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La chimiothérapie en hospitalisation à domicile trop marginale

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Compétences infirmières

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La Haute autorité de santé (HAS) propose des pistes de développement de la chimiothérapie anticancéreuse en hospitalisation à domicile (HAD) qui reste encore trop marginale, dans un rapport mis en ligne le 16 mars 2015.

chimiothérapie perfusion

La chimiothérapie est principalement administrée par voie intraveineuse.

Constatant le ralentissement du développement de l'activité des HAD en général, les pouvoirs publics ont souhaité leur donner une nouvelle impulsion en doublant leur activité à l'horizon 2018. La direction générale de l'organisation des soins (DGOS) a missionné la HAS pour élaborer un rapport économique et organisationnel sur les modalités de réalisation des chimiothérapies anticancéreuses en HAD.

La chimiothérapie est administrée principalement par voie intraveineuse, mais aussi sous-cutanée et de plus en plus par voie orale. Elle nécessite l'intervention d'un personnel soignant et est réalisée le plus souvent dans les pôles d'hospitalisations de jour (HDJ) ou dans le cadre d'une hospitalisation à domicile. La chimiothérapie en HAD s'est surtout développée en hématologie car elle ne nécessite pas de soins lourds (injection par voie sous-cutanée) mais des administrations fréquentes. En leur évitant de nombreux déplacements, la prise en charge à domicile améliore le confort pour ces patients, constate la HAS.

La dynamique des chimiothérapies en HAD aujourd'hui est donc tirée par les avancées thérapeutiques réalisées dans le traitement des hémopathies malignes, et par le fait que certaines d'entre elles sont passées du mode d'administration par intraveineuse à la voie sous-cutanée. Il s'agit des séjours d'HAD pour chimiothérapie les plus importants (51% des séjours totaux en HAD). "La chimiothérapie en HAD reste encore marginale" par rapport à l'hospitalisation de jour (moins de 1%), souligne...

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Commentaires (1)

Anonymous

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4 commentaires

#1

HAD forcé = usine à gaz

Bonjour,

J’ai eu à « bénéficier » de 12 cures de chimiothérapie en hôpital de jour, avec transport en VSL, ce qui induit un coût très élevé (45kms de mon domicile).
J’ai aussi « bénéficié » d’une perfusion quotidienne d’antibiothérapie pendant 2 mois à domicile effectuée par les IDE libérales.
Les perfusions en hôpital étaient prolongées à domicile par le port d’un diffuseur, et le retrait du cathéter confié à une IDE libérale exerçant à proximité.
La « visite » médicale assurée en hôpital aurait aussi bien pu être effectuée par le médecin traitant habituel, comme cela aussi devrait être le cas pour les visites pré-anesthésiques.
J’ai eu « droit » à 48 jours de HAD (coût 9.400 euros) au simple prétexte que le produit utilisé pour effectuer une antibiothérapie à domicile ne pouvait pas être délivré en pharmacie.
Résultat, le HAD se situant à 50kms de mon domicile et ne pouvant pas assumer une prestation efficace, a utilisé les services des IDE libérales et du médecin traitant, se contentant de venir une fois par semaine pour livrer les fournitures et médicaments nécessaires.
Il faut bien se rappeler que les IDE libérales sont diplômées au même titre que les IDE en structure hospitalière, mais ont en plus une expérience plus large eu égard à la diversité des interventions pratiquées.
Avant d’imposer à tout prix le HAD, il serait utile de répertorier le maillage géographique des structures médicales de toute nature existantes, de manière à utiliser au mieux ce qui est déjà en place.
Pour rappel, il existe des mairies dans toutes les communes, dont certaines, nombreuses, répertorient moins de 500 habitants (plus de 50% dans le département des Landes).
Bonne journée.