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Un livre dédié aux "dames blanches" rend hommage aux IDE

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Livres de la rédaction

Durant 30 ans, Ver au Vent a exercé son métier d'infirmière avec beaucoup de passion en Belgique. Elle raconte son histoire dans un livre, « Une Dame blanche », dans lequel nombre de professionnels en exercice devraient se reconnaître. Il s'agit d'un bel hommage à la profession en cette Journée internationale de l'infirmière.

Equipe médicale

Dans son ouvrage « Une Dame blanche », Ver au Vent rend un bien bel hommage aux infirmiers et au travail qu'ils accomplissent au quotidien.

30 ans de carrière, cela laisse des traces. Pour rendre hommage à la profession qu'elle aime tant, Ver au Vent1, qui a été infirmière en Belgique, raconte son vécu dans l'ouvrage Une Dame blanche. L'objectif : faire connaître la profession au grand public qui côtoie, de près comme de loin, les infirmiers et les sensibiliser à leur exercice quotidien, souvent bien loin des préjugés fréquemment associés au métier. Connaissez-vous réellement le boulot d'une infirmière, interroge ainsi l'auteur. Vous qui, un jour, serez en contact avec l'une d'elles. Parce que, malheureusement, la maladie fait partie de la vie sur terre, vous aurez un jour besoin des ces Dames qui soigneront vos plaies...

Un chemin semé d'embûches

Bien qu'ayant effectué ses études en Belgique dans les années 80, le parcours de Ver au Vent n'est pas très différent des infirmiers ou étudiants pratiquant à notre époque. À l'âge de 17 ans, elle prend la décision d'entamer des études d'infirmière en Belgique. La plus belle chose au monde, pour moi, est la naissance d'un enfant, et je décidai, d'une manière ou d'une autre, que je serais témoin actif ou passif de ce moment si merveilleux, se remémore Ver au Vent dans son ouvrage. Le début d'une grande vie pour un nouveau-né. Pour moi, le début d'une longue carrière.... Pour se conforter dans son choix, l'auteur choisit de faire un stage d'une semaine dans un service de maternité. Cette expérience est rude puisque lors des premiers jours, Ver au Vent, impressionnée par une énorme quantité de sang, s'évanouit. Tu es bien certaine de vouloir être infirmière, lui demande une soignante. Tu sais, le sang fait partie de notre boulot quotidien !. L'auteur ne se laisse pas abattre par son baptême du sang et entame tout de même ses études en vue de devenir infirmière, persuadée qu'avec le temps et l'expérience, elle s'habituera. Alors qu'elle était une élève plutôt moyenne durant sa scolarité antérieure, elle réussit ses examens sans difficulté. Mais comme beaucoup d'étudiants, elle a dû faire face à une chargée de cours qui ne l'appréciait guère et qui a invalidé l'une des épreuves pratiques.

Toutefois, pas question pour Ver au Vent de se laisser faire… Quelle peau de vache ! Je suis hors de moi. Je fais part à la direction de l’école d’infirmière de cette injustice et j’exige de représenter mon examen, au plus vite, en présence d’un témoin. Ma demande est acceptée. Devant la même monitrice et une autre - désignée comme assesseur - , j’excelle dans un soin de technique chirurgicale ! J’ai gagné !, se réjouit-elle.

Entre anecdotes et dénonciations des conditions de travail

Tout au long de son ouvrage, Ver au Vent s'attache à raconter les histoires, drôles et moins drôles, qui l'ont marquée, notamment le fameux fou rire interminable et incontrôlable dont elle a été victime à la morgue. Nous avons ri, avec ma collègue, pendant une heure au moins, se souvient-elle. Nous riions de stress et de nervosité à en avoir mal au ventre. De véritables larmes coulaient sur nos joues.

Une Dame blanche est également l'occasion de dénoncer le manque de reconnaissance que subissent les infirmiers, quel que soit leur lieu d'exercice. Dans ce métier, je pense sincèrement m'être investie à fond, comme beaucoup de mes collègues, par amour du métier, par respect du genre humain, par besoin de donner de soi pour la santé des autres. Le problème, c'est que dans sa propre famille aussi, il faut donner beaucoup, mais cela c'est normal et nos enfants, chaque jour, nous en sont reconnaissants. Là où le bât blesse, c'est que la « reconnaissance » de notre métier par certains patients, certains médecins, certains « autres », n'est pas souvent au rendez-vous !, estime l'auteur.

Ver au Vent estime tout de même que les infirmières ne pourront jamais être supprimées, elles sont trop précieuses pour la santé de la société, mais je crois qu'avec le temps, les infirmières vont finir par prendre le dessus. Et c'est tout le bien que nous souhaitons aux infirmiers à l'occasion de leur Journée internationale célébrée ce vendredi 12 mai 2017 !

Ver au Vent, Une Dame blanche, The book edition, 251p., 12 €.

Note

  1. L'auteur souhaite rester anonyme.
Creative Commons License

Journaliste Infirmiers.com aurelie.trentesse@infirmiers.com  @ATrentesse

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