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Le Bataillon des Marins Pompiers de Marseille

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Secourisme

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Un peu d'histoire !

La lutte contre le feu a longtemps revêtu un caractère préventif sommaire. Il faut attendre le XVIIe siècle pour voir apparaître des moyens techniques plus adaptés.

En 1674, le roi Louis XIV, élabore un règlement de Police générale des arsenaux de la Marine. L'ordonnance Royale du 14 août 1719 confie au préposé de l'arsenal des Galères de Marseille la garde de quatre pompes "à la hollandaise".

L'organisation des hommes suivra plus tard avec l'installation des sapeurs pompiers (1816) remplacés après l'incendie des Nouvelles-Galeries (28 octobre 1938, 75 morts) par le Bataillon des Marins-Pompiers de Marseille. Le décret-loi du 29 juillet 1939 place cette unité militaire de la Marine Nationale, sous les ordres du Maire de Marseille; forte de 1600 hommes dont 70 officiers, elle assure la défense contre "l'incendie et les calamités diverses", de la ville et des ports.

Lors du bombardement du 27 mai 1944, le Bataillon fut durement touché (10 morts, 7 blessés); cela ne l'empêcha pas de faire son devoir au bénéfice de la population, "Sauver ou Périr !"

L'organisation opérationnelle

La Commune de Marseille est découpée en 5 secteurs, chacun d'eux étant confié à une compagnie opérationnelle organisée autour d'une caserne principale et d'un ou plusieurs postes satellites. La zone de responsabilité du Bataillon couvre 23.000 hectares d'une ville aux 5 800 rues auxquels s'ajoutent 5 communes rattachées.

 
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Le secteur défendu par les Marins-Pompiers comprend un vaste plan d'eau fréquenté par les ferries des lignes régulières, les cargos et les plaisanciers.

Depuis 1980, le traitement des appels "18" et la gestion des interventions sont informatisés. L'informatique renseigne sur l'état des moyens disponibles et fournit une aide à la décision pour chaque mission.

Au fil des ans, les missions se sont étendues:

  • à la surveillance de l'aéroport de Marseille-Provence
  • à la sécurité des ports pétroliers de Fos-Port de Bouc-Lavera
  • à la sécurité des deux hôpitaux « I.G.H. », Timone et Nord
  • au relevage de blessés (1969)
  • à la prise en charge des urgences médicales ou traumatiques (1988)
  • à la régulation médicale des appels au Centre 15

Le matériel

  • Chaque caserne dispose de 3 V.S.A.B. et chaque poste d'un V.S.A.B.; les délais sont extrêmement réduits, de l'ordre de 3 minutes.
  • Six V.R.M. assurent la garde médicale; 2 AR et 1 ARN sont disponibles pour les renforts et éventuellement pour toute intervention primaire.
  • Vingt engins pompes renforcés de 8 échelles composent le parc "Feux Urbains"; plus de 50 engins sont destinés à la lutte contre les feux de forêts.
  • D'autres véhicules sont adaptés à des missions spécifiques; risques technologiques, milieux périlleux, dépollution, sécurité aéroportuaires.
  • Les moyens nautiques comprennent 2 vedettes de sauvetage, 2 bateaux-pompes et flottille de zodiac.

Le service médical

Ce service compte parmi les plus développés en raison de l'existence du S.M.U.R.. Les médecins assistent aussi les Sections Opérationnelles Spécialisées (secours en mer, en milieu périlleux, risques technologiques ...) et le personnel engagé lors des feux urbains, des feux de forêt ou des grands rassemblements de foule.

Ils organisent les secours médicaux en cas de déclenchement d'un plan Rouge à terre ou en mer. Ils assurent aussi la formation et l'enseignement du secourisme.

L'école des marins pompiers

De tels moyens ne se conçoivent qu'associés à une structure permanente de formation des personnels de l'unité, l'Ecole des Marins-Pompiers. Rattachée à la Marine Nationale, cette école forme de nombreux pompiers des ports et des arsenaux.

Le commandement

Placé sous le commandement d'un Capitaine de Vaisseaux, le Bataillon de Marins-pompiers de Marseille constitue une unité d'élite de la Marine Nationale. Véritable interface avec la population, elle est l'exemple même d'un grand service public mis à la disposition d'une mégalopole.

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La fréquence moyenne est d'un départ en intervention toutes les six minutes.

Les secours aux personnes représentent plus de la moitié des interventions; en 1995, 46.000 victimes ont été prises en charge, 8 000 ayant bénéficié d'une prise en charge médicale par le S.M.U.R.

 

    

    Source: site du BMPM
   
 

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