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Le DPC "en soutien des politiques de santé et enjeux professionnels"

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Toute profession de santé est concernée par le DPC, une spécificité française. L'Agence nationale du Développement Professionnel Continu (DPC) des professionnels de santé de France regroupe 31 professions, des infirmiers aux médecins en passant par les sages-femmes, soit : 1,7 millions de professionnels au total. Sa directrice générale, Michèle Lenoir-Salfati, faisait récemment le bilan de l’année 2017, avançant les axes de la réforme du DPC mais aussi plusieurs pistes de réflexion pour 2018. Elle envisage notamment de favoriser les dynamiques interprofessionnelles et d’accompagner au plus près les transitions de carrière.

Salle formation

L’enregistrement d’environ 2000 organismes de formation, le renforcement de sa politique de contrôle de la qualité ainsi que le démarrage des travaux de développement du document de traçabilité ont été des faits marquants en 2017 »

Le DPC est un parcours de trois années au cours duquel tous les professionnels de santé doivent faire différents types d'action : de la formation, mais aussi évaluer leurs pratiques - un point important- et gérer leurs risques, rappelle Michèle Lenoir-Salfati, Directrice Générale de l’Agence nationale du Développement Professionnel Continu. Pour plus d’informations : www.mondpc.frNotre objectif pour demain : positionner le DPC en tant que dispositif de pointe en soutien des politiques de santé et enjeux professionnels, assure-t-elle. L’année 2017 a donné des résultats satisfaisants selon sa directrice. L’enregistrement d’environ 2000 organismes de formation avant la fin du mois de septembre, le renforcement de sa politique de contrôle de la qualité ainsi que le démarrage des travaux de développement du document de traçabilité ont été des faits marquants en 2017, souligne la dirigeante.

 Michèle Lenoir-Salfati souhaite « positionner le DPC en tant que dispositif de pointe en soutien des politiques de santé et enjeux professionnels.

Chiffres clés du DPC au 31/12/2017

  • 2 012 organismes de DPC
  • 15 282 actions de DPC dont 6183 à destination des infirmiers et 3755 à destination des aides-soignants
  • 173,2 millions d’euros pour le financement du DPC 2017
  • 298 128 comptes personnels créés sur mondpc.fr
  • 184 248 inscriptions à une action de DPC
  • 140 093 professionnels de santé inscrits
  • Parmi le Top10 des combinaisons de professions rencontrées lors d’actions de DPC visant plusieurs professions on retrouve à la 1ere place les actions aides-soignants/infirmiers, à la 3e place les actions médecins/infirmiers, en 5e position les actions aides-soignants/infirmiers/médecins et en 9e position les actions aide-soignant/ergothérapeute/infirmier/psychomotricien.
  • Concernant les infirmiers, 82,1 % des actions ont eu lieu en présentiel, 3 % en non présentiel et 14,8 % de façon mixte.
  • Concernant les aides-soignants, 89,4 % des actions ont eu lieu en présentiel, 1,7% en non présentiel et 8,9 % de façon mixte.
  • 44 779 infirmiers sont inscrits en 2017 contre 41 614 en 2016.
  • Les libellés les plus sollicités par les infirmiers sont : plaies et cicatrisation, abords veineux centraux, plaies chroniques et cicatrisation, prise en charge des plaies et cicatrisation, hypoanalgésie en équipe de soins.

Améliorer encore le niveau de contrôle

L’agence revient sur la réforme mise en service, abordant plusieurs points : l’enregistrement des organismes de DPC (2012 sont enregistrés auprès de l’Agence à ce jour), le plan de contrôle des actions de DPC (qui sera encore amélioré en 2018), la qualité de l’offre DPC proposée par les organismes… L’une des ambitions de l’Agence est d’améliorer encore son niveau de contrôle par les professionnels eux-mêmes. L’Agence mettra ainsi en place un dispositif de signalement, accessible sur son site, dès lors qu’un participant à une action de DPC ou un tiers souhaite alerter l’Agence sur un fait portant atteinte à la qualité du dispositif ou à son bon fonctionnement.

Vivant au quotidien leur maladie, les patients, notamment atteints de pathologies chroniques, développent une expertise complémentaires aux connaissances scientifiques et cliniques des professionnels.

Quels axes de développement pour 2018 ?

Michèle Lenoir-Salfati s’est aussi attachée à définir des pistes de réflexion  sur des améliorations et des évolutions à apporter pour 2018 : 

Enrichir les actions de DPC de l’expérience patient. En effet, l’expérience, les perspectives et les savoirs des patients peuvent être un levier d’amélioration des pratiques professionnelles. Le travail engagé sera approfondi avec les associations de patients pour mieux intégrer cette expérience, précise l’Agence.

Favoriser les dynamiques interprofessionnelles - En associant les compétences et connaissances issues des différentes disciplines, une meilleure coordination des soins et articulation entre les professionnels doit se mettre en place. Aujourd’hui, en effet, seuls 15% des formations proposées par les organismes de DPC sont pluriprofessionnelles.

Répondre aux évolutions scientifiques et technologiques - Autre défi : répondre au plus près aux évolutions scientifiques et technologiques en accompagnant leurs impacts sur les compétences et les pratiques des professionnels de santé.

Accompagner les transitions de carrières - Les besoins des professionnels de santé varient selon le moment de leur carrière, leur mode et lieu d’exercice, le profil de leur patientèle… L’Agence compte donc répondre à cette diversité de profils et de besoins  avec une offre adaptée. Elle précise sur ce point qu’une première réflexion sera menée autour d’une offre adaptée aux débuts d’exercice des professionnels (…) afin de garantir une continuité pertinente entre formation initiale et DPC.

Enfin, l'arrêté le dernier date de 2015) fixant les orientation prioritaires du DPC doit être publié cette année (certainement au mois de juin 2018) pour la période 2019-2021. Les priorités sont définies par le ministère des Solidarités et de la Santé mais devraient suivre la stratégie nationale de santé. De fait, les questions d'épuisement professionnel et de la prise en charge des professionnels de santé en souffrance devraient logiquement y figurer. Il y a en effet un besoin urgent de prévention et de formation sur ces questions qui agitent fortement les soignants et en ce début d'année plus encore. Michèle Lenoir-Salfati souhaite positionner le DPC en tant que dispositif de pointe en soutien des politiques de santé et enjeux professionnels. C'est donc le moment où jamais d'y parvenir.

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