MODES D'EXERCICE

Quid du traitement des plaies par pression négative en HAD

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La Haute autorité de santé (HAS) a précisé les actes et l'organisation des soins pour la prise en charge des plaies complexes à l'aide d'un appareil de traitement par pression négative (TPN) dans le cadre d'une hospitalisation à domicile (HAD), dans un rapport d'évaluation récemment diffusé.

plaie tpn

Le traitement des plaies par pression négative en hospitalisation à domicile requiert une protocolisation précise et disponible à l'ensemble des acteurs de soins.

Ce rapport d'une vingtaine de pages répond à une saisine de la Société française et francophone des plaies et cicatrisations (SFFPC) pour spécifier, notamment dans un contexte d'HAD, les actes nécessaires à la mise en oeuvre d'un TPN : conditions techniques de réalisation, conditions d'environnement et formation des personnels concernés, indique la HAS. La Commission nationale d'évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (Cnedimts) avait formulé, en 2010, des recommandations de bon usage dans des situations précises, notamment avec des indications hospitalières dans des plaies aiguës en première intention et des plaies chroniques en seconde intention, et la possibilité dans certains cas de poursuivre le traitement en HAD. Pour ce nouveau rapport, elle a analysé la littérature et soumis des propositions aux sociétés savantes concernées -la Fédération de chirurgie vasculaire (FCS), la Société française de chirurgie thoracique et cardiovasculaire (SFCTCV) et celle de chirurgie orthopédique et traumatologique (Sofcot), et l'association Prévention, éducation, recherche en soins d'escarres (Perse).

"L'hétérogénéité des réponses, et notamment des amendements proposés, révèle l'existence de modes de fonctionnement différents suivant les établissements auxquels appartiennent les professionnels consultés. Ces établissements n'ont pas nécessairement les mêmes ressources disponibles pour la mise en oeuvre de la HAD, qu'elles soient propres ou externes", constate la Cnedimts. Les patients et les caractéristiques des plaies varient également et peuvent donc exiger un plan de soins et un suivi spécifiques. Concernant l'organisation des soins, la Cnedimts estime que la mise en oeuvre du TPN en HAD nécessite une protocolisation détaillée des échanges entre professionnels, recommandant que l'ensemble de l'équipe définisse, en concertation, un plan de soins et un suivi à l'initiation de la prise en charge. Il est possible de recourir à la télémédecine, avec pour objectif prioritaire d'organiser un échange continu et efficace d'informations.

Concernant la description des actes, la Cnedimts a identifié un ensemble d'éléments : le rôle du prescripteur, les modalités de renouvellement des pansements, le rôle de l'opérateur à domicile et le contenu minimal de la formation de l'opérateur. Ces éléments vont notamment aider à définir et codifier les relations entre services hospitaliers et infirmiers libéraux pouvant être appelés à intervenir pour la prise en charge de plaies complexes à l'aide d'un TPN, dans...

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