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Infirmiers québecois : les conditions d'exercice en France simplifiées

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Exercice international

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Les infirmiers québécois qui veulent exercer en France n'auront plus besoin d'effectuer un stage dans un établissement français au préalable, détaille un communiqué de l'ordre national des infirmiers diffusé le 16 avril 2014.

infirmière monde

Les infirmiers québecois dispensés de l'obligation de stage

Un accord permettant la reconnaissance mutuelle des diplômes d'infirmier en France et au Québec avait été signé en août 2010, puis inscrit en droit français par un arrêté paru le 3 janvier 2012, rappelle-t-on.

L'ordre français indique dans son communiqué que la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, et le président de l'ordre national des infirmiers de France Didier Borniche, ont signé avec la présidente de l'ordre des infirmières et infirmiers du Québec, Lucie Tremblay, un avenant à cet accord, permettant de dispenser les professionnels québécois de ce stage.

Ce stage obligatoire de 75 jours dans un établissement de santé français était une mesure inutilement contraignante, juge le communiqué de l'ordre français. Il indique que depuis la signature de l'accord initial, seuls 14 Québécois ont pu venir exercer en France, alors que 1 200 Français, qui n'avaient pas cette contrainte, sont allés travailler au Québec.

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Commentaires (14)

mickaelm

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#14

ou alors

c'Est peut être mieux d'avoir des gens compétents directement au chevet du patient....
le problème de reconnaissance n'Est pas un problème de compétence, mais un problème d'affirmation...l'inf qc a une réelle reconnaissance??? par qui? par l'oiiq, par les "universitaires"?? par les autres formations professionnelles???
la vrai reconnaissance passe par la légitimité et celle-ci est-elle si claire que ça au Qc?
avec la surenchère de diplômes universitaires, souvent détenus par des gens qui ont à peine mouillé leur blouse, cela ne me semble pas si clair que cela...pas de liberté de penser ou de créer, uniquement la liberté d'exécuter les bonnes pratiques établies par d'autres...on pourrait discuter de ce qu'est l'excellence, de la légitimité de ceux qui la détermine...

iñaki

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3 commentaires

#13

infirmier Montréal

Je suis plutôt d'accord avec ton commentaire syhelle. Mais laissons voir, je suis certain que les infirmières Québecoises ne sont pas duppe, avec une reconnaissance plénière, tant mieux pour elles mais pour quelle condition de travail? tentative pour recruter et inciter les Infirmiers Québecois à venir combler les manques en France?
Infirmier en France c'est comme être un expert de l'organisation, faire de la quantité. Biensûr que nous avons un réfléxion clinique que le grand publique et les autorités médicales ne reconnaissent absolument pas à l'infirmière française. Soyons honnête, en comparaison avec le Québec, l'infirmière française occupe au quotidien le rôle de "commis" (comme on les appelles ici au Québec), "d'assistante infirmière", d'interlocutrice première pour les famillles, les médecins, les autres professionnels de santé (autrement dit s'il y a un problème, une erreur, un mécontentement, un grief à faire on va se tourner vers l'infirmière). La pratique infirmière en France est plus "physique". On aide au brancardage, nettoyage des environnements au départ des patients, mobilisation des patients pour examens, fauteil, manipulations diverses, répondre aux sonnettes. Les inhalothérapeutes n'existent pas en France, à nous la responsabilités des aérosols TID, QID (trois, quatres par jours pour chaque patient), pas de préposé aux ECG. L'infirmière française prépare tous ses IV (ils ne montent pas de la pharmacie tous prets). En cas d'urgence vitale elle ne lance pas de code bleu, n'appelle pas l'EIR (Equipe d'intervention rapide), elle retrousse ces manches. Je pourrais continuer comme ça longtemps (les infirmières québecoises n'ont pas de téléphone dans leurs poches...). Les bachelières Québecoises ont une reconnaissance réelle de leur expertise et peuvent la mettre en pratique dans leur activité soignante au Québec. C'est juste dommage que la France ne reconnaisse pas ça à l'infirmière française.

syhelle

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#12

...

"Au vu de la seule pratique de l'examen clinique infirmier outre atlantique "
De biens grands mots tout ça! Ce n'est pas parce qu'on y accole clinique que ce n'en est pas moins infirmier. Et ça, nous savons le faire aussi en France.
Le Québec est bon dans un domaine, faire de quelque chose d'insignifiant une merveille. Bienheureux ceux qui dans la vieille Europe sont capables de s'émerveiller de poudre de perlimpinpin québécoise juste à la vue de sa belle étiquette...
Nous voilà cependant encore une fois avec un ARM bancale, d'un côté 75 jours de stage (comprenez là un stage d'étudiant) et de l'autre côte une reconnaissance plénière à partir du moment où l'on foule le sol français. Tout ceci avec la bénédiction d'un ordre qui n'y connait rien.
Je vous pose alors la question: Jusqu'à quand les IDE français vont-ils se laisser taper dessus?

loulic

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#11

C'est logique finalement.

Ces membres de l'ONI qui se pâment d'admiration devant leurs semblables québécois se sont auto intoxiqués de leurs propres fantasmes.

Et malgré le fait que rien ne corroborent leurs délires, ils ne peuvent plus aujourd'hui admettre que les infirmières québécoises ne sont pas "au delà" des françaises.

Comparer un inhalo thérapeute à un IADE donne toute la mesure de leur incapacité à sortir de leur propre imaginaire.

drics

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#9

Bravo Michael...

De bonnes explications...
Mais l'article est faux de base...
Les infirmiers français ont toujours un stage de 75 jours...

mickaelm

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#8

?

pour bien comprendre sancho il faut connaitre..travailles-tu au Québec? en ce qui me concerne oui.
concernant les bac Qc sais-tu vraiment comment elles sont formées? elles ont 4700hr de "formation" comme les "5100" des DE grade licence, sauf que par rapport au DE ce n'est pas que les 60h de plus que l'on a mais surtout (2380h- 1575h) ; 805 h de plus de stage à peu près 23 semaines.....5 mois....et je ne parle pas du type de stage. lorsque l'on était en stage on s'occupait de plusieurs patients, pas d'un seul. et sur les 35h de la semaine, il y avait 4h de "recherche, dossier, démarche de soins" pas 4 à 5 demi-journées....
concernant l'utilité des ordres, vient demander au québécoises ce qu'elles en pensent : payer 500$ par an, faire des temps de formation obligatoire, mais ne pas pouvoir empêcher que ce soient des auxiliaire de vie qui fassent les insulines dans les centres d'hébergement, ne pas pouvoir empêcher les autres professions d'être dédaigneuses vis à vis des inf, ne pas pouvoir empêcher que certaines chef d'unité de service de soins ne soient pas des infirmières...beau programme...l'ONI ne peut rien améliorer du tout à part peut-être le narcissisme de certains. il n'a aucun pouvoir décisionnaire vis à vis du gvt et n'en aura jamais...au québec l'ordre existe depuis 1920 et il n'a toujours aucun pouvoir pour empêcher une décision du gouvernement...je propose que les gens intéressés par de telles inepties créent une association comme ça ils auront l'impression d'exister mais ce sera avec leur propre deniés...est-ce que je veux payer pour le bâton qui veut me battre et me dire ce qu'est mon rôle propre???laisses moi réfléchir.......non je crois pas

Sancho

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#7

Bonjour,

Pour bien comprendre se sont les infirmiers du Québec niveau BAC donc avec 4700 h qui n'ont plus de stage obligatoire.
Formation de durer équivalente à la mienne avec certes une différence de 300 heures avec la formation nouvelle génération de 2009.
Le temps de formation est important mais le contenu aussi.
Dire que les infirmiers québécois sans stage seront dangereux pour les patients est un peu poussé.
Au vu de la seule pratique de l'examen clinique infirmier outre atlantique , nous, infirmier français devront plutôt revoir nos bases avant de dire de telle chose, car si 50% d'entre nous examinions les patients correctement il y aurais beaucoup moins de raté en terme de prise en charge "vital".

Pour l'ONI, il faut se renseigner :
Révision et sécurisation du circuit vaccinale H1N1
Ré affirmation du rôle de IBODE et dépôt de plainte pour de grave dysfonctionnement avec des AS faisant fonction infirmier voir d'infirmier spécialise
Dépôt de plainte et interdiction d'exercice en tant qu'infirmier libérale pour des personnes titulaire du brevet d'infirmier militaire ( 3 dans mon département)
Groupe de travail sur la prise en charge des urgences par les infirmiers en l'absence de médecin
Partie civile et dépôt de plainte contre un médecin et son association pour propos insultant et diffamatoire contre la profession d'infirmier et certain infirmier en particulier / ...

Cordialement

mickaelm

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#5

moderation ou censure?

le site à modéré mes propos pour quelle raison?

Mr B est-il incompétent lorsqu'il s'agit de comparer les deux formations ? oui il l'est car il n'a aucune connaissance académique sur la formation et la pédagogie de l'enseignement des soins infirmiers au Québec. Il se permet d'encenser ce système et au passage de piétiner la qualité des inf et des cadres inf français...sérieusement on ne serait pas capable de faire améliorer notre système? 70000 inf qc dont à peine 27000 de clinicienne, auraient des prédispositions cognitives supérieures aux 600000 que nous sommes? elles ont moins de formation que les DE mais elles seraient plus capable?
est-ce bénéfique de ne pas avoir de médecin de famille?, d'avoir des personnes pas assez formées au contact direct du patient(inf auxiliaire)? est-ce bénéfique de créer des "outils" de soins qui prennent un temps fou pour la réalisation et dont personne ne se sert?
Mr est il dangereux ? oui il l'est en permettant à des personnes qui n'ont jamais travaillées dans notre système de soins(rôles, compétences et champs d'application) d'avoir des responsabilités qui peuvent engager le pronostic vital des patients pris en charge.

NainFirmier

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#4

Rassemblement infirmiers qu'ils disaient...

Mesdames et messieurs, chers collègues, public chéri,
Comme vous le savez, l'Ordre a été créé pour promouvoir la profession.
Au bénéfice de qui ? et ben des IDE de France à priori ( sans aucun chauvinisme, c'est juste logique ).
Or, c'est bien connu que les IDE qui s'expatrient au Canada, conservent une grand utilité de cette inscription obligatoire en France. Idem côté des IDE canadiens, qui n'ont pas droit de vote en France...
Je pose donc la question suivante :
Qu'a donc fait l'Ordre pour les IDE français depuis décembre 2006, sinon faire régner un pur terrorisme intellectuel pour les inscriptions, et régler quelques comptes personnels entre IDEL ordinés et IDEL non ordinés ?
Plus simplement : depuis plus de 7 ans, citez-nous UNE SEULE action directe dont les IDE bénéficient au quotidien à ce jour ?
Même les caducées ne sont pas fournis ...
Coluche disait : "Je me marre !!!!"
[Propos modérés]

mickaelm

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#3

(3)

Vous êtes comme les québécoises que nous avons rencontré et qui nous disaient que nous n’avions pas de cours de soins intensifs lors de notre formation…Vous parlez de ce que vous ne connaissez pas…ça me rappelle un article d’une infirmière québécoise qui travaille maintenant dans l’hexagone et qui se permettait de dire que les infirmières françaises n’avaient pas encore compris que la toilette en psychiatrie ne devrait pas être faite par les infirmières…effectivement nous n’avons pas la même approche du soin et que dire de cette ignorance du média hygiène comme outil de soin…et dans la même logique du « je ne connais pas mais je vais me permettre de dire », elle comparait un inhalothérapeute qui a un DEC (trois ans d’études à partir de 16.5 ans, avec des cours généraux inclus, une sorte de bac technologique) à un infirmier anesthésiste….

Mr B vous faites parti de ces gens dont Coluche disait : quand on n’a rien à dire on se tait. Le seul problème pour l’évolution des soins infirmiers, c’est que ces gens sont légion….

mickaelm

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#2

(2)

Inf DE français : 4760h de formation : 2240 de théorie + 2380 de pratique + 140 de suivi pédago et 0h de comptabilisée en travail personnel, tout ceux qui ont fait un DE le savent bien il n’y avait pas de travail personnel……

Inf DE grade licence : 5100h de formation : 2100 de théorie +2100 de pratique +900 de travail personnel

Et malgré cela ce monsieur se permet de rajouter :

« Leur culture, leurs méthodes de travail contribueront à enrichir les nôtres au service des patients. Faciliter leurs conditions d’exercice sur notre territoire, c’est rendre notre système plus juste pour tous les professionnels et plus riche pour tous les patients »

De qui se moque-t-on ?
Mr [Propos modérés] qui va faire prendre des risques au patient français en permettant à des infirmières dont la culture et la réalité de pratique sont à des années lumières des nôtres. L’ordre québécois quant à lui dit « Toutefois, l'OIIQ maintient cette condition pour les infirmières françaises qui désirent obtenir leur permis d'exercice au Québec. Cette mesure facilite l'adaptation et le programme d'intégration est bien structuré et bien implanté au Québec »
Votre demande d’avenant a-t-elle un rapport avec votre incapacité à encadrer ces postulantes québécoises ? un axe de réflexion pour vous : au Québec c’est l’ordre qui fait passer le diplôme pas en France, peut-être qu’un encadrement pas le cadre du service aurait pu être suffisant et par la même on pouvait assurer la sécurité du patient…vous laissez des infirmières étrangères qui n’ont pas assez d’heures de formations pour exercer selon les critères français, qui ne connaissent rien du système français de l’organisation des soins. Encore une fois il ne s’agit pas du niveau de compétences mais d’une adaptation, comme c’est le cas pour les Fr qui vont au Québec.
Votre décision aurait-elle un rapport quelconque avec votre nouvelle nomination au sein du SIDIIEF ? Vous êtes comme les québécoises que nous avons

mickaelm

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#1

quelle incompétence et quel deshonneur!

Navrant, décevant, honteux : voici les qualificatifs que j’emploierais pour qualifier cette démarche de l’ONI. Cette organisation qui se permet de mettre en avant des valeurs comme la défense de l’honneur de notre profession et la sécurité des patients, se permet de proposer des avenants à cet ARM qui vont à l’encontre des valeurs pré-citées.

Tout d’abord concernant l’ARM, rappelons d’entrée de jeu que l’ONI, n’a rien fait pour défendre la qualité de notre formation auprès des autorités québécoises, bien qu’il se soit attribué certains aspects de cette réussite du RIFQ. Le contact du RIFQ avec l’ONI peut se définir par une action en trois temps :

1/ l’ONI n’avait pas connaissance des différents titres infirmiers existants au Québec….

2/ l’ONI nous a dit que le diplôme BAC infirmière au Québec est de meilleur niveau que le notre….

3/ l’ONI s’est inscrit aux abonnés absents, ne daignant répondre à aucune de nos demandes (celles du RIFQ) : pas de courriel, pas de courrier, pas de téléphone….

Nous avons, lors de nos démarches pour être reconnus à notre juste valeur, dû faire face à des discours dédaigneux vis-à-vis de notre D.E. de la part de certaines Québécoises. Mais jamais de la part de l’ordre des infirmières et infirmiers du Québec, ordre qui pour le coup estimait que nous devrions avoir cette reconnaissance….mais non pas l’ordre français, qui ne connaît rien, mais rien, de la réalité du système de soins québécois et qui se permet de donner son avis. Ce monsieur B qui se permet de dire : « La formation et les compétences des infirmières et infirmiers québécois sont d’un excellent niveau et constitueront un apport de grande valeur au sein de nos établissements et services de santé, » parle encore une fois de ce qu’il ne connaît pas. Le RIFQ va donc encore une fois lui faire un cour :

Inf DEC québécois : 2745h de formation : 1110 de théorie + 1035 de pratique

Inf BAC québécois : 4725h de formation : 1050 de théorie + 1575 de pratique + 2100 de travail person