AU COEUR DU METIER

Florence Nightingale - La jeunesse (2)

Cet article fait partie du dossier :

Histoire de la profession

Florence Nightingale, née le 12 mai 1820 à Florence, morte le 13 août 1910 à Londres, est une infirmière britannique, pionnière des soins infirmiers modernes et de l'utilisation des statistiques dans le domaine de la santé. Alex Attewell en dresse le portrait au travers de différents articles. Dans celui-ci, Alex Attewell se penche sur la jeunesse de Florence Nightingale.

Source : commons.wikimedia.org - La jeune Florence Nightingale.

Née en 1820, Florence était la fille cadette de William et Frances Nightingale, couple aisé issu d’adeptes de la doctrine unitarienne (dissidents de l’Église anglicane). Elle a grandi à une époque marquée par de profondes mutations sociales, dans un milieu ouvert aux idées libérales et réformatrices. Son grand-père maternel, William Smith, membre du parlement pendant quarante-six ans, fit partie de ceux qui militèrent avec succès pour la liberté religieuse et pour l’abolition de l’esclavage. Plusieurs membres de sa famille s’étant intéressés à la politique, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’elle se soit sentie profondément concernée par les grands problèmes de son époque.

Le père de Florence supervisa l’éducation de celle-ci en même temps que celle de sa sœur, Parthénope. Il avait fait ses études à l’Université de Cambridge et  il établit pour elles un programme qui comportait le latin, le grec, l’histoire, la philosophie, les mathématiques, les langues modernes et la musique. William Edward Nightingale avait des idées modernes sur l’amélioration de la société et sur l’éducation des femmes. Aussi mit-il dans l’éducation de ses filles tout le sérieux que l’on accordait plus souvent à l’éducation des fils. Si Parthénope préférait le dessin, Florence était naturellement portée aux études. L’aide substantielle qu’elle devait apporter plus tard à Benjamin Jowett pour sa traduction des  Dialogues de Platon en dit long sur l’étendue de son érudition.

Pour une jeune femme de son milieu social, les occasions de tirer concrètement parti de ce qu’elle avait appris étaient rigoureusement limitées. Dès l’adolescence, elle commença à se rendre compte qu’il était difficile de concilier l’attrait des plaisirs d’une vie familiale très mondaine et un profond désir d’agir.

Notes sur l'auteur : Alex Attewell (Royaume-Uni)

Après avoir occupé le poste de conservateur adjoint du musée d’un hôpital dans l’ouest de l’Angleterre, il est entré au musée Florence Nightingale de Londres en 1989. Membre associé de la Museums Association en 1993, il est nommé conservateur du musée Florence Nightingale en 1994. Il est souvent appelé à donner des conférences, à participer à des émissions de radio et de télévision et à organiser des expositions temporaires sur le thème qui lui est familier.

Ce texte est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée (Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol. XXVIII, n° 1, mars 1998, p. 173-189. ©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2000

Retour au sommaire du dossier Histoire de la profession

Publicité

Commentaires (0)