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Projet Hirsch "encore des points de frottements mais les évolutions continuent"

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"On a repris la voie du dialogue social" sur les questions d'organisation du travail à l'Assistance publiquehôpitaux de Paris (AP-HP), s'est félicité le 12 janvier dernier le directeur général de l'institution, Martin Hirsch, lors d'une rencontre organisée par l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).

AP HP

Après presque deux de conflit, Martin Hirsch, directeur générale de l’AP-HP, se réjouit d’une sortie de crise.

La réforme s'est mise en place entre le printemps et l'automne 2016 dans un climat conflictuel, a rappelé Martin Hirsch. Un accord a été signé le 27 octobre 2015 entre la direction générale et la CFDT de l'AP-HP mais l'intersyndicale (CFTC, CFE-CGC, Usap-CGT, FO et Unsa) a continué en 2016 pendant plusieurs mois à demander le retrait de la réforme. De premières mesures correspondant à un retour aux dispositions réglementaires (application du cadre légal, fin des journées extra réglementaires) ont été appliquées à compter du 1er avril 2016. Les éléments impliquant des changements d'organisation (fin des 7h50, généralisation de l'équipe de journée) ont été mis en oeuvre après l'été. Martin Hirsch reconnaît que la réforme représente pas mal de changements pour beaucoup d'équipes. On a repris la voie du dialogue social, les instances fonctionnent [et] on a beaucoup de chantiers en commun, s'est-il réjoui.

Il y a encore des points de frottements mais les évolutions continuent.

Il a évoqué un travail sur la "déprécarisation" du personnel avec un premier volet en 2016 et un deuxième pour 2017 qui sera officialisé la semaine prochaine, après trois à quatre mois de discussion avec les organisations syndicales. Il a également fait part d'avancées sur les liens entre l'organisation des médecins et celle des paramédicaux (concordance des temps médicaux et soignants). Il y a encore des points de frottements mais les évolutions continuent, a-t-il observé.

Sur la grande équipe, c'est-à-dire sur le principe d'alternance du travail le matin et l'après-midi, l'AP-HP a donné son accord à quelques établissements pour ne pas l'appliquer de manière stricte (15 jours l'un, 15 jours l'autre) et trouver des arrangements plus souples. Martin Hirsch s'est déclaré conscient que l'alternance était plus compliquée en région parisienne en raison des problèmes de transport. Les plannings des personnels sont programmés sur 12 semaines, et donc, le premier cycle avec la grande équipe allait jusqu'à la fin de l'année mais les personnels pouvaient encore avoir des comptes épargne-temps (CET) importants, a-t-il expliqué. Nous ne sommes pas encore en « vitesse de croisière » pour avoir suffisamment de recul et en tirer des enseignements généraux, a-t-il souligné. Il a indiqué qu'il n'y avait pas de poussée anormale d'absentéisme liée à la mise en place de la réforme.

S'agissant de l'organisation en 12 heures, deux ou trois services y réfléchissent mais aucun service, qui ne l'appliquait pas encore, ne l'a adopté à ce jour, a rapporté le directeur général.

Une réflexion sur les valeurs à finaliser pour le printemps

Martin Hirsch a indiqué avoir impulsé une réflexion collective sur les valeurs de l'AP-HP qui devrait être finalisée au printemps. Une consultation sera lancée la semaine prochaine auprès du personnel à partir d'un premier travail élaboré par un groupe de 25 professionnels représentatifs des différents métiers de l'institution. On a des valeurs extrêmement fortes qui ne sont pas dans les têtes de tout le monde mais doivent être partagées et continuer à être intangibles, a-t-il noté.

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