peur de le déclarer de peur de perdre sa titularisation. Son argument c'est que tout le monde le sait déjà, pourquoi prendre des risques sans preuves.
C'est un argument facile mais qu'en pensez-vous Chirac 31?

chirac31

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5 commentaires

#3

pourrait on etre en desaccord avec l'idée? non bien sûr

Dans l'absolu tout le monde est d'accord avec l'idée de cet article.
Évidement qu'il faut dénoncer les comportements déviants et a risques. C'est une lapalissade, un peu comme si on demandait à quelqu'un est ce que tu es pour la toxicomanie? ... réponse évidente non... personne ne peut être pour.
Là où il faut faire la part des choses c'est quand on parle de:
- choses qui sont relatées par la presse et pas forcement très justes pour argumenter son idée et c'est bien dommage de ne pas avoir d'arguments plus solides.
- quand on remet en cause une décision de justice, décision qui peut évidement être discutée, sauf que la justice quand elle rend une décision tient compte de beaucoup de paramètres qui ne sont pas évoqués ici et dont on ne sait rien dans cette affaire évoquée.
Le monde n'est pas parfait ni juste, on le voit tous les jours, et c'est bien de se battre pour le rendre meilleur, mais les arguments sur lesquels reposent cet article défendant une juste cause sont des fondations bien fragiles.

augusta

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68 commentaires

#2

C'est bateau....mais...

Merci de nous faire partager ce témoignage.
Je partage entièrement votre point de vue.
Quand on travaille dans le soin, que ce soit de l'ASHQ au CSS, l'intégrité comme la conscience professionnelle ne doivent jamais disparaître de nos pratiques.
C'est bateau....mais malheureusement il faut le rappeler!

Merci à vous

execho

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188 commentaires

#1

la grèce

est le pays d'Hippocrate