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Le budget des infirmiers passé au crible

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Que l'on soit étudiant, jeune diplômé ou infirmier en exercice depuis quelques années, le budget est l'une de nos préoccupations principales. C'est pourquoi Infirmiers.com a décidé de se pencher sur le porte-monnaie des soignants.

Selon l'Insee, la consommation des ménages en biens a reculé en août 2017 (-0,3 %). Selon le dernier rapport de l'OCDE, en France, les infirmiers sont parmi les moins bien payés comparé aux autres professions… Mais qu'en est-il du budget des soignants ? Quels sont leurs revenus et leurs dépenses ? Jules et Amélie, tous les deux infirmiers, ont accepté de nous ouvrir leur porte-monnaie et leurs états d'âme...

David, infirmier aux urgences au sein d'un hôpital parisien

argent billets porte-monnaie

En France, les infirmiers sont parmi les moins bien payés comparé aux autres professions

Diplômé depuis juillet 2015, David, jeune infirmier de 25 ans, exerce au sein des urgences d'un hôpital parisien. Son revenu s'élève à 1 700 euros nets par mois, un salaire qui le laisse un peu amer. « Je n'ai pas choisi de devenir infirmier pour le salaire, mais tout de même… Les conditions de travail se dégradent, on nous en demande toujours plus alors que nous sommes de moins en moins dans les services. Bref, nous manquons de moyens et de reconnaissance ». Locataire d'un studio de 20m² situé à Colombes pour 510 euros par mois, David envisage de devenir prochainement propriétaire. « Depuis quelques mois, j'enchaîne les heures sup afin d'avoir la possibilité de m'offrir un appartement, ou pourquoi pas, une petite maison en banlieue. Mon salaire peut ainsi atteindre quelques centaines d'euros de plus, un apport non négligeable. Cependant, devoir payer deux emprunts m'effraie particulièrement. Je me suis acheté une voiture il y a quelques années, de manière à être plus libre de mes mouvements et surtout pour pouvoir rendre visite plus régulièrement à ma famille, en Bretagne. J'ai donc contracté un prêt dont le montant des mensualités s'élève à 100 euros ».

Chaque mois, les dépenses fixes de David atteignent la somme de 1 046 euros. La taxe d'habitation coûte 80 euros et l'impôt sur le revenu 140 euros par mois. L'eau et le chauffage sont compris dans les charges, mais je paie 40 euros pour l'électricité.. À cela s'ajoute l'assurance habitation et voiture de 80 euros, précise-t-il. Pour son mobile, la télévision et Internet, il paie 60 euros par mois. Ses frais bancaires s'élèvent à 3 euros par mois, et sa mutuelle à 33 euros. En ce qui concerne les charges variables, David consacre 150 euros de son budget pour les sorties (cinéma, restaurant…) et 100 euros pour l'achat de vêtements et chaussures. De plus, en fonction des mois, il dépense 80 à 140 euros pour l'essence. Enfin, parce qu'il faut bien manger, 130 euros sont destinés à l'alimentation.

Amélie, infirmière dans un Ehpad à Montpellier

Diplômée en juillet 2015, Amélie est infirmière dans un Ehpad montpelliérain à temps complet. Elle touche 2 135 euros brut par mois, soit environ 1 660 euros net. Ses charges fixes s'élèvent à 594 euros et se décomposent de la manière suivante :

  • 350 euros de loyer (la moitié du loyer car Amélie vit en concubinage) ;
  • 50 euros de téléphone/Internet ;
  • 120 euros pour un prêt étudiant ;
  • 22 euros de mutuelle ;12 euros de frais bancaires ;
  • 40 euros de taxe d'habitation.

Quant à ses charges variables, Amélie dépense environ 120 euros par mois pour l'alimentation et entre 60 et 120 euros pour l'essence. Environ 100 euros sont destinés à l'achat de vêtements et de chaussures, et 100 euros supplémentaires pour les sorties (restaurant, cinéma…).

J'ai appris à vivre avec peu pendant mes études ce qui me donne l'impression désormais de vivre "confortablement" avec mon salaire. Cependant, je ne trouve pas que notre pouvoir d'achat soit correct pour autant. Le salaire est peu valorisant au vu des responsabilités qui nous incombent. Nous sommes dans une catégorie qui paie des impôts et cela plombe énormément le budget et laisse peu de place à l'épargne… Par ailleurs, la vie est relativement chère à Montpellier (loyers notamment) et même avec deux salaires il est difficilement envisageable de devenir propriétaire d'un logement de trois pièces sans un apport conséquent. Pour toutes ces raisons, entre autres, j'emménage prochainement au Québec, dans une ville de taille moyenne, avec un meilleur salaire et une vie de tous les jours moins chère ! explique Amélie.

Malgré une conjecture économique plutôt favorable, les soignants restent sur leurs gardes en matière de budget et font globalement attention à leurs dépenses, consacrées en grande partie au loyer ou aux prêts (immobilier, automobile ou étudiant). Soulignons également que les perspectives positives semblent ne pas toucher les soignants qui n'hésitent pas à envisager de changer de carrière ou de débuter une nouvelle vie dans un autre pays. En effet, dans la fonction publique le point d'indice est à nouveau gelé dès le depuis le 1er janvier 2018, et dans le secteur privé, ce n'est guère mieux…

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