HUMOUR

Amour, gloire et bétadine – Retour vers le futur...

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Vous adorez ses abécédaires « caustiques » et ses chroniques « déglinguées… L'infirmier Didier Morisot s'invite sur nos pages et, sans nul doute, nous sommes nombreux à partager le menu... Bon appétit avec aujourd'hui une chronique toujours aussi décapante intitulée « Retour vers le futur... »

écran contrôle futur2033 ap. J.-C., une journée radieuse dans la vie de Marie-Jeanne… oui, un peu de patience les p’tits loups ; dans une vingtaine d’années, les réformes - douloureuses - auxquelles nous assistons, aurons porté leurs fruits, et l’hôpital de demain tiendra enfin ses promesses en termes de qualité des soins et d’épanouissement au travail. Pour vous donner un avant-goût de ce qui vous attend (bande de veinards !), voyons donc le quotidien d’une infirmière dans ce futur proche. Une journée prise au hasard, parmi tant d’autres. Bonheur…

6 h 30. Marie-Jeanne arrive dans le service. Afin de ne pas perdre de temps en vains bavardages, son café est déjà servi - livré par la cuisine centrale - et elle le boit en lisant sa tablette tactile : dossiers des patients, historique de la nuit, infos diverses, … les consignes orales - si chronophages - appartenant au domaine de l’archaïsme, voire de la préhistoire. Certes, Marie-Jeanne se sent un peu seule depuis qu’elle ne parle plus à ses collègues, mais elle a toujours la possibilité de consulter le BIDET (Bureau Infirmier de Débriefing et d’Ecoute Transversale) si elle désire partager son vécu professionnel.

6 h 45. Marie-Jeanne relève la température des clients… oui, car le mot « malade » a été remplacé par un terme plus en phase avec la politique économique en vigueur.

Bref, elle relève les températures en consultant le tableau électronique de la salle de soins ; plus besoin de se déplacer, des capteurs reliant les personnes en continu à l’ordinateur central.

6 h 53. Un voyant s’allume au tableau, signalant une demande personnalisée (ne rentrant pas dans les codes préférentiels). Si les clients ont besoin de quelque chose, ils communiquent en effet à l’aide d’une TARE (Tablette Autonome de Relation Evénementielle).

- Si vous avez mal au crâne, tapez 1

- En cas d’insomnie, tapez 2

- Pour un besoin naturel urgent, tapez 3

- …

- Et si vous faites un malaise, tapez sur la touche étoile ; vous serez mis en relation avec un de nos collaborateurs.

7 h 23. L’aide-soignante - une chinoise payée au lance-pierres - maîtrise bien la langue de Mickey, mais un peu moins celle de Molière ; elle galère pour écrire les consignes du petit-déjeuner sur sa tablette tactile. Marie-Jeanne fait une entorse au règlement et les note à sa place.

7 h 31. Cet imprévu l’a mise en retard et elle décale son passage au petit coin. D’un autre côté, son TGPT (Temps Global Passé aux Toilettes) - une statistique qui rentre dans le calcul de sa prime de fin d’année - est déjà bien plombé… il faut savoir qu’un TGPT « excessif » est en effet considéré - au même titre que le coup de fil personnel ou la cigarette fumée en douce - comme un LFPPE (Loisir furtif pénalisant la performance de l’entreprise) selon l’article 12B, alinéa 42, du code de déontologie adopté par l’Ordre Infirmier, en date du 17 avril 2024.

8 h 04. Marie-Jeanne commence le tour de 8 h avec un léger retard. La manager du service - il n’y a plus de « cadre infirmier » depuis belle lurette - note l’incident sur sa tablette de contrôle.

8 h 15. Le médecin - un cambodgien payé au lance-roquettes - arrive dans le service et boit son café. Il se brûle la langue, suite à une erreur de chauffe de la cuisine centrale ; malgré sa réserve naturelle, il se met à hurler comme un goret.   

8 h 17. La manager entend le ressenti du médecin et remplit sur sa tablette une fiche d’évènement indésirable, afin de l’envoyer au responsable du GLANDU (Gestion Linéaire des Accidents Nouvellement Diagnostiqués dans l’Unité).

8 h 19. Chambre 103, un vieil homme souffre de difficultés respiratoires non prévues dans son schéma journalier. Il commence même à prendre une jolie couleur bleutée, ce qui rappelle à Marie-Jeanne ses vacances au bord de la mer…mais bientôt elle quitte l’océan pour penser au jardin de son grand-père, car le bleu azur prend des reflets violets et vire à l’aubergine. bbrrr…

Marie-Jeanne applique la procédure et fait une demande de secours sur sa tablette tactile. Depuis la réforme des compétences datant de 2027, le métier d’infirmier est en effet cloisonné de façon stricte et les professionnels de soins généraux ne dispensent plus de gestes d’urgence. Par contre, une équipe du OULALAH (Organisme d’Urgences en Lien avec les Accidents et Les Aléas Hospitaliers) intervient à la moindre alerte dans l’enceinte de l’hôpital.

8 h 21. La tablette tactile est défaillante : aucun retour indiquant la prise en compte de son message. Marie-Jeanne suit la procédure et va voir la manager.

8 h 23. La manager suit la procédure et remplit une nouvelle fiche d’événement indésirable.

8 h 25. L’aubergine tourne au cramoisi.

8 h 27. Après avoir rempli sa fiche, la manager utilise sa propre tablette et appelle les gens du OULALAH qui arrivent deux minutes plus tard.

8 h 39. Le client est en arrêt et le chef du OULALAH décide d’arrêter la réanimation, la limite des dix minutes étant atteinte (une grille technique fixe en effet la durée d’intervention, en fonction de l’âge des personnes concernées). Marie-Jeanne applique la procédure… euh, non ; en fait elle pousse un juron en se rappelant que sa tablette de naze est foirée. Elle se sent pour ainsi dire à poil.

8 h 41. Sa manager contacte l’équipe du CRAPO (Centre de Recyclage Adapté aux Péremptions Organiques).

8 h 42. L’info est transmise via sa tablette tactile au médecin. Froncement de sourcils de l’intéressé - dont le salaire est indexé sur la mortalité du service - et qui est déjà agacé par la surchauffe de sa cavité buccale.

8 h 40 et des brouettes. Marie-Jeanne continue le tour en se désinfectant les mains avant de rentrer dans chaque chambre, et avant d’en ressortir. Elle dispose en effet d’un produit bactéricide - certes un peu agressif - mais très performant… revers de la médaille, l’épiderme de Marie-Jeanne ressemble à celui d’un homard ayant chopé un coup de soleil et ses empreintes digitales n’existent plus. Mais il faut savoir ce qu’on veut, et l’infirmière hygiéniste qui répond au (doux) surnom de Terminator, est heureuse d’œuvrer au sein d’un hôpital leader contre les infections nosocomiales.

8 h 56. Arrivée du CRAPO. La prestation est assurée par une entreprise extérieure spécialisée dans le nettoyage post-mortem des locaux hospitaliers. Elle a vingt minutes pour évacuer le corps et remettre la pièce en état.

9 h 03. Marie-Jeanne termine son tour de 8 h, nettement en retard. La manager - au bord de la fiche d’événement indésirable - prend note de l’incident.

9 h 17. Les vingt minutes sont écoulées ; le nouvel occupant de la chambre 103 (une dame souffrant d’hyperthermie à 41° C) remplace l’ancien locataire qui, lui, plonge déjà sous les 34°.

9 h 28. Une alerte apparaît dans la salle de soins : les urgences ont besoin de lits pour désengorger leur service. La « bed-manager » - un dérivé de manager chargé de trouver des places qui n’existent pas et (accessoirement) qui se fait engueuler par tout le monde) - bref, le punching-ball arrive, survole les dossiers et décide de renvoyer le monsieur du 112 à domicile… bon, d’accord, il est aveugle et paraplégique, mais ses résultats sanguins sont excellents, ce qui est l’essentiel.

En fait, la bed-manager qui est titulaire du CASTOI (Certificat d’Aptitude Supérieure aux Techniques d’Optimisation Intra hospitalières) a tout pouvoir en la matière, et le corps médical se doit de respecter ses décisions. De toute façon, le toubib a trop la bouche en ébullition pour avoir envie de dire quelque chose…        

10 h 00. Marie-Jeanne a droit à cinq minutes de pause. Elle en profite pour lire sur le panneau interactif du service un article écrit par un original. Il s’agit d’un nouveau concept, la « soignantitude » ; une théorie bizarre selon laquelle les infirmiers passent trop de temps à retranscrire des données administratives et devraient plutôt réapprendre à parler avec les clients. L’auteur préconise ainsi de dire systématiquement bonjour à chaque personne hospitalisée, même si la démarche n’a pas d’impact en termes de rendement et ne puisse pas nourrir les statistiques reflétant l’activité du service. Marie-Jeanne regarde le panneau, perplexe, concentrée comme une poule qui vient de trouver un ouvre-boite. L’article lui paraît totalement surréaliste.

10 h 24. Le monsieur du 112 est donc parti et il est remplacé par une dame… en fait, on ne sait plus pourquoi cette dame est venue à l’hôpital car elle traîne aux urgences depuis un bon moment. Toujours est-il qu’elle a besoin à présent d’être soignée pour des mégas-escarres (trois jours allongée sur un brancard, je vous raconte pas les dégâts…). Bref, la prise en charge est perfectible mais l’essentiel est heureusement préservé, une fiche d’événement indésirable ayant été rédigée - scrupuleusement - toutes les six heures. Le responsable local de l’Ordre Infirmier est d’ailleurs ravi d’œuvrer au sein d’un hôpital leader en matière de conformité juridique.

10 h 38. Marie-Jeanne peine un peu et envisage de consulter le BIDET en fin de poste. Pas facile de piétiner dans les couloirs d’un hôpital, à 72 ans. ppfff…

10 h 46. La manager rappelle à Marie-Jeanne sa séance de coaching prévue le lendemain matin, à l’attention du personnel « senior. ». Thème du jour : « Je vois la vie en rose, j’oublie mon arthrose. »

…5 h 30. Marie-Jeanne se réveille en sursaut ; la sueur lui dégouline dans le dos comme si elle avait la vessie entre les omoplates. Un cauchemar ! Mais elle retrouve bientôt ses esprits et finit par se calmer… non, elle n’a pas 72 ans - elle en a trente - et le calendrier indique la date du lundi 6 mai 2013.

6 h 30. Elle prend son poste et partage un bon vieux café avec des collègues en chair et en os qui lui parlent pour de vrai. Bonheur.

6 h 34. Amélie - la geek du service - lui transmet les derniers potins, avec les yeux qui brillent… « Il paraît que l’Administration veut réduire le temps de consignes orales. Il est question de donner à chacun un ordi portable afin de supprimer la paperasse et mieux gérer toutes les infos… »

6 h 34 et 12’. Marie-Jeanne ressent une bouffée d’angoisse aussi violente que soudaine. Allez savoir pourquoi… Peut-être une peur irrationnelle liée aux nouvelles technologies ? …ah, je vous jure, ces gens réfractaires au progrès…

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Infirmier en Saône-et-Loire didier.morisot@laposte.net

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Commentaires (18)

dino

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#18

Eh bien voilà...

...bon, eh bien je suis assez content de moi, finalement, car si je n'ai pas atteint l'auto-suffisance alimentaire ou l'autarcie énergétique dont je rêvais lorsque j'étais jeune et que j'envisageais une carrière d'éleveur de moutons sur le Larzac, j'ai toutefois réussi à me faire un dialogue - presque - à moi tout seul. Cela dit, si vous voulez intervenir un jour, il ne faut pas vous gêner, il y a de la place pour tout le monde...
Bref, je vais quand même clore le débat et passer à autre chose ;d'après mes sources, j'ai cru comprendre qu'infirmiers.com allait mettre en ligne (demain) une autre de mes petites histoires. Toujours du vécu, les p'tits loups, le jour où je vous raconterai des bobards n'est pas encore arrivé. Quoique, pour Spielberg j'ai un peu brodé, je reconnais...

dino

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#17

ppfff...

Trop déçu... en fait, Spielberg a changé d'avis. Finalement, il ne tournera pas son film sur la déforestation en Amazonie ("Indiano Jones patauge dans la sciure"), mais un autre qui se situera à Strasbourg ("Indiano Jones patauge dans la choucroute").
Il est en effet grand amateur de Riesling, et c'est une façon pour lui de séjourner en Alsace, lieu de production de son vin blanc préféré. Bref, il ne viendra pas inaugurer mes toilettes sèches en Bourgogne.
...ppfff. Cela dit, je vous tiens au courant, les p'tits loups ; je sais que vous suivez l'affaire de près et que vous êtes aussi déçus que moi. Allez, courage, bon weekend quand même...

dino

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#16

Jour J - ?

...en fait, j'ai décalé l'inauguration du machin. J'ai appris que Steven Spielberg (bloqué pour l'instant au festival de Cannes) tenait absolument à être présent ; il compte tourner un nouveau film ("Indiano Jones patauge dans la sciure", où le héros combat d'affreux trafiquants qui déboisent sauvagement la forêt amazonienne).
Des toilettes sèches fonctionnent en effet avec de la sciure, et Spielberg se renseigne activement sur ce produit qui tient une grande place dans son prochain film.
Bref, j'attends qu'il me fasse signe pour fixer une date et je vous tiens au courant, les p'tits loups. En attendant, je vais me détendre en buvant une petite mousse ; il n'y a peut-être plus beaucoup d'arbres en Amazonie, mais il reste toujours de la bière dans le frigo. Elle est pas belle, la vie ?

dino

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#15

Jour J - 1

...si vous vous appelez Lemaire ou Président, c'est pas mal non plus, car cela renforcerait la dimension officielle de la cérémonie ; avoir monsieur ou madame Lemaire pour inaugurer le machin, ça ferait super-classe, en fait.
Bref, je compte sur vous, les p'tits loups...

dino

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#14

Jour J - 3

...coucou les gens, j'adore discuter avec vous et je sais par ailleurs que je trouve toujours une oreille attentive en venant sur cet espace privilégié ; je ne me prive donc pas du plaisir de partager ce qui m'arrive. En fait, j'ai un souci technique ;
comme je disais récemment, je viens de finir mes toilettes sèches et j'aimerais solenniser la chose en faisant une petite cérémonie. Pour tout dire, je voudrais inaugurer le machin en grande pompe et je recherche donc des gens qui chaussent au minimum du 45. Si c'est votre cas, n'hésitez pas à me contacter ; je fournis le vin d'honneur, la soupe, et même le gite, pourvu que vous ameniez votre duvet.
D'un autre côté, si vous faites partie d'une fanfare ou si votre petite sœur est majorette au village, votre cas m'intéresse, même si votre pointure ressemble à celle de Mimi Mathy.
On se tient au courant, les p'tits loups ?

dino

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#13

En direct du Finistère...

...je passe devant la boutique et je vois de la lumière, alors je m'arrête cinq minutes ; ça va, les p'tits loups ? J'espère que cet automne un peu précoce ne vous plombe pas trop le moral... mon ami Loïc - marin-pêcheur au Guilvinec - m'a d'ailleurs confirmé que le temps n'allait pas s'améliorer de sitôt. Il m'a résumé les prévisions météo pour les prochaines semaines :
" Goéland qui se touche le gland, il va faire mauvais temps. Et s'il se touche le c.., il fera pas beau non plus..."
Ah, ces bretons et leur façon de parler si poétique, on ne s'en lasse pas...

dino

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#12

...des nouvelles du front.

...j'aurais dû écrire un petit mot hier, comme promis, mais vous savez ce que c'est... bref, je devais vous parler des travaux que je suis en train d'effectuer. Je sais que ce sujet passionne les foules, et je suis heureux de dire qu'ils sont presque finis. Cela dit, je n'ai pas beaucoup de mérite, car dans le métier d'infirmier on se frotte souvent à des situations conflictuelles tout à fait merdiques - ne me dites pas le contraire - et construire des toilettes sèches est finalement tout à fait en phase avec notre vécu professionnel.
Si vous faites partie de la foule passionnée par le sujet, je peux vous expliquer le principe du machin ; de l'écologie de pointe, les p'tits loups ! Allez, il faut que j'y aille, j'ai une lessive à étendre. A bientôt...

dino

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#11

La flotte, c'est pas bon pour les échalottes...

...mes courgettes, donc, puisque ça intéresse tout le monde ; noyées sous la flotte ! Snniiifff... cette année, j'envisage d'ailleurs de planter des végétaux qui apprécient l'humidité. Si l'un d'entre vous habite près d'un étang, qu'il me fasse signe, on ira chercher ensemble quelques pousses de nénuphars.
Demain, je vous parlerai de l'avancée de mes travaux (des toilettes sèches, histoire d'oublier la flotte qui dégringole). Je sais que ça vous passionnera, autant que l'état de mon potager. A bientôt, les p'tits loups...
PS : Vous avez le droit de dire que je vous les brise menu avec mes conneries, mais vous pouvez aussi garder le silence...

dino

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#10

...au fait...

...juste pour dire que j'ai planté mes tomates cet après-midi. Je sais, tout le monde s'en fout mais on nous bourre tellement le crâne avec des choses insignifiantes que moi aussi j'ai bien le droit de raconter des niaiseries, n'est-ce pas ?
Si vous êtes sages, demain je vous raconterai où en est la croissance de mes courgettes. Allez, bonne nuit les p'tits loups...

dino

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#9

C'est la vie, ma pauvre Lucette...

...merci quichou, effectivement le progrès est souvent comparable à une épidémie de gastro ; on ne l'arrête pas, on fait avec. Bon allez, je retourne jardiner ; je dois planter mes physalis et retourner mon compost, je te raconte pas le boulot. ppfff... bon weekend...

quichou13

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#8

excellent

tellement juste, tellement hilarant, comme d'habitude!!!définitivement fan!
et pas si éloigné de la réalité d'aujourd'hui..
dans un service HAD, qq part en france, les ordi portables sont en train, de remplacer le dossier de soins papier, Et oui! on arrête pas le progrès!

dino

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#7

Chose promise...

...bonsoir vinc6, c'est donc avec grand plaisir que je te communique la recette évoquée. Si tu crains les épices, je te conseille toutefois de réduire la dose de chili... bref ;
500 gr de pâtes (genre tortinelli qui absorbent bien la sauce), à faire cuire avec un peu d'huile d'olive dans l'eau chaude (ça attache moins)
Couper deux gros oignons en petites lamelles ; les mettre dans une poêle avec 60 ml d'huile d'olive.
Rajouter 2 cas d'herbes de Provence + 3 cas de persillade (ou du persil frais) + 1 cas d'aïl moulu +
1 cas de chili (à prendre chez "grand frais", il est meilleur) ou bien 1 cas d'épicess marocaines +
1 cas de curry + 150 ml de raisins secs (qu'on peut remplacer par des tomates séchées si on arrive à en trouver)
Faire revenir le tout à feu doux.
Rajouter quelques minutes après 1 "secret d'arômes" aïl et persil + 250 gr de jambon en petits morceaux.
En fin de cuisson (au bout d'un petit quart d'heure ?), rajouter environ 250 gr de haricots verts (les tomates faisant trop d'eau...)

Mélanger allègrement le tout avec les pâtes cuites al dente. Rajouter 250 ml de soja cuisine (ou de crème légère) et remélanger une dernière fois. Servir chaud dans la joie et la bonne humeur. En principe, ça devrait caler cinq ou six personnes lambda, deux joueurs de rugby ou une vingtaine d'anorexiques...

Voilà, tiens-moi au courant à l'occasion. Bon ap'...

vinc6

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#6

soutien à un grand auteur

Moi je suis bien intéréssé par la recette des pates! Parceque je suis étudiant, et que j'ai pas d'idée pour manger, et que j'en arrive meme à rester à l'hopital lorsque je suis en stage pour profiter de la déliceuse nourriture soigneusement mise en pateux que les papis/mamis édentés ne désirent pas !! Cette article fait un peu peur tout de même oui!

dino

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#5

Tant pis...

...bon, apparemment mon offre de recette de cuisine fait un bide monstrueux. Peu importe, avec tout ce que j'ai traversé dans ma vie (la non-existence du Père Noël lorsque j'avais 6 ans, le vol de mes patins à roulettes à l'aube de l'adolescence, mes douze mois de service militaire et le désert culturel qui va avec...), bref, avec tout ça je ne crains plus rien. Dommage pour vous. Surtout que la gastronomie est la consolation du soignant, le réconfort des nuits de garde... un jour, il faudra d'ailleurs que je vous raconte comment on a failli foutre le feu à l'hôpital, avec seulement deux plaquettes de beurre oubliées sur la plaque électrique. Redoutable ; une fumée du diable, encore un peu et on se ramassait une citerne de Canadair sur la tronche. mdr...
Bon, allez, c'est pas que je m'ennuie mais je dois faire une tarte à la rhubarbe (celle de mon jardin flirte avec les deux mètres de haut, un vrai bonheur...). Bonne fin de semaine, les p'tits loups...

dino

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#4

Ouh ouh...

...vous êtes pas trop bavards, les p'tits loups... sur un sujet aussi sensible, je m'attendais à plus de réactions. snniiiff... sinon, je vous disais hier que c'était mon tour de cuisiner. Je sais que cette info capitale ne vous bouleverse que modérément, mais vous auriez pu aussi me demander le menu de la soirée. Bref, si vous êtes en panne d'idées, je vous file la recette de pâtes en question. Mais attention, pas des pâtes à deux balles ; des pâtes riches, un vrai plat complet !
Et si vraiment vous insistez, je vous donne celle du fondant en chocolat. Un petit inconvénient, quand même, c'est pas très light ; rien qu'en regardant le machin, tu prends déjà cinq cent grammes. Mais c'est tellement bon...

dino

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#3

Tic-tac...

...même qu'on en a jamais été aussi proches...

ceratdegalien

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#2

Vraiment excellent

Je me suis bien marré malgré une petite boule au ventre, celle qui me dit que la vérité risque de ne pas être bien loin de ça dans le futur...

dino

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#1

Cela va sans dire...

...coucou les p'tits loups, il va sans dire que - comme d'habitude - ce que j'écris est toujours le reflet de mon vécu professionnel.
...ou du moins le reflet de mes appréhensions.
D'ailleurs, est-ce que la journée de Marie-jeanne en 2033 ne vous parait pas plausible, finalement (mises à part quelques (petites) exagérations de ci-de là... ?
Bon allez, il faut que j'y aille ; ce soir c'est mon tour de faire la cuisine et mes proches ont un appétit à bouffer un corbillard. Si je ne m'y mets pas rapidement, on va friser l'émeute. bbrrr...