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Ma première journée au dispensaire du Tsaranoro

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Exercice international

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Jérémie est bien arrivé au dispensaire de Tsaranoro, à Madagascar. Premier jour de découverte, interrogations et émerveillement, première rencontre avec l'infirmière, l'aide-soignante et les patients !

Après 2 longs jours de route, me voilà enfin arrivé dans la vallée du Tsaranoro, à plus de 500km au sud de la capitale, Antananarivo. Une vallée agréablement vivante, parsemée de rizières et de petits villages, et entourée d’imposants massifs granitiques, dont l’impressionnante falaise du Tsaranoro.

Un cadre hors du commun où les seuls sons perturbants cette tranquillité, sont le grésillement des criquets, les cris des enfants et le clapotis des rivières. En cette saison des pluies, la vallée s’anime plus que jamais. On y cultive le riz et tout le monde participe au labeur : hommes, femmes, enfants et zébus, chacun s’active comme il se doit, dans un rythme effréné.

A quelques pas du village d’Andonaka, se trouve le dispensaire de Tsaranoro, mon nouveau lieu de travail. Ici, les murs sont rouges comme la terre, le toit est en paille et les volets en bois fissuré. Ici, l’eau coule du robinet en fonction du niveau de la source dans laquelle elle est puisée. Ici, pas une seule sonnette ne viendra perturber la quiétude de ce lieu que j’aime déjà. L’aventure commence enfin !

Mon arrivée au dispensaire restera mémorable. On me dépose dans la cour, mes 4 sacs débordant de matériel médical. Irène, l’infirmière qui m’accueille, semble un peu surprise de voir toutes ces quantités : matériel d’examen neuf, masques de protection, antiseptiques, matériel de pansement, seringues et aiguilles, speculums, moniteur de surveillance… un vrai hôpital ambulant ! J’ai pourtant du mal à savoir ce qu’elle pense vraiment.

Elle m’explique dans un français très compréhensible, que certains matériels leur serviront très régulièrement et complèteront les stocks qui se remplissent ici, à fréquence très variable. Ils font par exemple beaucoup de pansements, et d’injections intra musculaire.

En revanche, le scop semble lui faire un peu peur. Elle en a vu un, une fois lors d’un stage à Antananarivo ! Je me pose donc naturellement la question, si tout ce matériel leur sera vraiment utile.

Le dispensaire a été construit en 2003 en un lieu stratégique, là où se croisent toutes les vallées allant se perdre dans les massifs. Un lieu de passage obligatoire pour tous les habitants qui se rendent dans les rizières ou qui descendent vers la ville.

Il a été financé par une association marseillaise, qui s’occupe encore aujourd’hui de sa gestion administrative, et du salaire des deux soignantes.Il est ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h, et de 14h30 à 17h30, ainsi que le samedi matin, soit 36h de travail par semaine. Les soins sont proposés gratuitement aux habitants, soit une population de plus de 4000 personnes, le dernier recensement datant de 2006. Ils ne paient que les médicaments, qui sont facturés au prix minimum, à l’exception des veuves et de...

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