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Quand l’hôpital se tire une balle dans le pied…

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La période est rude pour les soignants. Et alors que nous désirons valoriser notre profession, accéder à un nouveau cadre de formation, développer de nouveaux axes de recherche, le travail en milieu hospitalier se dégrade… Il nous faut « prendre position »...

couloir d'hôpital infirmière

Réinventer le métier infirmier pour continuer à maintenir la qualité du travail

L’hôpital ne permet plus aux soignants de s’épanouir. Surmenage, stress, épuisement professionnel, problèmes physiques divers... : les conséquences d’un travail qui a évolué rapidement dans le sens contraire des valeurs infirmières. Comment prendre le temps alors que le travail s’alourdit ? Comment construire une relation d’aide et pratiquer l’écoute active avec quelque douze malades de chirurgie (minimum), le téléphone dans la poche, les dossiers à remplir, les sonnettes, la commande de pharmacie à faire, les pleins des armoires, les bons de radios, de labos, d’ambulances, la visite des médecins , le secrétariat? ça semble beaucoup ? Non ! C’est le travail quotidien. Mais comment finir à l’heure dans ces conditions ?

Or les hôpitaux sont devenus infréquentables sous peine de sérieux dégâts physiques et psychiques

Et bien la direction des soins vous dira que si vous finissez en retard c’est que vous n’êtes pas organisés… Une infirmière moderne doit être polyvalente. Un bon petit soldat qui accepte de faire le travail de trois personnes et de changer de service au milieu de la journée si nécessaire sans broncher !Les démissions s’accumulent donc sur les bureaux de la direction des soins, la sonnette d’alarme est tirée, mais les autruches restent bien cachées. Quelles solutions pour les soignants ?...

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Commentaires (9)

C'en est trocard

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1 commentaires

#9

Pas content

Les infirmières, toujours et encore les infirmières...et les infirmiERS?? Eh bien malheureusement ils ne sont pas assez nombreux, et cela contribue à mon humble avis à renforcer la chronicité de l'indifférence de l'Etat vis à vis des maux de la profession. N'y voyez aucun propos machiste Mesdames mais une simple constatation. Quand les pompiers manifestent afin d'être mieux reconnus ils obtiennent gain de cause beaucoup plus facilement, j'en veux pour preuve la récente attribution de l'appellation "métier à risque" et des avantages qui en découlent (auparavant réservés aux policiers pour ce qui est de la fonction publique). Bon ok un CRS s'est retrouvé avec une PTG suite à un coup de marteau de pompier mais sans en arriver là tant que "les infirmières" soit laisseront couler soit inscriront gentiment "en colère" sur leur blouses tout en continuant à trimer rien ne bougera.

iaahhh

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33 commentaires

#8

Je me suis relu et... l'orthographe n'est décidément pas mon fort..

Tenez vous au fond et pas à la forme... chacun à ses points faibles... un jour j'y arriverai !!

iaahhh

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33 commentaires

#7

Nous participons à créer notre malheur...

Je suis tout à fait d'accord avec l'article mais, je peux témoigner à quel point tout au long de ma carrière et ce dans divers hôpitaux et cliniques, j'ai pu constater que la grande majorité de mes collègues ont la tête dans le guidon.

Beaucoup exprime un malaise, une fatigue physique et psychologique, râlent mais quand il faut se positionner, et surtout dire "NON", il y a plus grand monde... peu de réelle solidarité... la révolte retombe vite à plat...
Certaines hiérarchies, chefs de service manient aisément le chantage affectif, la culpabilisation et divise les collègues afin de mieux faire passer les suppositoires... au final beaucoups baissent la culotte pour "l’intérêt du patient, la continuité des soins, les collègues" et tout cela fini à l'usure lâchement en absentéiste, en arrêt maladie... et parfois dérive en négligence et en maltraitance...

Nos chères collègues "bonne-soeur" dévouées corps et âme au boulot qui vous fessez bien comprendre que votre grande gueule et votre capacité à dire "Non" (et de l'assumer) ne sont pas "correcte", pètent finalement un plomb, "Burn-out" comme ont dis... mais pour les remplacer, la "grande gueule" est encore d'attaque... car pour moi depuis 13 ans pas de burn-out en vue, je me positionne et refuse d'être assimilé à une machine délivrant des services et des soins.

Faire sont boulot OUI ! et j'ai ma conscience professionnelle pour moi, je ne vole pas mon salaire. Je fais avec les moyens et les conditions que l'on me donne... hors de question de courir de tout les cotés sans répits... Les patients et la qualité de mes soins avant tout ! ... moi aussi je me fais respecter des autres professionnels, je zappe les parasites (téléphone, administratif, demande diverses, etc...) à qui je me consacre uniquement une fois le tour correctement effectué.
Le planning comme le reste c'est donnant-donnant sinon c'est NON !!!! et re-NON !!!!! (Cf code du travail)

t1hierry

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2 commentaires

#6

Le grand écart

Je partage vos avis, j’apprécie particulièrement la justesse de l'idée concernant le fossé entre nos aspirations et la réalité sur le terrain. J'y suis d'autant plus confronté car IDE en EHPAD , je suis aussi formateur. Les soignants que je forme sont soulagés de savoir que je suis avant tout un infirmier de terrain et j'y tiens mais la question , vous vous en doutez est "difficile d'appliquer cela sur le terrain " .J'arrive sans doute mieux qu'un psy (même si je respecte leurs compétences) à répondre à cette contrainte. Mais la question reste au cœur du problème

dan65

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36 commentaires

#5

savoir dire non

et une fois qu'on a dit ça (et tout est vrai), on fait quoi ? On accepte d'être secrétaire, ash, aide-soignante, tuteur et parfois infirmière en même temps, on revient sur repos, on accepte de ne plus faire de transmissions orales etc. et on lit ce genre de niaiserie "votre retour m'attriste de voir que nous ne savons plus vous faire sourire"... Notre travail est ce qu'on en fait, l'hôpital aussi, savoir dire non n'est pas enseigné dans les IFSI, accepter le système oui.

TILAPINOU

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#4

triste réalité

tout a fait d'accord on nous pousse à travailler plus pour soigner moins bien. Je suis attristée car même en nous spécialisant l’hôpital est malade a tous les niveaux que faire tel est la question.

practicescan

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#3

Retour d'une directrice des soins

je suis d'accord vous êtes débordées, c'est devenu même une marque de qualité, une infirmière débordée est une infirmière qui travaille quoi... Entant Directrice des soins et donc ex Infirmière, votre retour m'attriste de voir que nous ne savons plus vous faire sourire, rêver, créer, repenser votre travail, et surtout en commençant par l'identification du travail prescrit ( fiche de fonction) et travail réel.
Si cet article vous touche c'est que vous frisez l'épuisement au travail, penser à vous et sauver votre vie professionnelle en ne cherchant pas de rapprocher au mieux ce prescrit et ce réel, malheureusement si peu conciliable.
Vous êtes précieuse, merci pour votre coeur pour les patients, les personnes avec qui vous travaillez. Merci à votre investissement (souvent plus victime d 'épuisement).
Levez la tête du guidon et respirer...

mary-pop-in

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8 commentaires

#2

Le nerf de la guerre!

Que dire de plus? Si ce n'est que l'IDE en CH est débordée de travail et que, paradoxalement à cela, il y a des infirmières au chômage et ce, de plus en plus! Parce que, quand une infirmière à elle seule, fait le travail de 3, on pourrait peut-être envisager d'en embaucher au moins une seconde...Ce qui libérait du temps et de l'énergie pour une meilleure relation soignant-soigné. En EHPAD, une infirmière a en moyenne une 60 aine de patients. Ce qui fait un temps moyen de 8.57 minutes consacré à chacun. Si on enlève à cela, le temps consacré à la commande de pharmacie, aux transmissions, à la préparation des médicaments etc....Je vous laisse à deviner ce qu'il reste comme disponibilité consacrée aux soins!!!
Mais on le sait l'argent, est le nerf de la guerre!

gardan62

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2 commentaires

#1

réalité

entièrement d'accord; les soignants sont surbookés et leur travail parasité par des activités qui ne relèvent pas des soins au détriment de la relation soignant-soigné!!!! je n'ai rien contre les nouvelles technologies mais concernant le dossier de soin informatisé, j'ai pu remarquer que les soignants passent un temps considérable devant l'ordi! ils se réfèrent aux critères du logiciel et cochent des cases mais passent à côté d'éléments importants!
(observation vécue sur le terrain)