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Un numéro européen commun pour les urgences

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Secourisme

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Le 112 est destiné à être un numéro de téléphone commun aux pays européens et connus de tous leurs citoyens. Mais la situation est loin d'être simple et univoque.

Le 29 juillet 1991, le Conseil des communautés européennes a décidé de créer un numéro d'appel d'urgence commun aux États membres. Il doit être disponible partout et gratuitement (même depuis les cabines). Les citoyens et touristes doivent en être informés, et les appels doivent être traités par des services appropriés.

Il doit pouvoir être contacté depuis un mobile quel que soit son statut (avec ou sans carte SIM ou code PIN), pourvu que sa batterie fonctionne. Mais ce n’est qu’en 2000, pour des raisons d’incompatibilité avec, par exemple, le 11 (les renseignements), qu’il est réellement devenu présent partout.

Certains pays ont abandonné leurs numéros d’urgence pour ne garder que le 112. La France, quant à elle, a maintenu ses 15, 17 et 18.

Chaque pays organise le 112 à sa manière, certains pays le réceptionnent chez les pompiers, d’autres à la police. En France, c’est le préfet qui décide du destinataire du 112.

Les problèmes liés au 112 sont l’absence de plateformes multilingues et le problème de localisation de l’appelant.

L’European emergency number association , basée en Belgique, a pour mission depuis 1999 le développement et l’intégration du 112 dans les pays de l’Union.

Elle favorise la promotion et la diffusion du numéro auprès des organisations et populations des pays membres et la création de plateformes de réception des appels d’urgence, l’inter-opérabilité entre services, l’harmonisation des télécommunications d’urgence. Elle récompense annuellement les meilleurs programmes d’informations.

Selon un rapport d’étude de la Commission européenne publié en février 2009, 94% des utilisateurs du 112 approuvent le numéro unique.

Dans l’Europe des 27, seulement 24% des européens utilisent le 112 (29% en France), 7% utilisent en connaissance les autres numéros d’urgence (7% en France) et 69% ne le connaissent pas (64% en France) et utilisent le premier numéro d’urgence qu’ils trouvent.

 

Bibliographie

  • bulletin 44Fr de la commission Européenne

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Rédacteur Infirmiers.com
james.iacino@izeos.com

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