RETRAITE

Jeunes hospitaliers : comprendre notre système de retraite pour mieux anticiper

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L’actualité sur la retraite et les réformes successives (recul de l’âge de départ, allongement de la durée de cotisations) ont créé un climat d’inquiétude auprès des jeunes sur leur future retraite. Plus tôt que leurs aînés, ils envisagent des solutions pour compenser la chute de revenus. Preuve en est que parmi les actifs qui épargnent déjà pour leur retraite, il y a 40% de jeunes de 25 à 34 ans. Cet article a pour but d’apporter les principales réponses aux questions que vous vous posez sur le système de retraite, son fonctionnement, les mesures favorables aux jeunes….

Un système de retraite par répartition 

S'informer sur la retraite, bien que jeune travailleur est le meilleur moyen d'anticiper… pour après !

Le système de retraite français est basé sur le principe de la répartition. Les personnes en activité professionnelle paient, par des cotisations prélevées sur leurs revenus, les pensions de retraite versées aux retraités pour la même période. Aujourd’hui, les difficultés des uns pour entrer dans la vie active (travail précaire, chômage..) et l’allongement de la durée de vie des autres impactent sur ce système.

Age légal de départ à la retraite et durée d’assurance

Connaître le mode de fonctionnement de notre système de retraite, savoir à quel âge vous pourrez partir à la retraite et dans quelles conditions, être informés des modes de calcul de la retraite de base, c’est essentiel pour prendre les bonnes décisions en matière de retraite. L’âge légal est l’âge à partir duquel il est possible de partir à la retraite. Mais cela ne signifie pas que vous bénéficiez d’une retraite à taux plein (ou taux maximum de la retraite). Pour obtenir le taux plein, vous devez justifier d’une certaine durée d’assurance. L’âge légal de départ, pour les agents hospitaliers du service public varie en fonction de la catégorie à laquelle ils appartiennent : active ou sédentaire (selon des critères bien définis).

Pour agents de la catégorie sédentaire du service public ou les salariés du régime général :

tableau départ retraite sédentaire

Pour les agents du service public de la catégorie active (la plupart des personnels soignants hospitaliers) :

tableau départ retraite

Retraite de base et retraite complémentaire

Lorsque l’on travaille, on est affilié à des caisses de retraite selon son activité professionnelle. Ce système de retraite obligatoire comprend la retraite de base, mais aussi la retraite complémentaire obligatoire auxquelles cotisent les affiliés.

Exemples

La CNRACL, régime de retraite de base pour les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers et la RAFP pour la retraite complémentaire.

La CNAV, caisse de retraite de base pour les agents non titulaires du Service public et l’IRCANTEC, caisse de retraite complémentaire.

La CNAV pour le régime de retraite de base des salariés du privé, l’ARRCO pour la retraite complémentaire des cadres et non cadres, l’AGIRC pour les cadres

Des mesures favorables aux jeunes

Dès que vous touchez vos premiers salaires, vous cotisez pour votre retraite. En réalité, on commence très tôt à acquérir des trimestres, mais sans y penser vraiment (jobs d’étudiants, apprentissage, stages…) et la dernière réforme facilite l’acquisition de ces trimestres.

Pour les stages effectués dans le cadre des études, jusqu’à 2 trimestres de stage pourront être validés pour la retraite en cotisant à l’assurance vieillesse dans le cadre d’un stage de 6 mois minimum. Le versement de ces cotisations pourra être échelonné et à titre indicatif la cotisation pourrait s’élever à 12.50 euros par mois durant 2 ans.

Depuis la réforme de 2014, les apprentis sont assurés de valider autant de trimestres de retraite que de trimestres d’apprentissage même si la rémunération est faible.

Pour ceux qui ont été en apprentissage avant 2014, ils pourront racheter les trimestres non validés à un tarif préférentiel.

Les jeunes qui travaillent dans le cadre de leurs études (jobs d’été, petit temps partiel…) ou qui entrent dans le marché du travail en passant par des CDD de courte durée valident aujourd’hui plus facilement un trimestre. En effet, depuis le début de l’année 2014, pour valider un trimestre, il faut avoir effectué 150 heures de travail au Smic (soit 1 429,50 euros  pour un trimestre). Précédemment, il fallait 200 heures.

En pratique - Si l’on prend l’exemple d’un étudiant qui effectue un mois de travail payé au Smic, il validera un trimestre de retraite et s’il travaille 12 heures par semaine au Smic pendant un an, il validera 4 trimestres.

Les périodes de chômage non indemnisé en début de période d’activité sont prises en compte pour la retraite dans la limite d’un an et demi, 6 trimestres au plus pouvant être validés à ce titre. Un décret devrait être mis en place afin d’éviter que l’alternance entre chômage non indemnisé et emploi se traduise par un amoindrissement de validations des droits, sous certaines conditions.

Vous avez fait des études après le bac, vous avez la possibilité de racheter des trimestres d’études supérieures dans la limite de 12 trimestres sous certaines conditions. Depuis la réforme des retraites 2014, vous pouvez racheter 4 trimestres maximum à un tarif préférentiel à condition de le faire dans un délai maximum de 10 ans suivant la fin de vos études.

Le régime auprès duquel vous pouvez racheter vos trimestres est celui de votre premier emploi après vos études.

Vous pouvez également racheter des années incomplètes d’activité rémunérée lorsque moins de 4 trimestres ont été validés auprès du régime général des salariés, des régimes indépendants, des régimes agricoles, des professions libérales, pas dans la fonction publique.

Pour mémoire

Bien conserver tous les documents liés à vos périodes d’activité rémunérée (Bulletins de paie, contrat de travail…) y compris vos petits jobs d’été lorsque vous étiez étudiants, ou bien les périodes effectuées dans le cadre du service civique. Ils vous permettront de vérifier plus tard que les informations détenues par votre caisse lors de la reconstitution de votre carrière sont exactes.

En résumé

Anticipez dès aujourd’hui avec des solutions de compléments de retraite facultatives qui compenseront vos pertes de revenus à la retraite. Vous êtes jeunes et votre âge est un avantage car il vous permet d’épargner pour votre retraite sur la durée, tout en douceur, sans déséquilibrer votre budget.

Une des solutions peut être la Complémentaire Retraite des Hospitaliers du C.G.O.S. Créée par des hospitaliers pour les hospitaliers, elle s’adresse aux titulaires, contractuels, apprentis, praticiens de la fonction publique hospitalière. Elle propose aussi un coup de pouce aux jeunes pour préparer leur retraite avec une offre exclusive réservée aux 18-35 ans (un mois de cotisation offert, sous certaines conditions). Pour découvrir la CRH et plus spécialement l’offre réservée aux jeunes : http://crh.cgos.info/

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