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Être infirmier au Luxembourg, un privilège ?

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Exercice international

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À bientôt 30 ans, Adrienne, pacsée sans enfant, est infirmière dans une maison de retraite de Esch-sur-Alzette. Pour elle, la vie de frontalière était une évidence : "je suis frontalière depuis toujours, je suis née à Longwy et mon frère travaillait à Luxembourg, alors pourquoi pas moi ?" annonce-t-elle à lesfrontaliers.lu.

Equipe soignants sourire

Travailler au Luxembourg, un privilège ? Pour Adrienne, c'est certain.

Infirmière diplômée d'Etat depuis 2007, Adrienne a d'abord travaillé en Belgique pendant deux ans, puis elle a ouvert son cabinet d'infirmière en France. Elle cesse cependant ses activités pour des raisons personnelles et trouve un emploi dans une maison de retraite d'Esch-sur-Alzette, où elle travaille maintenant depuis 5 ans : mon métier est identique peu importent les frontières, mais en France, le salaire est divisé par 2 par rapport au Luxembourg.

Jamais d'embouteillages et 3350 € nets par mois !

Je vis ma vie de frontalière vraiment très bien, affirme Adrienne, j'ai des horaires décalés, donc je n'ai jamais d'embouteillages. Ainsi, en venant de Guénange, elle passe seulement 30 minutes aller et 30 minutes retour dans la voiture et pratique aussi régulièrement le covoiturage avec ses collègues.

Côté salaire, avec son CDI et ses 40 heures par semaine, Adrienne gagne 3 350 € nets par mois, avec 2 dimanches travaillés : j'ai une évolution de salaire chaque année. En 5 ans j'ai gagné 500€ nets par mois. Jamais cela ne serait possible ailleurs ! Sinon, je n'ai pas d'autres avantages si ce n'est une carte Sympass et le parking gratuit au boulot.

Ce que l'on entend sur les Luxembourgeois n'est pas vrai !

D'après Adrienne, l'équipe qui travaille avec elle dans la maison de retraite est multiculturelle et très soudée : j'ai trouvé de supers collègues et amis en venant au Luxembourg ! Et ce que l'on peut entendre sur la mentalité luxembourgeoise par rapport aux frontaliers ne s'avère pas vrai ! En tout cas, pas sur mon lieu de travail. L'entente et le lien entre collègues sont géniaux. D'ailleurs, la langue s'apprend tout doucement. Même moi qui détestais l'allemand plus jeune, je me prends au jeu de parler le luxembourgeois.

Si Adrienne apprécie ses collègues luxembourgeois, elle aime aussi le pays : je sors très souvent au Luxembourg, il y a de bons restaurants, variés. C'est une ville active avec des magasins, des cafés, des bars et boîtes de nuit. Il y a pleins d'endroits attractifs ! conclut-elle.

Travailler au Luxembourg : un véritable "privilège"

Une chose est certaine, Adrienne ne manque pas de motivation : je souhaite faire toute ma carrière au Luxembourg, affirme la jeune Guénangeoise. Mon niveau de vie est vraiment meilleur que si je travaillais en France où il me serait difficile d'être propriétaire par exemple et où les fins de mois seraient compliquées. Alors que là, je fais ce que j'ai envie grâce à ce privilège.

Cet article a été publié le 9 janvier 2015 par les frontaliers.lu que nous remercions de cet échange.

http://www.lesfrontaliers.lu

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