INFOS ET ACTUALITES

Et si certains grands décideurs politiques étaient hospitalisés…

Ce récit est une fiction partagée par Ver au Vent qui raconte la prise en charge de certains grands décideurs politiques à la suite d'un attentat. Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite ( … ou pas!).

samu ch versailles

Et si les décideurs politiques bénéficiaient de la même prise en charge que l'ensemble des Français ?

Suite à un attentat survenu au parlement européen à 15h18 précises, plusieurs hauts fonctionnaires politiques sont grièvement blessés. Les services de pompiers et d'ambulances se dépêchent d'évacuer ces victimes...

Arrivée au service des urgences : panique. Le personnel, en sous effectif comme toujours, court dans tous les sens. Les patients doivent attendre avant de pouvoir bénéficier de la moindre attention. Ils doivent patienter et patienter encore...

Une des membres du parlement, en état de choc, en obésité morbide, souffre de détresse respiratoire. Sous oxygène, cette patiente est agitée, confuse. Un autre patient (haut fonctionnaire français) est brûlé aux deux avants-bras ; des bribes d’un costume hors de prix fondues et incrustées sous sa chair le font hurler de douleur. D’autres patients affluent aux urgences. En manque de lits et de personnel, les plus valides sont « parqués » sur des chaises roulantes en attendant d’être stabilisés et redirigés vers un service adéquat dans les étages. Enfin, un stagiaire infirmier se libère et faute de brancardier, s’occupe du transfert des patients.

En hospitalisation, les chambres privées sont déjà toutes occupées, seule solution, affréter une salle commune in extremis pour installer les parlementaires. Peu de personnel paramédical pour ce département.

Le patient brûlé aux deux avant-bras cherche son portable pour prévenir les siens. Pas moyen de l’attraper, il est très agacé et exige une infirmière immédiatement. Pas de personnel disponible.

La patiente en détresse respiratoire s’agite, elle doit se soulager. Impossible de se lever seule. Pas de personnel. Elle souille son lit. Pas de personnel disponible pour le changer. Le staff médical et paramédical est en pleine réanimation pour un arrêt cardiaque d'un adolescent amené en urgence et dans le coma suite à une overdose.

Un autre patient en delirium tremens menace l'infirmière et exige de quitter immédiatement sa chambre : il a arraché ses perfusions. Il l’agresse physiquement. L’infirmière s’effondre.

Une dame âgée vient de tomber de son lit, elle saigne au niveau de la tête, étendue sur le sol, inconsciente, sa respiration est difficile.

Puis arrive l’heure des repas pour les patients. Une aide-soignante doit gérer seule tout l’étage. La tension est palpable, les patients devant rester à jeun assaillent le personnel infirmier et exigent de voir un médecin illico. Certains hospitalisés ne peuvent manger seuls, l’aide de soin n’arrive pas à contenter tout le monde. Tant pis, ils mangeront froid.

Un patient sort en trombe de la chambre 218, son voisin de lit semble décédé, il panique... Où sont les infirmières ?

Dans la chambre commune, les râles de la patiente en détresse respiratoire incommodent le patient brûlé aux avants bras, il exige de changer de chambre. Pas de personnel disponible.

Il est 20 heures, la garde de nuit prend le relais. Les infirmières de jour ne quittent pas le service, c’est toujours le chaos à l’étage. Et la nuit ne fait que commencer…

Malgré leur immunité parlementaire, rien ni personne ne peut quoi que ce soit contre cet état de dépendance. Tous les patients, qu’ils soient hommes ou femmes, brûlés, cardiaques, insuffisants respiratoire, en état de manque ou dans un besoin quelconque, sont vêtus de la même blouse d’hôpital, aucune distinction. Tous ont besoin en urgence d’aide médicale ou paramédicale... Et toujours pas de personnel disponible.

https://www.facebook.com/Verauvent/

Publicité

Commentaires (1)

mickaelm

Avatar de l'utilisateur

141 commentaires

#1

réalité

le pire dans cette fiction, ce n'est pas que l'on puisse croire que ces patients aillent dans le service public, mais ce qui est inenvisageable c'est que ces personnes ne puissent bénéficier d'une priorité dûe à leurs reponsabilités....

j'ai un rêve, que tout membre, ainsi que sa famille, du gouvernement soit obligé de passer par le service publique, sans traitement de faveur, pour tout soin...je suis sûr que cela les rendrait plus attentif aux réalités...

on peut toujours rêvé...