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Précarité, salaires modestes : les IDE peinent à épargner...

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Conseils pratiques

Précarité d'emploi, salaire modeste... pour les infirmier(e)s, il est aujourd'hui difficile d'envisager une reconversion, une reprise d'études, ou de nouveaux projets professionnels qui supposent une anticipation financière et donc de l'épargne. Une réalité qui n'échappent pas aux jeunes diplômés...

cochon, épargne

Les jeunes diplômés infirmiers sont majoritairement touchés par la précarité, avec des petits salaires à la clé. Epargner dans ces conditions est quasi mission impossible... et pourtant cela peut s'avérer utile, voire indispensable !

Après l'obtention du diplôme d’État infirmier (DEI) une question se pose pour les nouveaux soignants : comment trouver un emploi stable ? Aujourd'hui, la recherche d'emploi peut s'avérer longue, nécessiter la mobilité du jeune infirmier avec à la clé une précarité (CDD) assortie d'un salaire assez modeste. Selon les résultats d’une enquête menée par Infirmiers.com du 13 au 30 juillet 2017, le revenu mensuel net moyen des infirmiers est de 1820 €. Selon le Panorama de la santé 2017 produit par l'OCDE, les salaires des infirmiers français se situent parmi les plus bas par rapport à leurs confrères étrangers.

Caroline le souligne, j'ai mon DEI depuis un an et je suis toujours en CDD dans un centre hospitalier public, reconduit de trois mois en trois mois. Il faut en passer par là et espérer avant d'obtenir un CDI. J'envisage même de changer de région pour espérer trouver un emploi plus stable mais cela suppose pas mal de frais alors que j'arrive à peine à boucler les fins de mois... Quant à Lucile, elle a trouvé un moyen d'éviter un emploi précaire. J'ai fait le choix de travailler dans une clinique privée. A l'obtention de mon diplôme, par chance, j'ai eu une proposition de poste en CDI après un entretien dans le privé. Alors, certes je n'ai pas la sécurité de l'emploi d'un fonctionnaire, j'ai un salaire loin d'être mirobolant mais lorsque je vois le nombre de mes collègues de promotion qui multiplient les CDD, je ne regrette pas. J'ai un projet de spécialisation dans les deux ans à venir. C'est dur, mais chaque mois, je m'oblige à mettre quelques dizaines d'euros de côté pour ne pas me trouver au dépourvu le moment venu...

1 820 euros, c’est le revenu mensuel net moyen touché par les infirmiers en France selon les résultats d’une enquête menée par Infirmiers.com en juillet 2017

Nombreuses sont les conséquences d'un marché de l'emploi précaire pour l'ensemble de la profession. Baisse du pouvoir d'achat avec des possibilités d'épargne quasi nulles, difficultés à changer de poste… Les contrecoups de cette crise privent les infirmiers de leurs principaux avantages. Mais comme Caroline et Lucile, beaucoup se sont fait une raison. Le principe de réalité, ils connaissent !

Emeline, infirmière depuis 7 ans, a décidé de vaquer à de nouveaux projets. J'ai épargné pendant plus de 3 ans. Bien sûr cela a supposé de nombreux sacrifices car avec 1600 € net/mois, inutile de dire que le mot "superflu" n'a pas été au programme ! Dès que j'ai eu le budget nécessaire pour monter mon projet d'aide à la personne, j'ai demandé une disponibilité à la fonction publique hospitalière. J'arrête dans un mois. C'est un nouveau départ ! Sophia, infirmière depuis 4 ans, opte pour l'exercice libéral. Dans la fonction publique, on ne gagne pas grand chose et il n'y a plus beaucoup d'avantages surtout, quand vous passez du métier d'aide-soignant à celui d'infirmier et que vous retombez à l'échelon 1. Bonjour la claque ! Je vais m'installer en libéral mais, avant, je dois étudier le coût que cela va générer. Je sais que je vais devoir emprunter car je n'ai quasiment aucune épargne disponible.... Quant à Alexandre, infirmier depuis 9 mois, il prévoit de reprendre ses études. Comme beaucoup de parents, les miens ont mis de l'argent de côté pour mes études et c'est heureux car le salaire d'un jeune infirmier n'autorise vraiment pas grand chose en termes d'épargne. Si je ne parviens pas à trouver un emploi stable d'ici deux mois, je vais essayer de suivre un diplôme universitaire en soins palliatifs. En espérant que cette spécialisation me permettra de trouver un emploi à la hauteur de mes espérances.

Caroline, Lucille, Emeline, Alexandre... ils ont des projets et le disent tous, pour y parvenir, ils devront épargner. Lucille le souligne : chaque mois, je m'oblige à mettre quelques dizaines d'euros de côté pour ne pas me trouver au dépourvu le moment venu...

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