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La coordination entre services d’imagerie et d’urgence ne serait-elle qu’un cliché ?

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Bénédicte Lefebvre et Marie-Claire Chauvancy, toutes deux manipulatrices en radiologie et cadres de santé, régulièrement interpellées par leurs équipes pour des dysfonctionnements, voire des conflits avec les services des urgences, ont mené une étude portant sur la perception, par les professionnels concernés, de ces « tiraillements » inter services. Revue de détails et analyse.



imagerie urgence manipulateur radio Depuis quelques années, les services des urgences des établissements de santé sont confrontés à l’inexorable augmentation du nombre de passage dans leurs locaux. En effet, de plus en plus de patients dont la pathologie relève du domaine de la médecine de ville ont le réflexe « hôpital/service d’urgence ». C’est ainsi, l’urgence a perdu son caractère « vital » pour devenir une « réponse rapide à une demande de soins ». Force est de constater que cette déviance de la notion de l’urgence engendre une prise en charge « bobologique » tous azimuts responsable d'un allongement des délais d’attente.

« Tout le monde vient aux urgences pour tout ou n’importe quoi. » dit une infirmière (Inf.), « Je le tiens de certains médecins urgentistes, la problématique pour eux c’est surtout la bobologie » raconte une manipulateur en radiologie (cadre de santé Mer). Cette redéfinition du concept d’urgence impacte d’autres services hospitaliers, notamment les services prestataires de services, et entre autres, l’imagerie médicale.

Destinée à mieux comprendre les dysfonctionnements entre les services d'urgence et de radiologie, l'enquête menée par Bénédicte Lefebvre et Marie-Claude Chauvancy s’est déroulée sous la forme d’entretiens non directifs, d’une durée moyenne d’environ 40 minutes, sur cinq sites hospitaliers (AP-HP), auprès d’infirmières (Inf.), de manipulateurs en radiologie (Mer), de cadres de santé (Cs), de cadres supérieurs (Csup.) et d’un cadre paramédical de pôle (Cpp).

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ?C’est en tout cas ce que laisse entendre les réponses apportées spontanément quand la question posée est de savoir s’il existe des difficultés entre les deux services ; « Il n’y a pas de problèmes ». Propos rapidement contredits, au fur et à mesure de l’avancée des entretiens : « Nous sommes submergés de demandes inutiles, à se demander si les patients sont examinés !... Souvent on se déplace pour rien. Le malade...

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Commentaires (1)

Pti_MikOu

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6 commentaires

#1

Re

Il est évident que lorsqu'il y a une antenne de radio intégrée aux urgences, cela facilite grandement les choses pour tout le monde (patients, infirmiers, médecins, manipulateur, brancardiers etc) et que cela permet de se parler pour améliorer la prise en charge et les conditions de travail de chacun. c'est un gage de qualité et de sécurité des soins. C'est une bonne chose que cela se fasse de plus en plus lorsque les services d'urgences sont refaits ou restructurés.