AU COEUR DU METIER

Passer les fêtes de fin d'année à l'hôpital : fun ou pas fun pour les soignants ?

Des Noël homériques, des 1er de l'An d'anthologie, des réveillons festifs, des soirées gâchées par des événements imprévisibles, risibles ou dramatiques, vous en avez tous vécu. Alors à la question « passer les fêtes de fin d'année à l'hôpital : fun ou pas fun ? », voici quelques réponses de confrères... Que ces quelques lignes accompagnent et encouragent tous ceux qui sont de garde en cette période de fêtes ! L'année prochaine, ils pourront à leur tour, en témoigner... Et n'oubliez pas de prendre AUSSI soin de vous !

noël, hôpital, sapin

Que ces quelques lignes accompagnent et encouragent tous ceux qui sont de garde en cette période de fêtes !

Si Nadia revoit avec plaisir une bataille aux marqueurs et paillettes... Jennifer se remémore la frayeur vécue un 24 décembre au soir où elle était en panne dans l'ascenseur avec le sac de courses pour notre repas du soir entre collègues... J'en rigole maintenant mais j'étais pas fière à l'époque.... Christel, de son côté, se souvient notamment d'un super réveillon aux urgences en équipe – médecin,infirmier(e), collègue de radio... avec l'anesthésiste qui vérifiait le Glasgow des huîtres avant de les manger (!) et d'un feu d'artifice avant l'arrivée tonitruante des véhicules de pompiers ! Alexandra témoigne à son tour : un nouvel an, on a fait ça avec les collègues du service d'en face (on était 4 car de nuit donc 2/service). On a ouvert les portes, pris les bips, et on s'est installés pile entre les deux services. Mon service était le plus chargé, ma collègue est venue m'aider à finir plus vite mon tour. C'était très sympa ! Finalement, après ça, on a eu le temps de manger. C'est un bon souvenir ! Hélène, soignante, a passé Noël avec son bébé hospitalisé en néonatologie : j'étais à la maison des parents et on a pu cuisiner un petit repas de noël (enfin tout réchauffer au micro onde). Merci au papa Noël qui est venu déposer au pied de mon petit bout une peluche. Merci à l'équipe de puer de néonat de Cahors pour sa gentillesse et son professionnalisme. La prochaine fois, c'est moi qui passe Noël au travail et cette fois-ci en tant que soignante !

Infirmière à domicile, elle trouve que travailler un jour de fête est, malgré sa bonne humeur, plutôt glauque et explique au début je disais "Bonne Année", et les patients me répondaient chacun avec leur mot "Ce sera la dernière"... J'ai tenté "Meilleurs vœux" plus approprié, et.... j'ai eu les mêmes réponses. C'est un jour où, plus que d'habitude, ils ont besoin de s'épancher... Ils font un peu le bilan... si le patient n'est plus capable de converser, c'est l'aidant qui s'y colle. Bref, je préférerais bien entendu ne pas travailler, mais ce n'est pas imaginable (je ne me vois pas demander les deux fêtes à ma remplaçante) et puis... ça fait partie du boulot, c'est toutEllyana, qui travaille en médecine gastro, raconte : à Noël et nouvel an c'est juste bondé (décompensations de cirrhoses, pancréatites aiguës...). L'année dernière, j'ai juste passé mon après-midi à réanimer. Du coup, le repas amélioré qu'on a prévu, je l'ai mangé seule à 17h15 en 15 min !

D'autres témoignages sont à retrouver ici... et 

Et puis, nous ne résistons pas à convoquer, une fois encore, ce Père Noël bien particulier qui ne respire pas toujours la bienveillance... Un conseil, ne croisez pas Félix aux urgences, il pourrait vous en coûter !

Mickaël raconte son matin ordinaire à l'hôpital un jour de Noël, incarnant tour à tour un infirmier, un interne et un patient 

Infirmier... Je fais un premier tour, pendant lequel je demande aux patients comment s’est passée la nuit, prends leurs constantes (thermomètre dans l’oreille, brassard autour du bras, saturation au bout du doigt) et j’en profite pour piquer les bilans que les internes ont prescrit la veille, souvent sans être convaincus de l’intérêt de la chose, mais bon, « pour voir »..

Interne... Je suis interne. Je me lève à 7h, je bois un chocolat chaud réchauffé au micro-ondes, je m’habille (me suis lavé hier soir pour me lever le plus tard possible), je prends le métro à l’heure de pointe, et j’arrive à l’entrée de l’hôpital quand des patients sont en train d’allumer leur première cigarette. Dans le poste de contrôle, à côté du tableau chargé d’étiquettes correspondant aux différents soins de la journée, les infirmiers me parlent des problèmes de la nuit et du matin. Ça a l’air d’aller.

Patient... L’infirmier fait un premier tour et me demande si la nuit s’est bien passée. J’ai dit que ça allait, sauf le voisin qui a crié à un moment, le matelas qui me donne mal au cou, et les bras qui fourmillent au réveil. Il me colle un brassard sur le bras, un bidule en plastique sur le doigt, un thermomètre dans l’oreille et me fait une prise de sang. C’est bien, on est bien surveillés à l’hôpital. Le médecin de ville, il ne me fait jamais de bilan, mais ici on sent qu’on n’est pas là juste « pour voir »

Lire l'intégralité du billet de Mickaël

La rédaction d'Infirmiers.com vous souhaite de vivre seul, en équipe et/ou avec les patients, à l'hôpital, en clinique, en Ehpad, à domicile... de beaux moments à l'occasion des fêtes de fin d'année 2018. Vous pourrez ensuite nous les raconter ! 

Rédaction Infirmiers.com

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