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A la télé - 21 Jours comme aide-soignante…

La journaliste Alexandra Alévêque part expérimenter le quotidien des aides-soignants dans un service d’urgences... Pendant 21 Jours, elle découvre tout un monde avec ses codes et ses difficultés. Un reportage à ne pas manquer, ce soir sur France 2 à 22h50...

Pendant 21 Jours - concept de cette émission où la journaliste Alexandra Alévêque vit aux côtés de ceux qu’elle filme, en partageant et racontant à la première personne comme autant de carnets de bord engagés, récits à nu d’une adaptation et d’un apprentissage saisissant la vie au plus près. Pour le 12ème film de la collection 21 Jours, Alexandra Alévêque a travaillé comme aide-soignante durant 3 semaines aux urgences de l’hôpital Lyon-Sud. Comme nombre d’entre nous, elle était déjà passée par là mais maintenant, elle y travaille... et tout est différent quand on passe de l’autre côté... 21 jours avec ceux qui nous sauvent, nous aident, nous soulagent, nous consolent... sans compter.

Xavier Jacob, le chef de service, les médecins, Tina, Marion, Pierre, Mohamed et tous les autres lui ont ouvert les portes du service et vêtue de l’uniforme des soignants, elle a partagé leur quotidien.

  • crédit photo France 2
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Durant 3 semaines, Alexandra Alévêque a donc effectué les mêmes horaires que ses « collègues », travaillant 12 heures d’affilée, de jour, comme de nuit. En tant qu’aide-soignante, elle n’a pas eu pas de geste médical à prodiguer, mais a accueilli les malades, pris leur tension et température, les a aidé à troquer leurs vêtements de ville contre une blouse d’hôpital. Elle a choyé les papys et mamies durant de longues heures d’attente, elle a prêté main-forte aux médecins et infirmiers dans leur quotidien, brancardant les malades dans les différents services de l’hôpital ou aidant les soignants à maîtriser un malade quand la tension devenait parfois trop forte.

L’hôpital Lyon-Sud est une ville dans la ville. 5 000 personnes y travaillent et près de 1 000 malades y sont soignés chaque jour. Les urgences de l’établissement sont souvent la porte d’entrée pour les patients qui y seront soignés. Près de 100 personnes peuvent y être admises chaque jour. Certains en sortent au bout de quelques heures, d’autres sont admis dans un service de l’hôpital ou dans d’autres établissements lyonnais. Comme c’est le cas au niveau national, 1/3 des hommes et femmes qui arrivent aux urgences sont des personnes âgées, une population fragile, qui mérite une grande attention. Cependant, tout le monde doit être logé à la même enseigne aux urgences. SDF, jeunes, vieux, riches, l’hôpital public nous offre à tous la possibilité d’être soigné, mais les moyens mis en oeuvre sont-ils suffisants ?

  • crédit photo France 2
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Auprès des aides-soignants, Josiane et Christine, Alexandra Alévêque a mesuré l’importance des petits gestes, des attentions qui permettent d’améliorer une attente souvent longue, dans des locaux exigus.

Le service dans lequel Alexandra a travaillé n’est ni mieux ni moins bien loti qu’un autre, il est simplement représentatif des grandes difficultés que subissent les urgentistes en France. Cependant, Alexandra a côtoyé des médecins qui croient encore à leur métier et son utilité, malgré des nuits compliquées, épuisantes moralement et physiquement. Xavier Jacob, le chef de service, les médecins, Tina, Marion, Pierre, Mohamed et tous les autres lui ont ouvert les portes du service et vêtue de l’uniforme des soignants, elle a partagé leur quotidien.

Avec les infirmiers Maxence, Delphine, Christine, elle a travaillé des nuits entières, de 19h à 7h du matin, elle a vécu les coups de speed, la valse permanente des ambulances qui amènent les patients, les salles d’attente bondées, les plaintes, les fous rires et coups de barre à 3h du matin, les repas nocturnes, la violence de certains patients. Auprès des aides-soignants, Josiane et Christine, elle a mesuré l’importance des petits gestes, des attentions qui permettent d’améliorer une attente souvent longue, dans des locaux exigus. Pour 1 200 euros nets par mois, ils se donnent corps et âme, durant des heures, oubliant la dureté de tâches souvent ingrates. Leur métier est un sacerdoce, d’une grande complexité et cependant, ils ne quitteraient pas les urgences pour tout l’or du monde. Mais combien de temps encore ces services tiendront-ils si on n’y prête pas plus attention ?

En savoir plus qur le reportage 21 Jours comme aide-soignante

• Une série documentaire inédite incarnée par Alexandra Alévêque, réalisée par Richard Puech, une production Capa Presse Avec la participation de France Télévisions, mardi 8 décembre 2015, France 2 22h50 – 23h45. La case Infrarouge invite les téléspectateurs à réagir et commenter les documentaires en direct sur twitter via le hashtag #infrarouge.

www.france2.fr

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