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Le manque de considération des directeurs des soins

Les quatre syndicats de directeurs hospitaliers ont dénoncé dans un communiqué commun l'insuffisance des projets de textes statutaires et indemnitaires pour les directeurs des soins, qu'ils jugent inférieurs aux promesses faites.

Le manque de considération des directeurs des soinsCes projets de textes ont été examinés le 16 mars 2012 par le conseil supérieur de la fonction publique hospitalière.

"Malgré certaines avancées non contestées, ces textes n'ont pas reçu d'avis favorable, parce que la carrière qui y est définie est très loin de traduire toutes leurs responsabilités", notent le Syndicat des manageurs publics de santé (SMPS), le syndicat des cadres hospitaliers Force ouvrière (CH-FO), le Syncass-CFDT et l'Ufmict-CGT.

Ils soulignent qu'il est demandé aux directeurs des soins un engagement professionnel "de plus en plus important" dans les établissements, les instituts de formation et en région. "Mais alors, pourquoi la traduction statutaire est-elle si limitée par les arbitrages qui nous ont été transmis?", s'interrogent-ils.

Ils réclament que "le statut soit conforme aux améliorations discutées lors du conseil supérieur, puis que le dossier soit rouvert, au plus tôt, pour permettre, par le dialogue social, les évolutions que tous attendent".

Les quatre syndicats de directeurs déplorent par ailleurs le manque de considération des directeurs des soins, les nombreux "retards, annulations de réunions, promesses non tenues, retours en arrière" et l'absence de réponse sur la demande d'alignement de la carrière des directeurs des soins sur celle des directeurs adjoints des autres corps.

De plus, le gouvernement a "aussi décidé de ne pas respecter le protocole d'accord du 29 juillet 2011, signé de deux ministres", ce que "nous considérons comme une maltraitance", ajoutent-ils en évoquant la "colère" du corps des directeurs des soins.

Enfin, ils pointent la chute de la démographie du corps et s'inquiètent de l'effet d'une "piètre reconnaissance indiciaire et indemnitaire" qui s'ajouterait à l'absence de renouvellement des effectifs, "que le nombre de postes au concours ne permet pas". "Cet assèchement que nous dénonçons ressemble à une stratégie délibérée".

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Commentaires (3)

patator

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5 commentaires

#3

jamais contant

"pour mémoire, encore, ce processus a été rejeté par une majorité des IDE concernées à plus de 57%, les IDE préférant rester - à juste titre en catégorie B..."

> les VIEUX ide préférant rester - à juste titre en catégorie B


pour les IDE en fonction le choix leur a était donné..comme çà tout le monde devrait être contant...

Norma Colle

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86 commentaires

#2

syndicats de félons!

Non mais je rêve !On ne va pas pleurer sur ces directeurs dont leur syndicat nous a honteusement roulé dans la farine en signant le protocole IDE catégorie A et B!!! Qu'ils aillent au diable, cette félonie est marquée dans le marbre!

syndicat RESILIENCE

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50 commentaires

#1

pas une larme !

pour celles et ceux - qui ont la mémoire très courte - nous rappellerons, simplement, que le 02 février 2010, le snch - devenu smps - a été le seul syndicat de cadres hospitaliers a signer l'intégralité du protocole d'accord - inique - engageant toute la filière infirmière sur la voie très controversée de la catégorie A, de la perte de la pénibilité et de la réforme des retraites infirmières ...

au moment de signer ce protocole d'accord honteux, le snch devenu smps, s'est - il tout simplement posé la question de sa responsabilité, grande et unique ?

pour mémoire, encore, ce processus a été rejeté par une majorité des IDE concernées à plus de 57%, les IDE préférant rester - à juste titre en catégorie B ...

nous ne viendrons donc pas pleurer sur le triste sort qui serait maintenant fait aux directeurs de soins qui, "à défaut de rester infirmier dans l'âme", sont devenus généraux et des co gestionnaires à part entière du démantèlement et de la casse de notre système hospitalier ...