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CADRE

Bientôt une réserve opérationnelle sanitaire ?

Alors que le gouvernement a décidé de développer une réserve opérationnelle pour assister des forces de l’ordre au bord de l’épuisement, il continue de faire la sourde oreille aux alertes venant des hôpitaux, où le burn-out progresse et où l’on déplore déjà des suicides. Faudra-t-il une pénurie de soins généralisée pour qu’enfin les problèmes des soignants soient pris en compte de façon efficace ?

Faudra-t-il une pénurie de soins généralisée pour qu’enfin les problèmes des soignants soient pris en compte de façon efficace ?

Nous vivons une drôle d’époque, même si le terme n’est évidemment pas approprié pour décrire la gravité de l’instant.

Des troupes au bord de l’épuisement

Les attentats d’envergure qui touchent notre pays depuis six mois et qui se propagent dans les contrées voisines ont fait naître un sentiment de peur et d’insécurité généralisé chez nos concitoyens. Les forces de l’ordre sont depuis lors sur le qui-vive et multiplient les opérations de surveillance, d’investigations, voire d’arrestations afin d’essayer d’endiguer le phénomène de violence issu de l’endoctrinement islamiste radical. Mais les troupes sont aujourd’hui au bord de l’épuisement car elles sont en nombre trop faible pour mener à bien l’ensemble de leurs missions.

Une réserve opérationnelle discutée

Pour leur venir en aide, le gouvernement a décidé de créer et de développer une réserve opérationnelle sensée grossir les rangs de la police et de la gendarmerie. Tout un chacun est invité à participer volontairement à ce contingent susceptible d’alléger la charge des fonctionnaires titulaires. Certaines voix s’élèvent déjà contre cette mesure, prétextant que ces citoyens modèles ne possèdent pas les compétences requises pour rendre un service de qualité à la population. D’autres craignent que ces nouvelles forces de l’ordre ne dérivent vers une authentique milice, digne d’un état totalitaire.

Des cas de burn-out et de suicide également chez les personnels soignants

Qu’elle soit louée ou critiquée, cette réserve opérationnelle semble en tout cas appelée à durer, au moins jusqu’au jour où, on espère qu’il arrivera prochainement, le risque d’attentats se sera estompé. Voilà la population désormais rassurée ! Car le but premier est bien, pour nos gouvernants, de montrer qu’ils maîtrisent une situation critique pour le plus grand nombre. Mais c’est à croire que la santé ne fait pas partie de leurs préoccupations majeures. Car, pour faire un parallèle avec les forces de l’ordre, les équipes soignantes sont également au bord du burn-out. Des épisodes récents d’épuisement au travail ou de suicides de personnels hospitaliers en attestent.

On cache les vrais problèmes aux patients

Les tutelles font la sourde oreille devant ce phénomène qui prend de l’ampleur et qui se répand également au sein de la communauté des cadres. Elles préfèrent donner aux patients une représentativité au sein des commissions de régulation du système de santé, après leur avoir octroyé plus de droits que de devoirs en 2002. On leur donne ainsi l’impression de faire partie d’une démocratie sanitaire, qui n’a de démocratie que le nom, tout en leur cachant les réels problèmes qui minent le bon fonctionnement de la prise en charge globale des patients. Faudra-t-il que survienne une pénurie des soins généralisée pour qu’enfin une réaction gouvernementale ait lieu ?

Bientôt une réserve opérationnelle sanitaire ?

La réserve sanitaire existe aussi, mais seulement pour faire face à des épisodes ponctuels d’afflux massifs de malades ou de graves épidémies notamment, en France et à l’étranger. Mais elle n’a pas vocation à réaliser des missions au long cours comme c’est la cas pour la réserve opérationnelle et nous doutons qu’elle soit dimensionnée pour venir en complément du contingent de soignants qui est en train de perdre pied. Il faut donc rapidement traiter le mal à la racine ou prévoir pour bientôt une réserve opérationnelle sanitaire…

Rédacteur en chef cadredesante.com bruno.benque@cadredesante.com

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