MODES D'EXERCICE

HAD : 7% des patients présentent une infection nosocomiale

Cet article fait partie du dossier:

Médecin

    Précédent Suivant

Près de 7% des patients en hospitalisation à domicile (HAD) présentaient une infection nosocomiale un jour donné en 2012, selon la première Enquête nationale de prévalence (ENP) des infections nosocomiales et des traitements anti-infectieux réalisée en HAD et publiée le 6 janvier 2015 sur le site de l'Institut de veille sanitaire (InVS).

infirmière libérale hospitalisation à domicile

Près de 7% des patients en HAD présentent une infection nosocomiale

De 1990 à 2006, quatre enquêtes nationales de prévalence des infections nosocomiales ont permis de produire des estimations régulières de leur fréquence dans les établissements de santé français.

Mais, les établissements d'hospitalisation à domicile ont toujours été exclus de ces enquêtes, pointe le rapport mis en ligne par l'InVS. Or, en 2011, environ 300 HAD avaient pris en charge près de 12 000 patients chaque jour.

En 2012, l'enquête nationale de prévalence a été étendue à la HAD. Il s'agissait d'une enquête de prévalence de type "un jour donné", proposée à toutes les HAD publiques et privées françaises entre mi-mai et fin juin 2012. L'enquête a inclus 179 HAD et 5.954 patients : 55,3 % des HAD du secteur public, 35,2% du secteur privé et 9,5 % du secteur privé d'intérêt collectif.

Selon cette enquête, 6,8% des patients avaient une ou plusieurs infections nosocomiales actives et plus de 15% étaient traités par au moins un anti-infectieux. Plus de 40% des patients étaient porteurs d'au moins un dispositif invasif. Les trois quarts des infections étaient localisées sur quatre sites : infection urinaire (27%), infection de la peau/tissus mous (18%), infection du site opératoire (15 %) et infection respiratoire (13,5 %). Les patients étaient les plus fréquemment infectés par Staphylococcus aureus (dont 28% résistants à la méticilline -Sarm), Escherichia coli (dont 22% résistants aux céphalosporines de troisième génération) et Pseudomonas aeruginosa (35% résistants aux céphalosporines de troisième génération). La participation de ces établissements apporte, pour la première fois, des données de référence utiles pour adapter et orienter les programmes de lutte contre les infections nosocomiales au niveau national, voire local, pointe l'InVS.

Enquête nationale de prévalence des infections nosocomiales et des traitements anti-infectieux en établissements d'hospitalisation à domicile (HAD) en France, mai-juin 2012.

Retour au sommaire du dossier Médecin

Publicité

Commentaires (1)

binoute1

Avatar de l'utilisateur

521 commentaires

#1

...

depuis un moment maintenant, on ne dit plus inf. nosoc. mais infection liée aux soins !