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Fonction publique : Nicolas Sarkozy veut réformer le temps de travail

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Fonction Publique

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Révision du temps de travail et réduction des effectifs dans la fonction publique sont au programme de Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle de 2017, détaille-­t-­il dans un livre paru le 24 août 2016. 

S'il est élu président en 2017, Nicolas Sarkozy prévoit de réduire les effectifs des fonctionnaires et de réviser leur temps de travail (photo issue de son compte Facebook).

Dans son livre intitulé "Tout pour la France", Nicolas Sarkozy annonce officiellement sa candidature à l'élection présidentielle de 2017 et, par conséquent, à la primaire "de la droite et du centre" prévue en novembre. A la fin de son ouvrage, il indique sur 15 pages son programme dans le domaine de la santé. Dans une autre partie, il revient sur sa position sur le temps de travail dans la fonction publique, les effectifs ainsi que sur les jours de carence en cas d'arrêt maladie. Il précise tout d'abord que "la problématique n'est pas celle 'théorique' de l'Etat ou de la considération que nous devons avoir pour le travail des fonctionnaires". Chacun de nous est fier de voir la capacité de mobilisation de nos services publics lorsque se produit une catastrophe, un attentat, un drame, un accident, affirme-­t-­il en citant notamment le rôle des "services de santé" dans ces situations. L'alternance de 2017 ne constituera donc pas le grand soir de l'Etat ou de la fonction publique, tente-­t-­il de rassurer. Les réformes à envisager visent plutôt à "améliorer la qualité" par rapport à la "quantité" et la promotion par "l'effort personnel" plutôt qu'à "l'ancienneté". Déplorant qu'une "partie de la fonction publique ne [soit] pas aux 35 heures", il souhaite que chaque fonctionnaire soit "tenu" de réaliser ce temps de travail, "sans augmentation de salaire". Mais il faudra aller plus loin en portant la durée hebdomadaire du travail dans la fonction publique de l'Etat à 37 heures, cette fois payées 37 heures, estime­-t­-il.

Chacun de nous est fier de voir la capacité de mobilisation de nos services publics lorsque se produit une catastrophe, un attentat, un drame, un accident.

Pour les collectivités territoriales, il suggère de laisser la "liberté" à leurs exécutifs de fixer la durée de travail, en partant du préalable minimum des 35 heures. Il ne précise pas, en revanche, sa position concernant la fonction publique hospitalière (FPH). Nicolas Sarkozy affirme également son souhait de réduire les effectifs de la fonction publique de 300 000 postes sur cinq ans, afin de "diminuer le montant des dépenses publiques". Nous devons reprendre la politique du non­remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, souligne-­t-­il. Il ajoute que les forces de la justice, de l'armée, de la police et de la gendarmerie seront exonérés de cet effort. Estimant par ailleurs nécessaire de "remettre à égalité les règles du privé avec celles du secteur public", il propose de rétablir la période de carence en cas d'arrêt maladie et de la porter à "deux jours". Il suggère aussi de "mettre le calcul des pensions du public dans la même logique que celles du privé", en calculant les retraites des fonctionnaires sur les 25 dernières années et non plus sur les six derniers mois, mais en intégrant les primes du public dans le calcul des pensions.

Trois projets de loi dès l'été

Plus globalement, en matière économique, il promet "d'agir vite" et "sur plusieurs fronts à la fois". S'il est élu, il souhaite que le Sénat et l'Assemblée nationale examinent à l'été 2017 trois textes : une loi de finances rectificative et une loi de financement rectificative de la sécurité sociale "pour voter les baisses des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires sur la durée du quinquennat"; et "un projet de loi sur le renforcement de la compétitivité de nos entreprises, avec notamment la réforme du marché du travail". S'agissant des entreprises privées, outre une diminution des prélèvements obligatoires pour alléger leurs charges, Nicolas Sarkozy promet une transformation du "fameux CICE" (crédit d'impôt compétitivité emploi) pour qu'il soit moins "complexe". Il affirme aussi son souhait de "doubler" le montant des sommes consacrées au CICE. Il s'agira donc pas moins de 34 milliards d'euros que, au final, nous consacrerons à la compétitivité de nos entreprises par un mouvement de diminution des cotisations sans précédent, affirme-­t-­il. Dans une autre partie, consacrée au dialogue social dans les entreprises et à une loi sur "le droit du travail" qu'il souhaiterait aussi présenter, il précise que la "suppression" du compte personnel de prévention de la pénibilité constitue, pour lui, "une autre évidence". Nous supprimerons le compte pénibilité et engagerons un vaste plan [...] d'amélioration de la qualité de vie au travail, affirme-­t­-il, estimant que "les perspectives d'amélioration sont immenses" dans ce dernier domaine.

Nous supprimerons le compte pénibilité et engagerons un vaste plan [...] d'amélioration de la qualité de vie au travail.

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Commentaires (1)

eusèbe

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501 commentaires

#1

Has been...

Les français n'en veulent plus comme président, cet article est futile.
Quoi d'autre ?